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jeudi 25 décembre 2025

(Ci, Hu) Dieu parmi les hommes

 

Dieu parmi les hommes … c’est là qu’il est aux anges.


Joyeux Noël!

 

J-F Ramelet 

 

mercredi 28 mai 2025

(SB, Vu, FA, Ci) Ancien et nouveau "Testament"

Benoit Grimonprez 

 CONTRESENS BIBLIQUE
Parler d'ancien et de nouveau "Testament" est un contresens !
Dans la Torah, l'Alliance conclue entre Dieu et les hommes se dit בּרית [BeRiT] [= "pacte" : ce terme était en usage pour désigner les traités établis entre Etats]. Il s'agit donc d'un engagement réciproque.
Quand il a fallu traduire l'hébreu en grec, on a choisi le terme διαθηκη [diathèkè]. Composé à partir du verbe τιθημι [tithèmi] [= "placer", "poser", "ranger"], διαθηκη [diathèkè] signifiait d'abord "disposition", "arrangement". Mais il finit par prendre le sens particulier de "dispositions testamentaires".
Διαθηκη [diathèkè], à son tour, fut traduit en latin par TESTAMENTUM. Purement juridique, ce terme désignait à l'origine une "prise à témoin [TESTIS]" et a évolué vers le sens exclusif de "testament" [= acte par lequel une personne dispose des biens qu'elle laissera en mourant"].
Malheureusement "faire son testament" [acte individuel et unilatéral] n'a pas grand chose à voir avec "faire alliance" [engagement collectif et réciproque].
Dans l'acte de traduction et de transmission, le contresens nous guette à chaque instant
Benoit Grimonprez 
🙁

lundi 19 mai 2025

(Ci, Co) Tchekhov - Allons-y, papa

L’un des passages les plus poignants de la littérature russe…   Allons-y, papa

 

Anton Tchekhov écrit dans l’un de ses récits :

 

À l’arrêt d’autobus, un vieil homme et une jeune femme enceinte attendaient ensemble.

L’homme ne cessait de fixer le ventre rond de la femme, intrigué. Puis il osa lui demander doucement :

— Vous êtes à combien de mois ?

La jeune femme semblait ailleurs, perdue dans ses pensées. L’inquiétude se lisait sur ses traits fatigués. D’abord, elle ne répondit pas. Puis, après quelques secondes de silence, elle murmura :

— J’en suis à la vingt-troisième semaine...

— C’est votre premier enfant ? demanda-t-il.

— Oui, répondit-elle d’une voix à peine audible.

— Il ne faut pas avoir peur, ajouta le vieil homme. Tout ira bien, vous verrez.

Elle posa la main sur son ventre, regarda droit devant elle, les yeux brillants, luttant contre ses larmes.

— J’espère… répondit-elle.

Le vieil homme reprit :

— Il arrive parfois que l’on se laisse submerger par des inquiétudes qui, au fond, ne le méritent pas…

— Peut-être…, souffla-t-elle tristement.

Il la regarda avec plus d’attention, plus de compassion.

— Vous semblez traverser une période difficile. Votre mari… n’est-il pas avec vous ?

— Il m’a quittée, il y a quatre mois.

— Pourquoi ?!

— C’est compliqué…

— Et vos proches ? Votre famille, des amis ? Personne pour vous entourer ?

Elle inspira profondément.

— Je vis seule avec mon père… Il est malade.

Un long silence. Puis le vieil homme demanda :

— Est-il toujours ce pilier que vous aviez connu dans votre enfance ?

Des larmes coulèrent sur les joues de la jeune femme.

— Oui… Même ainsi.

— Même dans son état ? Que lui arrive-t-il ?

— Il ne se souvient plus de qui je suis…

Elle prononça ces mots au moment même où arrivait l’autobus.

Elle se leva, fit quelques pas… Puis, se ravisa, revint vers le vieil homme, lui prit doucement la main, et dit avec tendresse :

Allons-y, papa.

 

Anton Tchekhov

 

 

dimanche 3 mars 2024

(Ci) Fin de la civilisation?

En 1975, René-Pierre Bille disait : 

« En l'an 2000, nous serons huit milliards sur Terre. C'est pourquoi je pense que de grandes catastrophes interviendront avant. Sous quelle forme? Microbienne? Guerre? Manque de nourriture? Je n'en sais rien. La civilisation finira par se détruire elle-même. Je trouve cela tragique pour la jeune génération ».  

(Journal de Genève, 4.12.1975)


René-Pierre Bille est le frère de l'écrivaine Corinna Bille et le fils du peintre Edmond Bille


mardi 5 décembre 2023

(Pr, Vu, FA) Ephésiens (3°): sacré mystère!

Prédication du 21 août 2016. 
"La lettre aux Ephésiens (3°): sacré mystère!"

 

Voir le premier épisode

Et le second

Lectures: Ephésiens 2: 11-22; Ephésiens 6: 10-20; Matthieu 7: 1-5


La lettre aux Ephésiens entière est consacrée à parler de l’Eglise. Mais il y a un autre mot qui revient sans arrêt tout au long de l’épître: celui de mystère. Je vous propose de nous y arrêter ce matin.

Evidemment, vous connaissez assez la Bible pour savoir une chose: le sens des mots est rarement le même exactement aujourd’hui qu’il y a 2000 ans. Pour “mystère”, ça ne rate pas!

Aujourd’hui, quand on parle de mystère, on désigne des réalités que nous ne comprenons pas: pourquoi la maladie; la souffrance; la mort? Voilà des mystères par excellence en notre temps. On pourrait presque dire qu’on fait du mystère “le grand dépotoir de l’intelligence”!

Dans la lettre aux Ephésiens, le mot veut dire tout autre chose:   il est toujours employé au singulier, et en relation avec la volonté de Dieu. Pour l’auteur, le mystère, c’est cette étonnante nouvelle que le salut est ouvert aux païens autant qu’aux juifs: en Christ, crucifié et ressuscité, dorénavant tous ont accès libre au salut! Et l’épître nous donne cette belle image: en Christ crucifié, il y a comme un mur qui est tombé, qui nous met tous sur pied d’égalité face à Dieu.

Evidemment, aujourd’hui, ça nous étonne, que cette volonté de Dieu soit qualifiée de mystère! Depuis 2000 ans que nous l’entendons, ça n’a plus rien de surprenant. À côté de la question du mal dans le monde, le salut pour tou(te)s nous paraît d’une limpidité paradisiaque!

C’est l’occasion de réaliser à quel point le décalage est grand: pour les générations qui ont suivi celle de Jésus, la nouvelle était tellement... nouvelle, justement! Elle tranchait si fort avec tout ce qu’on avait cru savoir pendant des siècles, avec des “vérités” religieuses, considérées comme divines et sacrées! C’était un choc, vous voyez? que tous aient le même accès au salut. Un peu comme si aujourd’hui quelqu’un venait vous annoncer qu’il ne faut plus prier! Je suis sûr que nous mettrions des générations et des générations à nous y habituer... et que, pendant des siècles, nous reviendrions souvent en arrière!

Ce choc était spécialement important pour les juifs, vous imaginez. Mais, à la fin du 1er siècle après Jésus-Christ, il n’y a plus beaucoup de juifs d’origine, dans les Eglises.

Pourtant, il y a une catégorie de convertis qui sont, eux, très nombreux: il s’agit des anciens prosélytes et des anciens “craignant Dieu”. Ces deux mots compliqués désignent des païens grecs, romains ou autres, qui étaient très proches de la religion juive. Assez proches pour avoir abandonné leur ancienne foi. Mais qui ne sont pas des juifs de naissance, des “descendants d’Abraham” comme ces derniers s’appellent eux-mêmes. Les prosélytes avaient accepté la plupart des coutumes juives, des rites et des obligations, parce qu’ils avaient été conquis par le monothéisme.
   

Ce sont surtout ces prosélytes et ces “craignant Dieu” qui ont adhéré au message des apôtres, et qui ont constitué les nouvelles Eglises. Le monothéisme chrétien, débarrassé des lois juives et de certains aspects rebutants de la religion d’Israël, les intéressait davantage, eux qui de plus avaient toujours été quelque peu mis à l’écart par les scribes et les pharisiens; eux qui n’avaient jamais été traités sur un pied d’égalité par les juifs de souche.

Voilà donc ces nouveaux chrétiens pleins d’enthousiasme et de reconnaissance. Mais. Il y a un “mais”. Voire deux!

Car ils ont tendance à oublier, ces “nouveaux chrétiens sur pied d’égalité”, ils ont tendance à oublier que tous ont accès au salut de Dieu, en Jésus-Christ.

D’une part, ils négligent peu à peu d’être reconnaissants et heureux d’avoir pleinement part au cadeau de Dieu. Plus le temps passe, plus ils considèrent cela comme “normal”, presque comme un dû. Vous le savez, un privilège mille fois répété finit par nous sembler un dû. On n’apprécie plus, au sens premier: on ne voit plus la valeur du cadeau. (Et là, je me dis, mes amis, que nous pourrions bien avoir besoin d’une piqûre de rappel nous aussi, vous ne croyez pas?)
   

Le second “mais”, c’est qu’il y a, à Ephèse comme en beaucoup d’autres Eglises, à la fin du 1er siècle, il y a des nouveaux païens qui viennent s’intéresser à la foi chrétienne. Chic, c’est bien! Ça fait plaisir!

Or, vous me voyez venir? Les anciens païens devenus chrétiens depuis une ou deux générations ont de la peine à accueillir comme des égaux vraiment égaux les nouveaux convertis. Ne deviendraient-ils pas (oh, un tout petit peu...) semblables aux pharisiens, ces anciens de l’Eglise? Le mur que Christ a détruit, n’ont-ils pas tendance parfois à le rebâtir? Bien sûr, pas très haut, mais quand même...

Là encore, vous voyez, il y a peut-être quelque chose pour nous, chrétiens d’aujourd’hui, à Grandson ou à Giez? Alors que nous allons commémorer les 500 ans de la Réforme, j’aime que la lettre aux Ephésiens nous interpelle: comment faire une narcose prolongée au petit pharisien qui sommeille en nous, mais qui a trop tendance à se réveiller?

Notre épître veut (ré)expliquer à chaque génération de chrétiens que la paix donnée en Christ, sur la croix, eh bien il nous appartient de la protéger, de la nourrir, de l’abriter comme un enfant qui nous aurait été confié en adoption. Si nous ne faisons pas ces efforts-là, eh bien la paix du Christ va s’étioler; se dessécher; dépérir. Elle a besoin de nous pour grandir. Si elle ne grandit plus, elle diminue! Elle se racornit.

Voilà pourquoi il est toujours essentiel de nous regarder comme frères et soeurs les uns des autres, parfaitement égaux face au salut.

C’est cela, le mystère dont parle la lettre aux Ephésiens: cette volonté de Dieu de nous donner la paix à tou(te)s, en nous reliant les uns aux autres, inlassablement. En nous articulant, comme des membres d’un même corps. En nous réconciliant, entre soeurs et frères. Tout cela, à travers nos gestes humains, inspirés par son Esprit Saint.
   

Pour ça, vous vous en doutez, la (bonne) volonté ne suffit pas toujours. Ce n’est vraiment pas facile, de rester en paix avec ses coreligionnaires, quand ils bousculent nos habitudes... ou au contraire quand, hem, :-) ils refusent de se laisser bousculer par nos bonnes raisons à nous, “pourtant si évidentes”!!

J’ironise un peu, excusez-moi. Mais on sait qu’il faut être drôlement blindé pour rester en relations harmonieuses quand des idées différentes nous séparent. Surtout quand ces idées différentes appartiennent au domaine religieux.

Blindé, oui, c’est le mot. Et c’est pourquoi la lettre aux Ephésiens nous donne, dans son dernier chapitre, cette belle image des armes que Dieu nous offre. Le bouclier; le casque; la cuirasse; l’armure... Je ne sais pas si vous avez remarqué? Toutes ces pièces d’équipement nous sont données, non pour attaquer, mais pour “résister aux agressions de l’adversaire”. Ce sont des armes défensives, et pas offensives. Même le glaive, car c’est une petite épée destinée à se protéger individuellement, et pas une arme militaire.

C’est Dieu lui-même, dit l'épître, qui nous arme pour résister aux forces de haine ou d’indifférence qui empoisonnent le monde; et qui pourraient aussi empoisonner l’Eglise! C’est en restant attachés à lui que nous deviendrons capables de vivre en proximité fraternelle avec les autres. En effet, si tous parlent à Dieu comme à un ami, qui pourrions-nous encore regarder comme un ennemi? Le seul ennemi, sur terre, au fond, c’est la force qui nous pousse à considérer d’autres personnes comme des ennemis!
   
Une dernière remarque. Je vous ai dit plusieurs fois que la lettre aux Ephésiens n’est pas directement de la plume de l’apôtre Paul, mais qu’il s’agit vraisemblablement d’un de ses disciples, une ou deux générations plus tard. Dans ce cas, pourquoi l’épître affirme-t-elle à deux reprises que c’est Paul qui l’a écrite?

Il faut savoir d’abord que le procédé est très courant dans l’antiquité. À l’époque, on place souvent les oeuvres d’une personne anonyme sous l’autorité d’une célébrité. D’abord pour donner à ces oeuvres plus de poids et d’audience; mais aussi pour marquer une sorte de filiation entre la célébrité et l’auteur réel. Un peu comme les dessins animés de Walt Disney: ils sont nés d’une multitude d’artistes différents, mais qui tous travaillent dans la continuation du maître.

Pour simplifier, je dirais que Paul n’est sans doute pas le père de l’épître, mais qu’il en est assurément l’aïeul, soit celui qui lui donne son nom de famille! Je parlais d’ailleurs, dimanche dernier, de la lettre aux Ephésiens comme d’un pot-pourri des “best-sellers” de Paul!

Mais il y a encore une autre raison à cette double mention de l’apôtre, qualifié à plusieurs reprises dans la lettre de “prisonnier de Jésus-Christ pour vous, les non-juifs”. En effet, tous savent à quel point Paul a lutté pour que les Eglises accueillent les païens en égaux. Cela a été le combat de sa vie. Et il a souffert à cause de cette lutte; il a été emprisonné; fouetté; persécuté. Il y a même laissé sa peau. Et cela sans jamais perdre courage ni se plaindre!

Alors vous comprenez mieux ce que l’épître nous dit, ainsi: tout ce qu’elle nous demande comme efforts pour vivre en paix, pour éviter de rebâtir des murs de haine ou de rancune, eh bien Paul l’a vécu dans sa chair. Comme avant lui Jésus-Christ. C’est cela, le don de Dieu, les armes qu’il nous offre: c’est du solide, du vécu, du concret. Ça transforme ma vie comme ça a transformé avant moi celles de Paul et de Jésus. Et comme ça transformera après moi celles des chrétiens des siècles suivants, et ainsi de suite, à l’infini!
  
 

Il nous faut conclure, sur ce thème du mystère. En (re)lisant la lettre aux Ephésiens, puissions-nous méditer et approfondir sans cesse qu’il y a des sujets d’étonnement et d’incompréhension plus grands encore que les questions du mal, de la souffrance, de l’injustice et de la mort... Ce qui est déjà extra gratiné, je vous le concède!

Essayons, avec l’apôtre Paul et ses successeurs spirituels, de laisser résonner en nous ces interrogations immenses:

- le mystère de mon propre salut, que Dieu m’aime et me sauve tel que je suis;

- et le mystère du salut des autres, même des très différents de moi, que Dieu les aime et les sauve tels qu’ils sont, eux aussi;

- et le mystère encore plus insondable que, de tous ces amours et de tous ces pardons, Dieu travaille pour faire naître une communauté harmonieuse et pacifique, qui sache, au milieu des désaccords, se sourire et toujours se tendre la main avec respect!

- Tout ça avec notre participation, bien sûr! Vaste programme... Car ça ne va s’achever en un jour!

Dites, on s’y met quand?

Hem: mystère!!

Amen                                          


Jean-Jacques Corbaz   



mardi 28 novembre 2023

(Bi, Ci) Voyager gratis!


 
En direct de l’EMS, il est assis là dans son fauteuil devant la fenêtre, qu’il ne quitte plus guère, et il raconte: chaque jour je fais un beau voyage… je choisis ma destination , je prends les moyens de transport que je souhaite, je visite des contrées inconnues, je m’arrête quand je veux, je fais de belles rencontres. Tout se passe toujours bien Parfois je vole, je suis dans les nuages et je vois la mer en dessous. Hier j’étais en Océanie! 
Vous savez, ici on a beaucoup de temps, et je refuse de broyer du noir, alors je voyage. L’imagination c’est précieux.
 
(transmis par Anne-Marie Droz)


jeudi 17 février 2022

(Ci, CF, Li) La réussite

La réussite...

La réussite c’est de s’être fait passer en dernier et d’y avoir trouvé plaisir.
La réussite c’est d’avoir eu le recul d’avoir pardonné et de s’en sentir délivré.
La réussite c’est contre vents et marées d’avoir pu ne pas tomber dans les pièges tendus de la vengeance et d’avoir trouvé la force ou la faiblesse d’aimer.
La réussite c’est d’avoir reçu moins ou plus qu’on a donné et de se sentir riche d’en être pauvre.
La réussite c’est une inversion des valeurs qui nous fait voir que ce qui est faible aux yeux du monde est fort à nos propres yeux.
La réussite c’est d’avoir pu transformer des montagnes en taupinières.
La réussite c’est de ne pas être tombé dans la tristesse mais d’avoir pu préserver la joie.
La réussite c’est d’accepter de perdre et de lâcher le premier pour gagner des sommets de lumière.
La réussite c’est de relancer sans cesse, encore et toujours la balle de l’amitié et de l’amour.
Car un jour tout disparaîtra, mais l’amour lui, ne disparaîtra jamais.

Guilhem Lavignotte, le 17 avril 2018

mardi 6 avril 2021

(Ci) La seule chose que nous emporterons

 
Je crois qu’au moment de partir vraiment, la seule chose que nous emporterons avec nous sera un gros pull autour du cœur, fait des liens que nous aurons tricotés.

(Anonyme)

vendredi 26 février 2021

dimanche 17 janvier 2021

(Ci, Re) La culpabilité et la mort

 

- Qu'est-ce que la mort?

- C'est le plus rien de ce monde. L'entrée dans l'au-delà. Dans la communion des saints.

Longtemps j'ai cru qu'à cette communion je n'avais pas droit. Trop ingrat. Trop lourd de fautes contre l'être et l'Être. Trop embarrassé de moi, ou ne m'aimant pas assez, pour aimer ce qui m'était autre. Comment regarder sa propre mort, et ses suites, tout entravé de mauvais amour?


Jacques Chessex, "Le Désir de Dieu", Grasset



dimanche 5 juillet 2020

(LI, Ci) Notre Père libération

Notre Père et notre Mère,
qui es dans la rue,
dans notre vie quotidienne,
partout dans nos luttes,
Que ton nom et ton message soient reconnus,
Que justice soit faite !


Que le partage soit vécu
Comme Tu nous l'as montré
Que tous les exploités d'ici et d’ailleurs
Aient du pain,
Que tous les opprimés vivent dans la dignité

Donne-nous la force de continuer
Ce que tu as commencé
Montre-nous à construire une société nouvelle
Dans laquelle les femmes et les hommes
vivent de nouveaux rapports sociaux.

Délivre-nous de notre suffisance
Et de toute notre soif de pouvoir.
Que nos mains continuent la pratique de Jésus
Dans les gestes de partage et de solidarité
Que le regard de Jésus nous aide
à dépasser nos frontières !

Libère-nous de la logique de la dette entre nous
Donne-nous le courage de résister à l'attrait
Du dieu argent et de tout privilège.
Donne-nous la force de résister à la société de consommation
Et à ses fausses sécurités.
Arme-nous de ta sécurité qui est à toute épreuve.
Amen !

Julia Esquivel
pasteur et théologienne du Guatémala, 1930-2019




jeudi 11 juin 2020

(Ci, Hu) Noir et blanc, bêtement

À méditer et savourer cette phrase d'André Gide, écrite en 1926:

"Moins le blanc est intelligent, plus le noir lui paraît bête".



Dit plus crûment:
Le problème c'est pas les noirs.
Le problème c'est pas les blancs. 
Le problème c'est pas les juifs.
Le problème c'est pas les arabes. 
Le problème : c'est les cons.


(vu sur un réseau social)



dimanche 3 mai 2020

(Ci) Les erreurs d'autrui

Apprends aussi des erreurs des autres car tu n'arriveras pas à faire toutes les erreurs tout seul !

Proverbe arabe





mercredi 20 novembre 2019

(Ci) Deux perles de "soif"


Amélie Nothomb:

"D'une manière générale, les morts sont moins bêtes que les vivants."

("Soif, p. 143)


"Il faut accepter ce mystère: vous ne pouvez pas concevoir ce que les autres voient dans votre visage."

(Ibid, p. 152)



vendredi 6 septembre 2019

(Ci, Hu) Des défauts??



Ne dites jamais: 
"Untel a des défauts", 
mais: 
"Untel a des défauts incompatibles avec les miens".

JJC


lundi 13 mai 2019

(Ci, Hu) Un peu de logique!


"Tout le monde veut sauver la terre et pourtant personne ne veut aider sa mère à finir la vaisselle."


P.J. O’Rourke
Ecrivain et journaliste américain
né en 1947

mercredi 19 décembre 2018

(Ci, Hu) Intellectuel?


Non: Dieu est manuel (ce qui signifie Dieu avec nous). 
Il travaille dans la construction comme charpentier, et il restaure l’homme intérieur.
Le chantier n’est pas terminé et il embauche.


Jean-François Ramelet


dimanche 14 octobre 2018

vendredi 14 septembre 2018

(Ci) Pas pratiquant...

De Jean-François Ramelet
Combien de fois ai-je entendu : "Je ne suis pas pratiquant !" Mais il y a méprise totale, car on ne pratique pas à l'église. A l'église, on s'y ressource, on s'y oriente, on s'y décentre, on se met à l'écoute d'une autre Parole que la nôtre, on y affûte notre esprit critique, c'est essentiel ! Mais quand comprendra-t-on enfin que c'est dans le monde et dans notre relation aux autres et à la création que l'on est appelé à pratiquer !