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dimanche 13 octobre 2013

(Ré) Le loup et l'agneau pour l'homme




Le loup est un agneau pour l'homme,
à côté de l'homme.

(Ci, CF, Ré) Qui sommes nous? Que voulons-nous?

 Qui sommes nous? Que voulons-nous?

L’Eglise réformée vaudoise offre ses services à tous et à toutes. Fixer ses frontières la préoccupe moins que demeurer ouverte et disponible auprès de la population.

A quoi se mesure la vitalité d’une Eglise? Au nombre de personnes qui se rendent au culte, répond l’opinion générale. Ce point de vue est réducteur. L’apport d’une Eglise se mesure à la place qu’elle occupe dans la société et aux services qu’elle rend.
La vie d’aujourd’hui est dure et complexe. Chômage, violence, brassage des religions et des cultures, menaces sur l’environnement, solitude, précarité grandissante pour beaucoup ont de quoi ébranler bien des certitudes et susciter bien des inquiétudes. Les repères se brouillent, les questions foisonnent. Vivre n’est pas de tout repos.

L’Eglise réformée vaudoise prend cette réalité au sérieux. Avec les autres Eglises, elle est porteuse d’une Parole et d’une sagesse millénaires qui aident à vivre, et à s’orienter dans la vie.

Cette Parole et cette sagesse ne se donnent pas comme un livre de recettes toutes faites qu’il suffirait d’appliquer. S’y référer, c’est entrer dans un chemin de construction, avec soi-même, avec les autres, avec Dieu.

Dans ce canton, avec les enfants, les adolescents et les jeunes, les parents, les jeunes mariés, les personnes âgées, les malades et les endeuillés, les fragilisés par la vie, les personnes en recherche et en formation, l’Eglise réformée vaudoise est engagée dans un processus d’écoute, de dialogue et de solidarité. 

Paolo Mariani, resp. communication EERV 

(Ci, Ré) Textes de R. Follereau en dialogue

Je ne résiste pas à l'envie de vous transcrire ces textes de R. Follereau. Ils ont été rédigés il y a plusieurs dizaines d'années, mais restent tellement d'actualité!


JJ: Aimer, c'est aussi partager la même espérance.

S: Allez donc expliquer aux enfants qui meurent de faim ou de soif qu'il y a un bon Dieu, un paradis et une espérance. Ils ont soif, ils ont faim et ils meurent, c'est tout!

JJ: L'espérance, c'est elle surtout qui nous manque. C'est son éclipse qui nous est si cruelle. Si nous ne portons pas aux autres l'espérance, comment oser dire que nous les aimons?

S: Espérer, c'est se mettre à l'écoute de Dieu.

JJ: En supprimant Dieu de la destinée humaine, on a créé la civilisation du dégoût, de l'égoïsme et du désespoir.

S: Livré au matérialisme, le progrès est devenu une immense machine à assassiner.

JJ: A chaque fois que, d'un air pénétré, je dis "tout va mal" en laissant retomber ma voix et mes bras, alors tout va plus mal, à cause de moi.

S: Le secret du bonheur, c'est de tout faire avec amour.
Sans l'amour, rien n'est possible. Mais avec l'amour, rien n'est impossible!

JJ: On ne possède vraiment que le bonheur qu'on donne.





S: Aimer sans agir, cela ne signifie rien, comprenez-vous? On tourne en rond autour de soi-même, c'est stérile et même scandaleux. Une foi qui n'agit pas, est-ce une foi sincère? Je ne me pose pas la question: ce n'est pas une foi sincère, c'est une foi mutilée; une foi qui ne peut pas se satisfaire d'elle-même.

JJ: Agir, pour moi, c'est projeter l'amour que Dieu a mis dans nos coeurs; le projeter au service de nos frères, au service de ces trois quarts de l'humanité qui aujourd'hui souffrent de faim et de misère.

S: Fuyez les douceurs lâches de l'anonymat. Chaque être a un destin unique. Accomplissez le vôtre, les yeux ouverts, exigeants et loyaux. S'il manque quelque chose à votre vie, c'est parce que vous n'avez pas regardé assez haut!

JJ: Ne dites pas "qu'est-ce que je peux, moi? C'est si peu." Une goutte d'eau qui tombe fait monter l'océan. Soyez cette goutte d'eau.

JJ: Refusez de mettre votre vie au garage!

S: Mais refusez aussi l'orgueil, s'il a plus de place que le service!

JJ: Tout sera sauvé, si vous savez aimer.

S: Aimer, pas un jour, en passant; mais très fort, très longtemps... Et tous les jours. Toujours.

JJ: N'écoutez pas ceux qui disent que ça ne sert à rien.

S: Riez au nez des sceptiques, des prudents, de ceux qui mettent leur vie en conserve et commencent leur retraite au biberon. Ne soyez jamais indifférents, passifs, résignés. Faites quelque chose de votre vie.

JJ: Vous cherchez un but à votre vie? Il manque 3 millions de médecins dans le monde.

S: Devenez des médecins.

JJ: Deux humains sur trois ne mangent pas à leur faim: devenez des semeurs, et faites des terres incultes surgir les récoltes qui les rassasieront.

S: Plus d'un milliard d'humains ne savent ni lire ni écrire: devenez des enseignants!

JJ: Je ne suis qu'un vieillard. Regardez-moi: vous avez devant vous le visage d'un homme qui a toujours été parfaitement heureux. Ce n'est pas que nous n'ayons jamais eu des coups durs. Vous vous imaginez bien, cette vie-là, elle a été  difficile. On a eu des accidents, des pannes, des maladies, des choses embêtantes; mais nous ne nous sommes jamais endormis sans penser que, peut-être grâce à nous, quelques visages avaient souri; quelques larmes s'étaient séchées. C'est ça, voyez-vous, le secret du bonheur.






JJ: Le mal du siècle, c'est l'argent. Moins par le pouvoir qu'il exerce que par la dévotion dont on l'entoure. Le billet de banque est devenu le fétiche même du bonheur. On ne connaît plus d'autre chemin pour être heureux que de s'efforcer d'être riche.

S: Je ne suis pas féroce pour l'argent. Je suis féroce pour l'emploi qu'on fait de l'argent. Je suis féroce pour la religion de l'argent.

JJ: Il y a un stade, un palier dans la richesse et dans la puissance, où l'homme n'est plus lui-même, où il n'est plus ni anglais ni américain ni français; où il n'est plus ni protestant ni catholique ni israëlite ni bouddhiste... S'il est riche, il est puissant. Et ça devient sa philosophie, ça devient sa morale, sa raison d'être. À ce moment-là, je dis non, holà!

S: L'argent, à ce moment-là, déshumanise l'homme. Tout comme le manque d'argent! La richesse et la grande pauvreté arrachent à l'homme ce qu'il y a de plus précieux en lui: sa dignité d'homme.

JJ: Lorsqu'on a faim; qu'on a toujours eu faim; lorsqu'on avait faim avant de naître, il est très difficile de comprendre certaines choses. Par exemple Dieu. Saint Vincent de Paul disait aux filles qu'il envoyait: "Avant d'apprendre aux pauvres qu'ils ont une âme, mettez-les dans des conditions matérielles qui leur permettent de s'en apercevoir!"

S: Une société de produits pharmaceutiques a détruit 14 millions de doses de vaccin antipolio. Motif: trop chères! Elles ne se vendaient pas. Mais personne, personne n'a songé à les donner. Personne n'a pensé que ce geste aurait pu sauver des millions d'enfants qui deviendront, demain, de petits pantins disloqués avec de grands yeux qui supplient. Quand l'amour déserte le monde, les crimes collectifs sont légalisés.

JJ: Un jour que j'étais en Asie, j'ai été appelé au chevet d'une lépreuse qui allait mourir. Elle avait 22 ans, d'une taille au-dessus de la moyenne. Je l'ai vue, impuissant, quitter cette vie. Lorsqu'elle fut morte, je fus pris du terrible désir de la peser. Sur la bascule, la lépreuse de 22 ans ne pesait que 20 kg. Vous savez maintenant de quoi elle est morte...
Parce que j'en fus horrifié, révolté, et parce que je l'ai crié, les gens repus dont je troublais le repos m'ont dit: "Mais, mon pauvre ami, c'est ainsi depuis que le monde est monde! Vous n'y changerez rien, c'est impossible!"
Impossible? La seule chose impossible, c'est que nous, les gens terriblement heureux, nous puissions continuer de manger, de dormir, de rire, alors qu'à chaque minute de notre vie meurent des jeunes femmes de 22 ans parce qu'elles pèsent 20 kg!
C'est vrai: il y a toujours eu des pauvres. Il y a toujours eu des guerres. Mais jamais autant de guerres! Jamais autant de pauvres!
La misère, avec la haine, nous emporte comme une avalanche.
... Dire que le contenu d'une seule de nos poubelles aurait permis à cette femme de ne pas mourir de faim...


 

JJ: Depuis Vendredi saint et Pâques, nous savons que la mort ne tue plus!

S: Noël! Cette nuit-là est né le Pauvre dont l'amour devait bouleverser le monde.
Noël! Depuis cette nuit-là, personne n'a le droit d'être heureux tout seul.

JJ: Moi, je vois Dieu dans tout ce qui chante.

S: Non, je n'ai pas peur de Dieu. Non, je ne crois pas à ses colères. Dieu, c'est le bon Dieu, celui qui veut nous pardonner sans fin. Celui qui, sur terre, sera notre dernier ami...

JJ: Non, vous ne serez jamais seuls. Quelqu'un vous aime. Et vous parle en vous, si vous voulez l'entendre. Quelqu'un qui est jeune depuis le début du monde. Quelqu'un qui a 20 ans pour l'éternité. Il est toujours disponible, toujours prêt à vous accueillir, vous éclairer, vous consoler. Il est votre énergie et votre tendresse.
Il ne vous demande rien, sauf de vous laisser aimer. Afin qu'il vous inspire d'aimer les autres. Comme il les aime. Comme il vous aime.

S: Tout amour semé, tôt ou tard fleurira.



(Tiré de "Raoul Follereau: AIMER?"  -  éd. Ouverture)



(Po) Il restera de toi

Un magnifique texte de Simone Veil, pour dire adieu à quelqu'un qu'on aime:


Il restera de toi...

Il restera de toi
ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.

Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné
En d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.

Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert
En d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.

Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d'autres germera.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.



Simone Veil


(Hu) Ça a changé!

de "BE a Hippie"-Free your mind-Be Yourself

jeudi 10 octobre 2013

(Ci, Ré) La confiance

photo Alice Dalla Valle

"La confiance, c'est ce qui permet la prise de risque dans les relations, c'est le non-dit qui lie les associés face à l'explicite du contrat, c'est la connivence opposée au contrôle tatillon, c'est l'explication de la dynamique des relations humaines en évolution incessante (...) C'est la confiance qui permet de donner le meilleur de soi-même et de recevoir le meilleur de l'autre."

G. Le Cardinal et al., "La dynamique de la confiance", Paris, Dunod 1997 


(Bi, Ré) La peine de mort

La peine de mort

 En ce 10 octobre, 11ème Journée mondiale contre la peine de mort, un texte des ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) nous interpelle:

« Nous ne devons jamais donner la mort parce que nous ne savons pas ce que c’est » (Cocteau).

La FIACAT s’oppose à la peine de mort, pour tous les crimes et en toutes circonstances ; elle travaille activement en faveur de son abolition universelle. Toutes les ACAT sont engagées dans le combat pour l’abolition universelle de la peine de mort car elle constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant.
La peine de mort est la négation même du droit humain le plus fondamental, celui de vivre, tel qu’énoncé dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948, elle peut être considérée comme la forme ultime de traitement cruel, inhumain et dégradant. Les années passées dans les couloirs de la mort sont également assimilables à une forme de torture.
Aujourd’hui, la tendance générale dans le monde est à l’abolition de la peine de mort ; environ deux tiers des pays du monde ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. Cette tendance a été confirmée par l’Assemblée générale des Nations unies qui a adopté, en décembre 2010, une Résolution appelant à un moratoire universel sur l’utilisation de la peine de mort en vue de l’abolition universelle ; 109 Etats l’ont soutenue.

La Coalition mondiale contre la peine de mort

La Coalition mondiale contre la peine de mort (http://www.worldcoalition.org), a été créé le 13 mai 2002 pour renforcer la dimension internationale du combat contre la peine de mort ; la FIACAT en est membre fondateur et a été réélu membre du Comité de pilotage de la Coalition en 2009. La Coalition regroupe aujourd’hui plus de 120 ONG, barreaux d’avocats, collectivités locales et syndicats. Réunies au sein de la Coalition, des organisations du monde entier ont décidé d’instaurer une Journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre de chaque année, pour renforcer la mobilisation internationale en vue de l’abolition universelle de la peine capitale.

Chrétiens et peine de mort

La FIACAT et les ACAT demandent aux Eglises et aux chrétiens de prendre ouvertement position contre la peine de mort et de prier pour les condamnés à mort.

dimanche 6 octobre 2013

(Ci) qui abandonne qui? - Klaas Hendrikse

"Ce ne sont pas les gens qui abandonnent l'Eglise, mais les Eglises qui ont déserté les lieux où se déroulent la vie des gens."

et

"On ne devrait pouvoir dire "oui" de grand coeur à des fragments de traditions que si l'on y reconnaît quelque chose de sa propre expérience" 

 

Klaas Hendrikse

 

samedi 5 octobre 2013

(Po) Crépuscule

Crépuscule
 
Le temps cendré agite ses boucles fanées
L’oiseau en vol suspend son espérance
Le fil sans fin déroule son infini.


Je ne sais plus s’il est tôt ou tard
    que m’importe?
Je ne sais plus marcher sans pleurer
    que t’importe?
Je ne sais plus ce que j’ai su
    mais l’ai-je su?

La houle dentelée apporte encore des méduses au rivage
L’oeil rond de la nuit hale encore les marées lentement
Les cailloux se choquent - la terre résonne.


Je ne sais plus s’il est une vie encore
    que m’importe?
Je ne sais plus aimer ce monde sans me retourner
    que t’importe?
Je ne sais plus ce que j’ai su
    l’ai-je voulu?

Le temps doré disparaît à l’horizon diaphane
L’espérance en vol quête un monde perdu
La pelote maigrit - y aura-t-il un noeud?


Saurai-je, saurai-je
    combien de temps perdu?
Que seras-tu le soir venu?

Jean-Jacques, 30.12.75



vendredi 4 octobre 2013

(Bi, Ré) Face à face avec le meurtre

Je vous partage l'excellent article de mon ami Paolo Mariani, sur un sujet délicat que j'ai déjà abordé:


Sonder l’insondable. Combien de questions nous assaillent chaque fois que nous sommes face à un meurtre ? Combien de demandes traversent notre esprit devant le visage, souvent avenant, de celui qui a volé le dernier souffle, après avoir infligé d’atroces souffrances, dans ces moments où nous avons devant les yeux les corps sans vie de Lucie, Marie, Adeline et tant d’autres ?
Vous et moi cherchons à comprendre. Nous prêtons l’oreille aux psychiatres de service: «L’expertise permettait un diagnostic absolument rassurant», qu’ils disent ! Dommage qu’a posteriori il ne soit plus possible d’en dire autant, affirment certains, sous le choc. C’est au tour des autorités et de la justice de s’exprimer: «Il y a des lois, des règles, des procédures.» Pourtant l’irréparable s’est produit. Sont-elles inadaptées ? Ou alors, inappliquées par laxisme, par mesure d’économie ou par incompétence ? Les procès s’ouvrent sur la place publique. On cherche le coupable, l’instance à mettre au pilori. On remet tout en question, oubliant que la certitude tout comme la vérité ne sont pas de ce monde. Que tout peut basculer en un rien de temps et que personne ne peut le prédire. 

Alors ? Nous avons deux choix. Sous l’emprise de l’émotion, de la rage et du chagrin, arrêter les programmes de réinsertion, songer à mettre tous les délinquants dans une cellule et jeter la clé. Mieux, promouvoir la réintroduction de la peine de mort. Nous aurons le sentiment d’avoir éradiqué le mal avec celui qui l’incarnait. Ou, dans ces moments de désarroi, nous pouvons penser aux personnes qui, grâce aux programmes de rééducation et réinsertion – que notre pays n’est de loin pas seul à avoir mis en place – ont rebondi. Ne balayons pas, d’un seul coup, un système qui a aussi fait ses preuves pendant des années. Corrigeons-le, renforçons-le, explorons de nouvelles pistes et ne cédons pas à la tentation d’échanger une vie contre une autre, un mort contre un autre. Chaque mort est un mort de trop, qu’il soit la victime ou le meurtrier que nous transformons en victime.


// Paolo Mariani, responsable de la communication de l'Eglise réformée vaudoise

mardi 1 octobre 2013

(Ré, FA) Dieu un processus

Dieu est davantage un processus qu'un "tout" immobile et définissable. 
Les Hébreux l'avaient bien compris, qui en parlaient avec un infini respect, et qui prenaient soigneusement garde de l'enfermer dans quelque dogme que ce soit! Son nom, Yahweh, semble signifier (car c'est un mystère, ce nom!) "Je suis celui qui deviens". 
La plupart des passages bibliques qui tentent de le décrire commencent par dire qu'il est indescriptible, car toujours en mouvement, sans cesse en train d'advenir, inlassablement en train de courir à notre rencontre. Ne pensons jamais à Dieu comme à quelqu'un d'immuable et statique, mais comme un être en genèse, si subtilement impossible à saisir! 
Même si nous pouvons le rencontrer, même si nous pouvons parfois sentir comme il se révèle concrètement, même si nous pouvons l'expérimenter par nos sens! Dieu est pour nous un peu comme un électron en physique: toujours mobile, jamais repérable en un endroit précis, sans cesse à nous entraîner plus loin. 

Dieu n'est pas objectif (encore moins objectivable...), il vit au gré de notre subjectivité, de nos sentiments... Dieu n'existe que parce que je me tourne vers lui et choisis de lui faire confiance.
Le paganisme adore un dieu extérieur à lui, qu'il croit pouvoir situer, et du coup contenter, apaiser, infléchir, voire manipuler par des rites ou autres...
Le christianisme entend que "Le Royaume de Dieu est en vous" et que le mystère de sa présence ne s'éprouve que si on se met en route avec lui, un peu comme l'équilibre sur un vélo.


C'est pour cela qu'il n'est pas la réponse à nos questions (comme l'affirment parfois naïvement des évangéliques), mais plutôt une force aimante qui nous aide à vivre avec nos questions sans réponses.

J-J Corbaz 

(Ci, Ré) On fait tout faux!

Juste pour mémoire, le message de l'Évangile n'est pas "regardez comme nous chrétiens faisons toujours tout juste et combien nous valons mieux que vous qui faites tout faux", mais plutôt "Nous faisons tout faux autant que vous, mais nous connaissons un Dieu qui aime les gens qui font tout faux et le reconnaissent, et qui est prêt à travailler avec nous tous".
Jean-René Moret