Remettre l’apôtre Paul en question, c’est bien joli, mais c’est risqué! Se tromper avec Paul, on est encore excusé (sinon aux yeux de Dieu, du moins devant les hommes!), parce qu’on est en bonne compagnie. Mais se tromper contre Paul, alors là, on a mauvaise mine!
Une parole biblique cependant veut nous donner courage: l’image de la sentinelle d’Ezechiel, responsable du sort de tout le peuple parce qu’elle voit, car elle veille, tandis que les autres dorment (Ez. 33).
Toutes ces questions de doctrine sont terriblement difficiles et confuses, à moins de se cantonner dans un littéralisme qui nous simplifie - ô combien! - la tâche. Une consolation là encore: dans ce brouillard où nous peinons à voir où mettre les pieds, Jésus est venu lui-même. Il a eu des difficultés, mais il a frayé un chemin, il nous montre la voie à suivre. À nous de tenter de distinguer encore son geste à travers 2000 ans d’histoire et de brume!
Jean-Jacques Corbaz, Yaoundé, le 11 novembre 1974
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