J’irai pleurer sur vos misères.
Je liquéfierai ma colère
Pour désaltérer vos coeurs secs:
L’opacité, faut faire avec.
Je marmonnerai sur vos tombes,
Sur vos coffres, vos boîtes rhombes,
Où l’obscurité vous incombe,
Coques frileusement groupées
Où vous croyez dormir en paix.
Je cognerai sur vos silences,
Sur vos oublis, votre insouciance,
Vos privilèges, vos défenses,
Jusqu’à ce que mes poings tremblants
Retombent, marbrés de mon sang.
Je m’inclinerai sur la terre,
Sur vos lingots, vos coeurs de pierre,
Pour une dernière prière:
Sans espoirs de vous voir changer;
Mais pour moi, dis, quel bien ça fait!
Jean-Jacques Corbaz, 1987

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire