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dimanche 27 octobre 2013

(Ci, Ré) L'amour des autres et de soi

"L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse" (Jean Vanier). 

« À exiger sans cesse le maximum de lui-même, l’être profond se dissocie et se perd. La parole alors devient vide et la prière inquiète. » (règle des diaconesses de Reuilly).


mercredi 23 octobre 2013

(Bi) contre le stress


Paolo Mariani

La potion

Qui trouvera un remède efficace contre le stress? Contre la fatigue, la déprime ou la tension qui nous pourrissent la vie?

Il n'y a pas de potion miracle, ça se saurait. Mais il existe un chemin de prévention et de guérison. On l'appelle prise de distance, ou méditation, ou prière. On la pratique sur toute la terre, dans toutes les religions. Voire chez les athées. Mais la foi nous y aide, c'est sûr.

Prenez quelques minutes chaque jour. Pas besoin de beaucoup plus, surtout au début. Sortez de vos préoccupations, fermez la porte aux soucis qui vous étouffent. Et là, cultivez des pensées agréables. Des souvenirs heureux. Mettez-vous en contact avec des présences sécurisantes, bienfaisantes. Peu importe que ce soit Dieu ou telle personne qui a eu sur vous un effet positif. Un saint ou quelqu'un qui ensoleille votre vie.

Essayez, vous verrez, c'est étonnant. Votre quotidien s'enrichira en sérénité. Et ce calme retrouvé vous donnera envie de prolonger ces oasis.

Quelques minutes chaque jour, disais-je. Certains ajoutent, en souriant: moi, c'est une heure par semaine!


JJ Corbaz


 

(Bi, Ré) La paix, possible?

 

La paix, possible?


L’actualité TV rend pessimiste. Conflits, menaces, violence sous tant de formes. Une fatalité?

Pourtant, la Bible l’affirme: Dieu nous a déjà donné la paix.

Dans ce cas, direz-vous, pourquoi y a-t-il tant de guerres?

Eh bien, parce que cette paix, il nous appartient encore de la vivre, concrètement. Dieu nous donne la partition, mais c’est à nous de jouer la musique.

Si nous cultivons rancune, vengeance, agression, comment Dieu pourra-t-il nous réconcilier?

Dans une BD Lucky Luke, le héros, capture un dangereux bandit. Mais ce dernier, même prisonnier, terrorise tant la population que ses anciennes victimes le libèrent et lui rendent ses armes. Par peur!

Avec les conflits, ne faisons-nous pas pareil? Dieu les a vaincus, mais nous leur rendons leurs armes. Qui se retourneront contre nous.

La paix, possible? La réponse n’est pas seulement à chercher dans les figures du ballet diplomatique. Elle dépend de chacun de nous.


Jean-Jacques Corbaz



 

lundi 21 octobre 2013

(Ci, Ré) La Vie c'est beaucoup trop

"J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables... j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables... j'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi... j'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger... j'ai ri quand il ne fallait pas... je me suis fait des amis éternels... j'ai aimé et l'ai été en retour... mais j'ai aussi été repoussé... j'ai été aimé et je n'ai pas su aimer... j'ai crié et sauté de tant de joie, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur tant de fois... j'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos... j'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire... j'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et... j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)... mais j'ai survécu... et je vis encore! et la vie, je ne m'en passe pas... Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer... Vis! Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant... parce que le monde appartient à celui qui ose. Et La Vie c'est beaucoup trop pour être insignifiante."
Charlie Chaplin

(Im) Un retraité heureux

jjc
Merci à Dorothée et Giuseppe pour la pancarte!

jeudi 17 octobre 2013

(Po) Quand je parlais à mes rêves


jjc


Tant plus...  (poème en prose) - quand je parlais à mes rêves
 
Il avait tant plu, ce septembre, qu'octobre était malheureux d'hésiter entre avril et décembre, et de ne pouvoir être aucun des deux. Il avait tant plu que les pentes, appliquées, se concentraient sur leur seul ouvrage, comme tirant la langue: acheminer toute cette eau vers la mer.

Il avait tant plu que l'air semblait vide, et m'appelait: reprends tes balades nocturnes, et ta flûte, rêve, chante; ainsi tu retardes l'hiver.

Il avait tant plu que le lac, apaisé sous la lune, n'osait plus que laper à petits coups de langue des vagues plates, en s'excusant déjà, comme un chien qui sait qu'il a désobéi.

Il avait tant plu que je n'avais plus rien à pleurer. Alors, je répondais; je promenais ma soif de vivre, et comme l'air je semblais vide, et me sentais à occuper, et t'appelais. Quels visages n'as-tu pas pris, quels fantasmes n'as-tu pas nourris... Que mon creux rencontre ton vide, et nous serons comblés.

Je voudrais tant t'avoir plu, ce septembre. Malheureux d'hésiter entre amour et copain tendre, et de ne pouvoir être aucun des deux de façon permanente, et de ne vouloir être aucun des deux. Je voudrais tant t'avoir plu, ce septembre, maintenant que tu fais l'amour au soleil sans m'entendre - et que je ne t'ai plus...

Il avait tant plu, ce septembre, que je croyais que du ciel plus rien d'autre ne pouvait m'arriver. Il avait tant plu, j'avais tant besoin d'amitié, de présence, d'affection partagée...
      
                               *                                 *

On était en automne, et l'année déjà lasse. Tirait le poids de sentiments qu'on n'osait effleurer des doigts, de peur qu'ils ne s'écrasent. Ou nous emmènent avec, au fond de la forêt qu'estompe le brouillard ouaté où tout se mélange et s'efface. On était en automne, et tout était mal sec. La Broye volumineuse aux affluents nuages recouvrait nos champs bas - et nos désirs malplats.

On en était aux pommes, et moi j'étais sans âge. Jusqu'à ne plus savoir pourquoi j'en parlais au passé. Pas vieux, non, et pas non plus désespéré. Peut-être juste voilé par la pénombre d'un doute. Peut-être entrevoyant l'infini quelque part, là-devant. Et ça déroute. Et ça fait mal. On aurait tant besoin de certitudes, et pas d'étoiles.

Et puis, c'étaient mes doigts, qu'appelaient tant de caresses. Mes doigts trop froids, inutiles et sans promesses, trop petits pour se tendre vers toi; trop courts. Mes doigts, mon corps, ma voix, qui cernaient trop de tristesse. J'avais tant besoin d'espérance, de présence, de tendresse...
                                 

 

Alors, je t'appelais. Et tu venais, bien sûr, on n'est plus aux temps sages où l'on rêvait bien pur face au seul paysage. Et tu venais, et l'on s'aimait, mais non, on faisait la tendresse, appelez ça l'amour, que m'importent les mots. On faisait tous les gestes, jusqu'à ne plus pouvoir se séparer. On disait "on est fous", on faisait la tendresse, ou était-ce l'amour, mais qu'importent les mots...

Et puis tu repartais. Ou alors c'était moi. On n'aurait jamais pu vivre ensemble, tu sais. Et on ne s'aimait pas. Alors, on repartait. Des fleurs plein la tête, du plaisir plein le corps, mais le coeur en tempête - oh, pas souvent, mais ça m'arrive encore. À toi aussi, je crois.

Tirant le poids de sentiments qu'on n'osait effleurer des doigts, de peur qu'ils ne s'écrasent; ou ne s'embrasent? Et j'avais fait ma croix sur ces sentiments-là. L'amour, la haine, le froid, quand on n'a pas le droit.
                      
Photo Christa Henzer, Cossonay
           *                                 *
Et puis tu es venue, autre encore que mon appel, et tu m'as fait revivre. Et le sang dans mon corps, marchant, courant, m'a r'offert le soleil. Et tu n'es qu'un visage, et même pas, rien qu'une fille de l'air, allant calme sa route. Et ça déroute! Tu ne sais même pas, mais tu m'as tout donné, ma main, mon coeur, ma peau, le matin, mes réveils, tout, jusqu'à moi-même allumé, amusé, palpable, existant, moi, vivant. Tu es venue, pareille à mon espoir, sans même inviter à te suivre, et je t'ai vue partir, au soir, sous la lune de cuivre, et je ne savais pas encore que c'était toi.

On était en automne, en marche vers Noël. Déjà tu t'éloignais, si belle, je n'osais te suivre. De peur de t'effrayer. Ou de me réveiller? Et de briser la nuit. Toi, si douce. Et moi, tu vois ce que je suis. Pouce!

Alors, on s'en allait. Des fleurs plein la tête, de la joie plein le corps, de l'espoir en chantier, mais le coeur en tempête de n'y pouvoir rester - oh, pas souvent, mais ça m'arrive encore. À Dieu aussi, je crois.
                                  *                                 *
Tu vois, je vis ces temps faibles et forts, ces vides et ces pleins, ces appels, ces présences, comme le sang qui pulse à mon poignet, qui permet d'exister.

Hauts et bas alternés,
Eveils et sommeils en partances,
Notes et silences,
Naissance et mort,
Grand large et ports
Me tracent une voie de givre
Pour y marcher en liberté.

C'est ta beauté qui me fait vivre,
Comme les îles au parcours du voilier,
Je ne peux que la suivre
Emerveillé.

JJC, octobre 1984

   





(Bi, Ré) Si Dieu existait…

Si Dieu existait…

Un de mes collègues, chez le coiffeur, parle de son métier tout en se faisant raccourcir la tignasse.

“Pasteur? fait le figaro. Mais Dieu n’existe pas! Voyez tout ce qui ne va pas dans le monde: maladies, enfants morts de faim, guerres, injustices…”

Le ministre renonce à argumenter, par gain de paix. Mais quand il sort de la boutique, il change d’avis en apercevant dans la rue un homme hirsute, mal rasé, cheveux longs et sales… Il rentre dans le salon et lance au patron: “Vous savez, les coiffeurs n’existent pas!”

Surpris, le figaro demande: “Comment pouvez-vous dire une chose pareille? J’existe, vous le savez bien, je viens de vous couper les cheveux!”

“Pourtant, reprend le pasteur, regardez ce passant, sur le trottoir. Si les coiffeurs existaient, il n’y aurait pas d’homme aussi mal soigné!”

“Hé, réplique le figaro, c’est parce qu’il n’est pas venu chez moi ou chez un de mes collègues!”

“Exact, fait le ministre. C’est la même chose pour Dieu: il existe, mais, s’il y a tant de choses qui ne vont pas sur terre, c’est parce que beaucoup de gens ne vont pas vers lui et ne veulent rien apprendre de lui.”

À méditer, n’est-ce pas? 


mercredi 16 octobre 2013

(Vu) Parler aux enfants de la prière


Parler aux enfants de la prière

1. Annoncer le sujet. Demander aux enfants ce qu'ils savent, et ce qu'ils pensent de la prière. Veiller à ce qu'ils s'écoutent les uns les autres. S'assurer aussi que chacun n'ait pas une vision trop restreinte de la prière (il y a la prière au culte, et la prière n'importe où, chez soi, dehors... elle peut être dite ou chantée, ou pensée; et pas seulement par le pasteur ou des spécialistes, ni même par des adultes...).

2. Raconter Luc 15: 11 - 24. Commenter: comme le père de cette histoire, Dieu sait bien ce dont nous avons besoin. Il a envie de faire beaucoup plus encore. Il suffit d’aller vers lui !

3. Raconter Marc 14: 32 - 36. Commenter: même Jésus a prié et n'a pas été exaucé !

4. Les 4 "trucs" pour réussir sa prière:
- que notre demande rejoigne la volonté de Dieu (il ne va pas tuer le prof. qui m’a promis une punition...). “Que ta volonté soit faite”.
- ne pas prier et attendre les bras croisés que Dieu agisse ! Au contraire, prier pour trouver le courage de se mettre au boulot avec Dieu. Prier pour rester calme lors d’un examen,  mais pas pour faire une bonne note sans bosser! “Aide-moi à réussir !”
- prier régulièrement, chaque jour, comme on parle à un(e) ami(e). Et pas seulement quand les choses vont mal.
- donc ne pas seulement demander, mais aussi remercier; dire ce qui va bien et ce qui va moins bien; on peut aussi demander pardon pour ce que nous regrettons d’avoir fait (ou de n’avoir pas fait), en sachant que Dieu n’a qu’une envie: nous pardonner, nous voir heureux.

5. Activité manuelle: dessin, représenter qqch que j’ai envie de dire à Dieu; ou trois dessins (merci, pardon, STP); ou un(e) ami(e)...

6. On peut évidemment prier (un exemple ci-dessous), ou réciter le Notre Père.

- Dieu, nous avons de la peine à savoir comment tu es, vraiment. Tu es si différent de nous!  Merci parce que tu nous aimes, comme nous sommes. Tu as pour chacun(e) plus de tendresse qu’une maman, un papa... Quand nous oublions de faire du bien, aide-nous à retrouver la joie en faisant plaisir plutôt qu’en faisant mal; en partageant; en lisant la Bible. Que Jésus nous garde heureux, ensemble!  Amen.