Pour sourire: connaissez-vous la différence entre un diplomate et une femme du monde?
Quand un diplomate dit "oui", ça veut dire "peut-être". Quand il dit "peut-être", ça veut dire "non". Et s'il dit "non", ce n'est pas un diplomate.
La femme du monde? Quand elle dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Et si elle dit "oui", ce n'est pas une femme du monde...
Eh bien Dieu, lui, il nous dit "oui". Toujours. Et ça ne veut pas dire "peut-être"!
J-J Corbaz
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Vous trouverez sur ce blog différentes sortes de contributions:
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- confession de foi (CF),
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- image (Im),
- liturgie (Li),
- poésie (Po),
- prédication (Pr),
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- sciences bibliques (SB),
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Bonne balade entre les mots!
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dimanche 17 août 2014
(Pr, SB, Vu) « L’autre joue - la violence », prédication du 17 août 2014
Lectures: Luc 6 : 27-36, Ps. 3, et II Cor. 12 : 7-10
“Au commencement était... la violence, et rien de ce qui existe n’a été fait sans elle”... - Vous sursautez? À la bonne heure! Car nous n’aimons pas tellement la violence, nous avons plutôt tendance à la cacher, à l’oublier, à vouloir la faire disparaître. On nous a tellement dit que la violence, c’est mauvais.
Pourtant, tout le monde est violent. Pas besoin d’aller au Proche-Orient: chacune de nos journées comprend de la violence, depuis les coups de klaxon agacés au feu vert, jusqu’au moustique écrasé dans la nuit... Faites le compte, dans votre quotidien!
Tout le monde est violent; mais pas parce que nous sommes tous mauvais, ou pécheurs. Tout simplement parce que ça fait partie de la vie. Survivre est une violence. Manger est une violence faite aux espèces animales ou végétales qui nous nourrissent. La lutte pour la survie est une violence. Protéger son existence est un combat (déjà contre les microbes!)... Écoutez: même Dieu est violent! Le psaume 3 n’écrit-il pas: “Tu frappes à la joue mes ennemis, tu casses les dents aux méchants...”
La Bible est pleine de violence. Et même la venue de Jésus provoque elle aussi des cascades d’agressions: depuis le massacre des innocents jusqu’à la mort de Judas, la trahison de Pierre et la lâcheté des autres... Le comble: Jésus lui-même, vous le savez, a fait usage de violence: contre les marchands du temple, et contre les scribes et les pharisiens, injuriés de manière bien peu pacifique! Il comparait sa Parole à une épée bien tranchante, et c’est le même qu’on présente comme un agneau qui se laisse tondre sans ouvrir la bouche.
“Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre”. Comment comprenez-vous ce verset?
On l’interprète en général comme une invitation à ne pas riposter à la violence; à se laisser faire passivement, sans réagir. Rester stoïque et sans réaction, quand on nous attaque. Céder.
Eh bien, non! En nous demandant de tendre l’autre joue, Jésus ne nous invite pas à nous laisser faire violence, passivement, sans réagir. D’ailleurs, nous l’avons vu, ce n’est pas ainsi qu’il a agi lui-même. Ne pas répondre à la violence par la violence, ça oui, bien sûr! Mais ne pas réagir du tout, rester passifs, céder; alors non, ce n’est pas ce que dit Jésus.
La violence est partout, nous le disions. Et il est important, vital, de ne pas l’amplifier. Sinon c’est la loi de la jungle, la volonté du plus fort qui l’emporte. Il est essentiel de contenir la violence, de la dresser comme une bête féroce qui cherche à vous sauter dessus. Pour sortir du cercle vicieux, il faut être plus fort que les agressions, les brutalités, la haine...
Être plus fort: non pas passifs, mais actifs. Ne pas baisser les bras, mais les utiliser au mieux. Non pas ne rien faire, mais... tendre l’autre joue.
L’autre joue: savez-vous que le Nouveau Testament, écrit en grec, exprime là quelque chose d’intraduisible en français? Pour dire “autre”, il y a en grec deux mots: “allos” et “heteros”. “Heteros” (d’où vient le terme “hétérosexuel”, par exemple), c’est l’autre parmi deux choses, ou deux personnes; quand il n’y a que deux possibilités. “Allos”, c’est l’autre parmi plus de deux objets ou personnes. Ainsi, quand je dis: “Mes parents sont malades: l’un a la grippe, et l’autre une bronchite”, l’autre, c’est “heteros”, car je n’ai que deux parents. Par contre, pour “Un de mes paroissiens est à Lausanne, un autre est resté chez lui”, l’autre, ce sera “allos”, puisqu’ils sont, en tout, plus que deux!
Tout ça pour vous dire que: dans “tendre l’autre joue”, pour “l’autre”, ce n’est pas “heteros” qui est employé par l’évangile (alors qu’on n’a que deux joues, pourtant); ce n’est pas “heteros”, c’est “allos”. Présenter l’autre joue, c’est donc tendre une autre joue, une joue différente. C’est réagir d’une manière nouvelle, qui aide à sortir du cercle vicieux de la violence.
Vous l’avez tous expérimenté: de répondre à l’agressivité par l’agressivité, ça engendre l’escalade de la violence. Mais à l’opposé, un mot, un geste, un acte à contre-courant peut tout changer; désamorcer l’agression, dés-armer la haine.
Ainsi un joueur de football, victime d’un méchant coup tordu de la part d’un adversaire qui voulait lui prendre le ballon, est allé au bord du terrain lui offrir une autre balle, rien que pour lui! Un enseignant, traité de noms d’oiseaux trop vulgaires pour être rapportés ici, a fourni à ses étudiants une liste plus complète d’injures, un peu comme Cyrano dans la tirade des nez... Le judo connaît bien ce principe: pour faire reculer quelqu’un, il vaut mieux faire semblant de le tirer en avant, car l’autre résiste, et il recule spontanément!
Rompre la symétrie. Encore faut-il bien du courage et de l’imagination, de l’esprit et de l’à-propos. Et de la force intérieure, ô combien, pour résister à la tentation de la colère qui monte! C’est en cela, et en cela seulement, que nous osons nous demander les uns aux autres, selon les termes de l’évangile, d’être parfaits (chez Matthieu) ou pleins de bonté (chez Luc) comme l’est notre Père céleste. C’est-à-dire non pas de nous abstenir de toute faute -c’est impossible, évidemment- mais, avec Dieu, tout imaginer, tout mettre en oeuvre pour désamorcer la violence, la sortir des mécanismes qui la font se reproduire et se multiplier à l’infini...
Et cela, vous l’imaginez bien, c’est exactement le contraire de la passivité! C’est mettre en action un amour, un respect, une espérance dont nous ne sommes capables que parce que Dieu nous les donne, d’abord, en Jésus-Christ.
Ainsi, l’attitude chrétienne, dans un conflit, ce n’est pas plus céder que répondre avec les mêmes armes. L’attitude chrétienne, c’est rompre la symétrie, en puisant nos forces dans celles de Dieu. Car, vous vous en rendez bien compte, si Dieu ne nous avait pas “tendu une autre joue”, en Christ, face à nos péchés, si Dieu nous avait donné la réciproque, eh bien, nous serions morts!
Voilà le chemin nouveau que Jésus nous appelle à parcourir, derrière lui. Savoir que la violence existe, en moi, en nous; l’utiliser quand on ne peut pas faire autrement, mais en la maîtrisant, en cherchant à la dominer nous-mêmes plutôt que d’être dominés par elle. Éduquer des enfants, par exemple, est impossible sans un minimum de violence: quand mes enfants, tout bébés, avaient 39°5 de fièvre, il fallait bien les forcer à accepter un suppositoire, malgré leurs refus et leurs pleurs...
Savoir donc qu’on n’échappe pas à la violence, mais en même temps chercher à la désamorcer partout où c’est possible; sortir du cercle vicieux par une “autre joue”, une autre réponse. -Ce qui est exactement le sens du mot “non-violence”, mais ce terme a été si souvent employé de manière fausse que je n’aime plus guère l’utiliser.- Chercher à dominer l’agressivité. Or, je ne peux pas maîtriser quelque chose que je ne vois pas, que je ne veux pas regarder. Ainsi, je ne pourrai pas être non-violent tant que je ne reconnaîtrai pas la part de violence qu’il y a en moi. Je ne pourrai pas “feinter” l’agressivité, je serai incapable de me jouer d’elle en lui tendant une autre face, si je fais semblant qu’elle n’existe pas.
“Au commencement était la violence...” Oui. Et le chrétien, à cause de son Seigneur, n’est ni masochiste ni lâche. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds. Mais il sait qu’en Christ il a reçu assez de force et d’esprit pour essayer de vaincre cette violence avec d’autres armes.
Cette apparente faiblesse, c’est la vraie force. Amen.
Jean-Jacques Corbaz
“Au commencement était... la violence, et rien de ce qui existe n’a été fait sans elle”... - Vous sursautez? À la bonne heure! Car nous n’aimons pas tellement la violence, nous avons plutôt tendance à la cacher, à l’oublier, à vouloir la faire disparaître. On nous a tellement dit que la violence, c’est mauvais.
Pourtant, tout le monde est violent. Pas besoin d’aller au Proche-Orient: chacune de nos journées comprend de la violence, depuis les coups de klaxon agacés au feu vert, jusqu’au moustique écrasé dans la nuit... Faites le compte, dans votre quotidien!
Tout le monde est violent; mais pas parce que nous sommes tous mauvais, ou pécheurs. Tout simplement parce que ça fait partie de la vie. Survivre est une violence. Manger est une violence faite aux espèces animales ou végétales qui nous nourrissent. La lutte pour la survie est une violence. Protéger son existence est un combat (déjà contre les microbes!)... Écoutez: même Dieu est violent! Le psaume 3 n’écrit-il pas: “Tu frappes à la joue mes ennemis, tu casses les dents aux méchants...”
La Bible est pleine de violence. Et même la venue de Jésus provoque elle aussi des cascades d’agressions: depuis le massacre des innocents jusqu’à la mort de Judas, la trahison de Pierre et la lâcheté des autres... Le comble: Jésus lui-même, vous le savez, a fait usage de violence: contre les marchands du temple, et contre les scribes et les pharisiens, injuriés de manière bien peu pacifique! Il comparait sa Parole à une épée bien tranchante, et c’est le même qu’on présente comme un agneau qui se laisse tondre sans ouvrir la bouche.
“Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre”. Comment comprenez-vous ce verset?
On l’interprète en général comme une invitation à ne pas riposter à la violence; à se laisser faire passivement, sans réagir. Rester stoïque et sans réaction, quand on nous attaque. Céder.
Eh bien, non! En nous demandant de tendre l’autre joue, Jésus ne nous invite pas à nous laisser faire violence, passivement, sans réagir. D’ailleurs, nous l’avons vu, ce n’est pas ainsi qu’il a agi lui-même. Ne pas répondre à la violence par la violence, ça oui, bien sûr! Mais ne pas réagir du tout, rester passifs, céder; alors non, ce n’est pas ce que dit Jésus.
La violence est partout, nous le disions. Et il est important, vital, de ne pas l’amplifier. Sinon c’est la loi de la jungle, la volonté du plus fort qui l’emporte. Il est essentiel de contenir la violence, de la dresser comme une bête féroce qui cherche à vous sauter dessus. Pour sortir du cercle vicieux, il faut être plus fort que les agressions, les brutalités, la haine...
Être plus fort: non pas passifs, mais actifs. Ne pas baisser les bras, mais les utiliser au mieux. Non pas ne rien faire, mais... tendre l’autre joue.
L’autre joue: savez-vous que le Nouveau Testament, écrit en grec, exprime là quelque chose d’intraduisible en français? Pour dire “autre”, il y a en grec deux mots: “allos” et “heteros”. “Heteros” (d’où vient le terme “hétérosexuel”, par exemple), c’est l’autre parmi deux choses, ou deux personnes; quand il n’y a que deux possibilités. “Allos”, c’est l’autre parmi plus de deux objets ou personnes. Ainsi, quand je dis: “Mes parents sont malades: l’un a la grippe, et l’autre une bronchite”, l’autre, c’est “heteros”, car je n’ai que deux parents. Par contre, pour “Un de mes paroissiens est à Lausanne, un autre est resté chez lui”, l’autre, ce sera “allos”, puisqu’ils sont, en tout, plus que deux!
Tout ça pour vous dire que: dans “tendre l’autre joue”, pour “l’autre”, ce n’est pas “heteros” qui est employé par l’évangile (alors qu’on n’a que deux joues, pourtant); ce n’est pas “heteros”, c’est “allos”. Présenter l’autre joue, c’est donc tendre une autre joue, une joue différente. C’est réagir d’une manière nouvelle, qui aide à sortir du cercle vicieux de la violence.
Vous l’avez tous expérimenté: de répondre à l’agressivité par l’agressivité, ça engendre l’escalade de la violence. Mais à l’opposé, un mot, un geste, un acte à contre-courant peut tout changer; désamorcer l’agression, dés-armer la haine.
Ainsi un joueur de football, victime d’un méchant coup tordu de la part d’un adversaire qui voulait lui prendre le ballon, est allé au bord du terrain lui offrir une autre balle, rien que pour lui! Un enseignant, traité de noms d’oiseaux trop vulgaires pour être rapportés ici, a fourni à ses étudiants une liste plus complète d’injures, un peu comme Cyrano dans la tirade des nez... Le judo connaît bien ce principe: pour faire reculer quelqu’un, il vaut mieux faire semblant de le tirer en avant, car l’autre résiste, et il recule spontanément!
Rompre la symétrie. Encore faut-il bien du courage et de l’imagination, de l’esprit et de l’à-propos. Et de la force intérieure, ô combien, pour résister à la tentation de la colère qui monte! C’est en cela, et en cela seulement, que nous osons nous demander les uns aux autres, selon les termes de l’évangile, d’être parfaits (chez Matthieu) ou pleins de bonté (chez Luc) comme l’est notre Père céleste. C’est-à-dire non pas de nous abstenir de toute faute -c’est impossible, évidemment- mais, avec Dieu, tout imaginer, tout mettre en oeuvre pour désamorcer la violence, la sortir des mécanismes qui la font se reproduire et se multiplier à l’infini...
Et cela, vous l’imaginez bien, c’est exactement le contraire de la passivité! C’est mettre en action un amour, un respect, une espérance dont nous ne sommes capables que parce que Dieu nous les donne, d’abord, en Jésus-Christ.
Ainsi, l’attitude chrétienne, dans un conflit, ce n’est pas plus céder que répondre avec les mêmes armes. L’attitude chrétienne, c’est rompre la symétrie, en puisant nos forces dans celles de Dieu. Car, vous vous en rendez bien compte, si Dieu ne nous avait pas “tendu une autre joue”, en Christ, face à nos péchés, si Dieu nous avait donné la réciproque, eh bien, nous serions morts!
Voilà le chemin nouveau que Jésus nous appelle à parcourir, derrière lui. Savoir que la violence existe, en moi, en nous; l’utiliser quand on ne peut pas faire autrement, mais en la maîtrisant, en cherchant à la dominer nous-mêmes plutôt que d’être dominés par elle. Éduquer des enfants, par exemple, est impossible sans un minimum de violence: quand mes enfants, tout bébés, avaient 39°5 de fièvre, il fallait bien les forcer à accepter un suppositoire, malgré leurs refus et leurs pleurs...
Savoir donc qu’on n’échappe pas à la violence, mais en même temps chercher à la désamorcer partout où c’est possible; sortir du cercle vicieux par une “autre joue”, une autre réponse. -Ce qui est exactement le sens du mot “non-violence”, mais ce terme a été si souvent employé de manière fausse que je n’aime plus guère l’utiliser.- Chercher à dominer l’agressivité. Or, je ne peux pas maîtriser quelque chose que je ne vois pas, que je ne veux pas regarder. Ainsi, je ne pourrai pas être non-violent tant que je ne reconnaîtrai pas la part de violence qu’il y a en moi. Je ne pourrai pas “feinter” l’agressivité, je serai incapable de me jouer d’elle en lui tendant une autre face, si je fais semblant qu’elle n’existe pas.
“Au commencement était la violence...” Oui. Et le chrétien, à cause de son Seigneur, n’est ni masochiste ni lâche. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds. Mais il sait qu’en Christ il a reçu assez de force et d’esprit pour essayer de vaincre cette violence avec d’autres armes.
Cette apparente faiblesse, c’est la vraie force. Amen.
Jean-Jacques Corbaz
vendredi 15 août 2014
(Ci, FA, Ré, Vu) Assomption?
Aujourd'hui 15 août, nous fêtons l'Assomption. Késako??? Merci à la professeure Claire Clivaz pour ses explications que voici:
Cette fête a des racines dans des textes apocryphes comme la Dormition de Marie, et une longue tradition dans l'Eglise ancienne. Toutefois, Eglise catholique romaine et Eglise orthodoxe perçoivent très diversement ce point de la mariologie.
Côté catholique romain, il s'agit du dernier dogme marial prononcé en 1950. Il découle du dogme de l'Immaculée conception prononcé au siècle précédant: si Marie a été conçue sans péché, alors elle n'a pas connu la corruption de la mort et a été directement enlevée aux cieux. Dans la foulée, il avait été envisagé de promulguer aussi la co-rédemption de Marie, mais la lecture du "Christ seul médiateur" de l'Epître aux Hébreux avait heureusement dissuader le pape de l'époque d'aller jusque-là.
Côté orthodoxe, si Marie est très importante et vénérée, si sa "dormition" est fêtée, le fait qu'on ait pu dogmatiser sa conception immaculée et l'extraire ainsi du statut du commun des mortels est insupportable. Les deux dogmatisations de l'Immaculée Conception et de l'Assomption sont une blessure oecuménique pour les orthodoxes.
Pour nous comme protestants, c'est important de considérer cette thématique avec les points de vue catholique et orthodoxe.
A titre personnel, on est clairement dans l'excès avec ces deux dogmes modernes, qui auraient pu aller jusqu'à la co-rédemption de Marie.
Que Marie compte et soit à revisiter pour nous est évident. Le livre "Marie de Nazareth" de France Quéré est somptueux.
Cette fête a des racines dans des textes apocryphes comme la Dormition de Marie, et une longue tradition dans l'Eglise ancienne. Toutefois, Eglise catholique romaine et Eglise orthodoxe perçoivent très diversement ce point de la mariologie.
Côté catholique romain, il s'agit du dernier dogme marial prononcé en 1950. Il découle du dogme de l'Immaculée conception prononcé au siècle précédant: si Marie a été conçue sans péché, alors elle n'a pas connu la corruption de la mort et a été directement enlevée aux cieux. Dans la foulée, il avait été envisagé de promulguer aussi la co-rédemption de Marie, mais la lecture du "Christ seul médiateur" de l'Epître aux Hébreux avait heureusement dissuader le pape de l'époque d'aller jusque-là.
Côté orthodoxe, si Marie est très importante et vénérée, si sa "dormition" est fêtée, le fait qu'on ait pu dogmatiser sa conception immaculée et l'extraire ainsi du statut du commun des mortels est insupportable. Les deux dogmatisations de l'Immaculée Conception et de l'Assomption sont une blessure oecuménique pour les orthodoxes.
Pour nous comme protestants, c'est important de considérer cette thématique avec les points de vue catholique et orthodoxe.
A titre personnel, on est clairement dans l'excès avec ces deux dogmes modernes, qui auraient pu aller jusqu'à la co-rédemption de Marie.
Que Marie compte et soit à revisiter pour nous est évident. Le livre "Marie de Nazareth" de France Quéré est somptueux.
lundi 4 août 2014
(Pr) Naaman, Guéhazi et les vraies valeurs - Prédic du 3.8.2014
Lectures bibliques: 2 Rois 5, 14-27; Luc 12, 16-21; Galates 3, 26-29
(Résumé de l’épisode précédent). Dimanche dernier, nous avons vu Naaman, le grand général syrien, se faire secouer et remettre en question, durement. Il a dû beaucoup travailler sur lui-même pour accepter la gratuité de Dieu et apprendre à abandonner les sécurités matérielles. Atteint par la lèpre, et donc contraint de se cacher pour ne pas être mis au ban de la société, il devra littéralement se mettre à nu pour retrouver la santé, au bout d’un long chemin.
Naaman avait emporté avec lui des richesses énormes pour payer sa guérison: 300 kg d’argent, 60 kg d’or, des habits de luxe... Mais Elisée refuse ce cadeau faramineux. Dieu est un Dieu des pauvres, des sans moyens... De ceux qui ne méritent pas. Il est grâce, donc gratuit. Sa bonté est offerte à chacun(e), disponible, toute proche. Ou plutôt: il est d’autant plus près de nous que nous sommes vulnérables et vrais. Donc nus. On dit que plus un arbre est haut, et plus il attire la foudre. Pour l'être humain, c'est l'inverse: plus il est bas, et plus il attire Dieu!
Si fréquemment, aujourd’hui comme hier, les êtres humains jouent des rôles. Comme Naaman, ils veulent avant tout sauver la face. Mais quand on a l’occasion d’entrevoir ce qu’il y a derrière le masque, c’est souvent le choc! Que de dépressions, que de relations foireuses avec sa famille ou ses collègues... Remords, rancunes, qui rongent comme la lèpre... Si peu de vraies raisons de vivre...
Tant que nous jouons un personnage, notre relation avec les autres ne peut être que faussée. Tout comme notre relation avec Dieu, évidemment! Certes, il est très difficile de se montrer nu. D’être soi-même et vrai. Il faut d’abord se connaître. Et ensuite s’accepter! Mais c’est la seule manière d’aller à la rencontre des autres, véritablement; de pouvoir les connaître; de les accepter comme ils sont. De même pour Dieu, évidemment: aller vers lui, le connaître et l’accepter, comme il est!
Dans ce récit plein de merveilleux, Elisée donc réussit beaucoup plus qu’une guérison physique: il permet à Naaman de changer de vie, de découvrir l’essentiel. Il le rétablit dans sa relation avec le divin, avec les autres, et donc avec lui-même.
Alléluia? Tout est bien qui finit bien? Euh ben... Pas tout à fait. Car il y a l’attrait de la richesse, qui est d’une force... incroyable. Le diabolique Mamon, comme Jésus le nomme, a de solides arguments. Et c’est au sein même de sa maison que le prophète Elisée va devoir le constater. Son serviteur Guéhazi succombe au désir. La gratuité, il oublie! Il court derrière Naaman et lui demande de l’argent, une somme considérable. Ce que bien sûr le riche Syrien accorde sans hésiter, et même à double; heureux de pouvoir manifester sa reconnaissance.
Mais attendez une minute avant de condamner Guéhazi. Car cet homme nous ressemble; plus peut-être qu’Elisée ou Naaman. Qu’aurions-nous fait, à sa place? Est-ce que moi j’aurais résisté à la tentation? Honnêtement, je ne sais pas. Car je n’ai jamais vécu sans argent; je n’ai jamais eu peur de mourir de faim; jamais eu peur de n’avoir rien à donner à mes enfants. Au contraire de beaucoup de mes prochains, en Suisse ou à l’étranger.
C’est au fond facile de juger sommairement la tromperie de Guéhazi. C’est facile de dire “Il faut faire confiance”; facile de se réfugier dans une foi personnelle et privée, à distance des autres... quand on n’a pas de gros soucis d’argent. Pour celui ou celle qui vit dans la pauvreté, l’occasion peut faire le larron. “S’enrichir: quel imbécile je serais de refuser cette opportunité”. (Entre parenthèses, n’est-ce pas d’ailleurs l’idéologie que charrie surtout notre société?).
Ne nous voilons donc pas la face (si j’ose dire, dans cette histoire de lèpre et de nudité!!). Ne nous voilons pas la face: il est normal d’avoir des envies. C’est notre condition humaine que de subir des tentations, comme Guéhazi. Et notre vocation de chrétiens, et notre responsabilité, c’est d’apprendre à gérer ces envies. Comme Dieu le disait à Caïn, lorsque ce dernier éprouvait de la jalousie pour son frère: “Le péché est pareil à un animal sauvage tapi derrière ta porte. C’est à toi de le dominer. Sinon, c’est lui qui sera ton maître”.
La fin de l’histoire aurait pu être si belle, pense-t-on parfois, si ce triste épisode de Guéhazi n’était pas venu tout gâcher.
Mais non! Ou plutôt: “Oui... mais”! Car la vie n’est que rarement (très-très rarement!) tissée de réactions modèles comme celle d’Elisée. Lui, il est presque parfait! Inaccessible! La vie, au contraire, elle est pleine de Guéhazi, qui ne résistent pas à l’opportunité de s’enrichir. Et puis, Dieu soit loué, elle nous offre souvent aussi, la vie, des Naaman, qui vont de l’avant, qui cheminent, qui progressent... qui guérissent leurs blessures, peu à peu, avec l’aide de Dieu... qui apprivoisent leurs peurs... mais qui savent qu’ils devront parfois transiger avec leurs principes; qui sont conscients qu’ils vont de temps en temps devoir s’incliner devant des faux dieux; revenir à leurs comportements du passé. Heureusement, ils ne se couperont pourtant jamais de l’amour du Seigneur.
Je trouve génial, la Bible ressemble à notre vie. Celles et ceux qui s’y débattent nous sont souvent semblables. Avec des exceptions, pareilles à quelques rayons lumineux, des exceptions comme Elisée; Moïse; Salomon; et la plus grande de toutes: Jésus!
La fin de l’histoire est belle, pour moi, parce qu’elle me parle d’un monde qui est le mien. Ce qui m’évite la tentation du Yaka (vous savez, quand on a l’impression qu’il suffit de vouloir pour imiter les modèles!). J’aime cette fin, parce qu’elle me met en garde contre les pièges que cette vie nous réserve, à chaque tournant.
En effet Guéhazi, après avoir trompé Naaman, est obligé de mentir à Elisée. Le fameux cercle vicieux. Un vieux sage disait: “Essayer de cacher une faute par un mensonge, ça revient à remplacer sur un habit une tache par un trou”. Un tel mensonge détruit la relation. Il est comme une lèpre, qui grignote peu à peu la vie harmonieuse. Et c’est exactement ce que Guéhazi va expérimenter, littéralement. Il est atteint par la terrible maladie. La peau devient comme de la cendre. Peur de la mort. Et la malédiction, qui nous met au ban de la société... Guéhazi est rongé par sa faute. Pareil à ces grands escrocs qui ne peuvent jouir de leur butin que terrés au fond d’une jungle lointaine, il va sans doute regretter parfois son ancienne vie. Conscient que ses richesses l’ont entraîné dans le malheur.
Peut-être trouvez-vous cette morale un peu taillée à la hache. L’auteur du livre des Rois a dû aussi le penser lui-même! En effet, le récit qui suit immédiatement notre épisode, c’est justement une histoire de hache maniée trop fort... Hum! Qui a dit que l’humour et l’autodérision étaient absents des textes sacrés?
Donc, n’oublions pas les nuances! Ne condamnons pas sans appel Guéhazi, ou d’autres qui font comme lui. Mais méditons plutôt sur nous-mêmes. Sur nos valeurs; nos comportements. Quelles sont mes priorités, dans la vie? Est-ce l’argent? Ou bien l’amour? Est-ce de garder une conscience nette? Ou des relations harmonieuses avec ce et ceux qui m’entourent? Être en bonne santé? Être comme Naaman relié par une communion spirituelle (lui qui emporte de la terre d’Israël pour pouvoir se joindre au culte de Dieu)? Ou bien un peu tout ça à la fois?
Pour moi, le fait de ne pas être seul face au mal est très important. Vivre une foi, une religion, mais relié à d’autres en vue d’essayer de mieux m’ouvrir à Dieu. Afin de tenir tête aux envies destructrices. Pour ne pas oublier l’essentiel.
Vivre en communauté; en paroisse; en Eglise, c’est important pour rester ancré dans l’amour de Celui qui, seul, est la vraie richesse. Et puis, c’est aussi un excellent antidote à notre culpabilité. Eh oui! Car, de voir que nos frères et soeurs sont faillibles, qu’ils succombent parfois à la tentation... eh bien, ça nous aide à supporter nos propres manquements!
Avec Naaman, entre Elisée et Guéhazi, mettre nos pas dans ceux de Dieu. Du Dieu de gratuité. Pour avancer en direction d’une meilleure limpidité. Le véritable trésor. Amen.
Jean-Jacques Corbaz
(Résumé de l’épisode précédent). Dimanche dernier, nous avons vu Naaman, le grand général syrien, se faire secouer et remettre en question, durement. Il a dû beaucoup travailler sur lui-même pour accepter la gratuité de Dieu et apprendre à abandonner les sécurités matérielles. Atteint par la lèpre, et donc contraint de se cacher pour ne pas être mis au ban de la société, il devra littéralement se mettre à nu pour retrouver la santé, au bout d’un long chemin.
Naaman avait emporté avec lui des richesses énormes pour payer sa guérison: 300 kg d’argent, 60 kg d’or, des habits de luxe... Mais Elisée refuse ce cadeau faramineux. Dieu est un Dieu des pauvres, des sans moyens... De ceux qui ne méritent pas. Il est grâce, donc gratuit. Sa bonté est offerte à chacun(e), disponible, toute proche. Ou plutôt: il est d’autant plus près de nous que nous sommes vulnérables et vrais. Donc nus. On dit que plus un arbre est haut, et plus il attire la foudre. Pour l'être humain, c'est l'inverse: plus il est bas, et plus il attire Dieu!
Si fréquemment, aujourd’hui comme hier, les êtres humains jouent des rôles. Comme Naaman, ils veulent avant tout sauver la face. Mais quand on a l’occasion d’entrevoir ce qu’il y a derrière le masque, c’est souvent le choc! Que de dépressions, que de relations foireuses avec sa famille ou ses collègues... Remords, rancunes, qui rongent comme la lèpre... Si peu de vraies raisons de vivre...
Tant que nous jouons un personnage, notre relation avec les autres ne peut être que faussée. Tout comme notre relation avec Dieu, évidemment! Certes, il est très difficile de se montrer nu. D’être soi-même et vrai. Il faut d’abord se connaître. Et ensuite s’accepter! Mais c’est la seule manière d’aller à la rencontre des autres, véritablement; de pouvoir les connaître; de les accepter comme ils sont. De même pour Dieu, évidemment: aller vers lui, le connaître et l’accepter, comme il est!
Dans ce récit plein de merveilleux, Elisée donc réussit beaucoup plus qu’une guérison physique: il permet à Naaman de changer de vie, de découvrir l’essentiel. Il le rétablit dans sa relation avec le divin, avec les autres, et donc avec lui-même.
Alléluia? Tout est bien qui finit bien? Euh ben... Pas tout à fait. Car il y a l’attrait de la richesse, qui est d’une force... incroyable. Le diabolique Mamon, comme Jésus le nomme, a de solides arguments. Et c’est au sein même de sa maison que le prophète Elisée va devoir le constater. Son serviteur Guéhazi succombe au désir. La gratuité, il oublie! Il court derrière Naaman et lui demande de l’argent, une somme considérable. Ce que bien sûr le riche Syrien accorde sans hésiter, et même à double; heureux de pouvoir manifester sa reconnaissance.
Mais attendez une minute avant de condamner Guéhazi. Car cet homme nous ressemble; plus peut-être qu’Elisée ou Naaman. Qu’aurions-nous fait, à sa place? Est-ce que moi j’aurais résisté à la tentation? Honnêtement, je ne sais pas. Car je n’ai jamais vécu sans argent; je n’ai jamais eu peur de mourir de faim; jamais eu peur de n’avoir rien à donner à mes enfants. Au contraire de beaucoup de mes prochains, en Suisse ou à l’étranger.
C’est au fond facile de juger sommairement la tromperie de Guéhazi. C’est facile de dire “Il faut faire confiance”; facile de se réfugier dans une foi personnelle et privée, à distance des autres... quand on n’a pas de gros soucis d’argent. Pour celui ou celle qui vit dans la pauvreté, l’occasion peut faire le larron. “S’enrichir: quel imbécile je serais de refuser cette opportunité”. (Entre parenthèses, n’est-ce pas d’ailleurs l’idéologie que charrie surtout notre société?).
Ne nous voilons donc pas la face (si j’ose dire, dans cette histoire de lèpre et de nudité!!). Ne nous voilons pas la face: il est normal d’avoir des envies. C’est notre condition humaine que de subir des tentations, comme Guéhazi. Et notre vocation de chrétiens, et notre responsabilité, c’est d’apprendre à gérer ces envies. Comme Dieu le disait à Caïn, lorsque ce dernier éprouvait de la jalousie pour son frère: “Le péché est pareil à un animal sauvage tapi derrière ta porte. C’est à toi de le dominer. Sinon, c’est lui qui sera ton maître”.
La fin de l’histoire aurait pu être si belle, pense-t-on parfois, si ce triste épisode de Guéhazi n’était pas venu tout gâcher.
Mais non! Ou plutôt: “Oui... mais”! Car la vie n’est que rarement (très-très rarement!) tissée de réactions modèles comme celle d’Elisée. Lui, il est presque parfait! Inaccessible! La vie, au contraire, elle est pleine de Guéhazi, qui ne résistent pas à l’opportunité de s’enrichir. Et puis, Dieu soit loué, elle nous offre souvent aussi, la vie, des Naaman, qui vont de l’avant, qui cheminent, qui progressent... qui guérissent leurs blessures, peu à peu, avec l’aide de Dieu... qui apprivoisent leurs peurs... mais qui savent qu’ils devront parfois transiger avec leurs principes; qui sont conscients qu’ils vont de temps en temps devoir s’incliner devant des faux dieux; revenir à leurs comportements du passé. Heureusement, ils ne se couperont pourtant jamais de l’amour du Seigneur.
Je trouve génial, la Bible ressemble à notre vie. Celles et ceux qui s’y débattent nous sont souvent semblables. Avec des exceptions, pareilles à quelques rayons lumineux, des exceptions comme Elisée; Moïse; Salomon; et la plus grande de toutes: Jésus!
La fin de l’histoire est belle, pour moi, parce qu’elle me parle d’un monde qui est le mien. Ce qui m’évite la tentation du Yaka (vous savez, quand on a l’impression qu’il suffit de vouloir pour imiter les modèles!). J’aime cette fin, parce qu’elle me met en garde contre les pièges que cette vie nous réserve, à chaque tournant.
En effet Guéhazi, après avoir trompé Naaman, est obligé de mentir à Elisée. Le fameux cercle vicieux. Un vieux sage disait: “Essayer de cacher une faute par un mensonge, ça revient à remplacer sur un habit une tache par un trou”. Un tel mensonge détruit la relation. Il est comme une lèpre, qui grignote peu à peu la vie harmonieuse. Et c’est exactement ce que Guéhazi va expérimenter, littéralement. Il est atteint par la terrible maladie. La peau devient comme de la cendre. Peur de la mort. Et la malédiction, qui nous met au ban de la société... Guéhazi est rongé par sa faute. Pareil à ces grands escrocs qui ne peuvent jouir de leur butin que terrés au fond d’une jungle lointaine, il va sans doute regretter parfois son ancienne vie. Conscient que ses richesses l’ont entraîné dans le malheur.
Peut-être trouvez-vous cette morale un peu taillée à la hache. L’auteur du livre des Rois a dû aussi le penser lui-même! En effet, le récit qui suit immédiatement notre épisode, c’est justement une histoire de hache maniée trop fort... Hum! Qui a dit que l’humour et l’autodérision étaient absents des textes sacrés?
Donc, n’oublions pas les nuances! Ne condamnons pas sans appel Guéhazi, ou d’autres qui font comme lui. Mais méditons plutôt sur nous-mêmes. Sur nos valeurs; nos comportements. Quelles sont mes priorités, dans la vie? Est-ce l’argent? Ou bien l’amour? Est-ce de garder une conscience nette? Ou des relations harmonieuses avec ce et ceux qui m’entourent? Être en bonne santé? Être comme Naaman relié par une communion spirituelle (lui qui emporte de la terre d’Israël pour pouvoir se joindre au culte de Dieu)? Ou bien un peu tout ça à la fois?
Pour moi, le fait de ne pas être seul face au mal est très important. Vivre une foi, une religion, mais relié à d’autres en vue d’essayer de mieux m’ouvrir à Dieu. Afin de tenir tête aux envies destructrices. Pour ne pas oublier l’essentiel.
Vivre en communauté; en paroisse; en Eglise, c’est important pour rester ancré dans l’amour de Celui qui, seul, est la vraie richesse. Et puis, c’est aussi un excellent antidote à notre culpabilité. Eh oui! Car, de voir que nos frères et soeurs sont faillibles, qu’ils succombent parfois à la tentation... eh bien, ça nous aide à supporter nos propres manquements!
Avec Naaman, entre Elisée et Guéhazi, mettre nos pas dans ceux de Dieu. Du Dieu de gratuité. Pour avancer en direction d’une meilleure limpidité. Le véritable trésor. Amen.
Jean-Jacques Corbaz
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