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vendredi 16 décembre 2016

(Vu) Pourquoi fête-t-on Noël avec des sapins?

Le sapin est relativement récent dans les festivités de Noël. Bien sûr qu'en Israël, il n'y en avait pas.

Il est apparu au Moyen Âge ou à la Renaissance, suivant les endroits, voire plus tard encore dans certains pays. Mais depuis longtemps, il symbolisait la vie qui continue malgré l'hiver, puisqu'il reste vert sous les plus grands froids.

Lorsque la fête de la naissance de Jésus a été fixée au 25 décembre, c'était pour combattre des fêtes païennes: "Sol invictus" des Romains, fêtes païennes du solstice... Ces fêtes étaient si fortement ancrées dans la population que les chrétiens n'ont pas réussi à les éradiquer. Ils les ont donc "christianisées" en y célébrant la naissance de Jésus.
Mais les éléments symboliques forts sont restés: bougies pour exprimer la lumière, sapin pour dire la vie malgré tout, gui, houx... bûche de Noël au Tessin... pommes ou fruits de couleur vive pour décorer les maisons, qu'on a plus tard associés aux branches de sapin, puis à l'arbre entier.

Les missionnaires chrétiens (dès le VIIIè siècle ap. JC) ont également favorisé l'association du sapin à la foi au Christ pour combattre l'adoration du chêne dans les pays du nord; car le chêne était dédié à Odin. Et puis le sapin, élément souple et plus frêle, symbolisait mieux Jésus que la force massive du chêne. Mais là, le sapin n'avait aucun lien avec la naissance de Jésus.

Les premiers sapins de Noël datent de 1510, peut-être un peu avant, dans certaines régions germaniques.
Le premier sapin de Noël en Suisse Romande date de 1831, à Lausanne.
Il y a quantité d'autres symboles, parfois très anciens, qui se recoupent autour du sapin, bien sûr. Rien n'est monolithique!

                                                              JJ Corbaz

Je vous copie-colle ci-dessous un article de Wikipédia:

S'il est clair que la coutume du sapin de Noël moderne remonte à la Renaissance dans les pays germaniques (attestation au XVe siècle dans les cérémonies de fin d'année des guildes germaniques et livoniennes, Riga prétend officiellement qu'a été érigé et décoré le premier arbre de Noël dans sa cité en 15106), il existe un certain nombre de théories qui spéculent quant à son origine plus lointaine7.
L'image de l'arbre comme symbole de renouveau de la vie est un thème traditionnel païen qui se retrouve dans le monde antique et médiéval (voir notamment le culte idolâtrique et les nombreuses mythologies liées à l'Arbre du Monde) avant que ce symbole soit assimilé par le christianisme. Le sapin et l'épicéa, conifères à feuilles persistantes, rappellent depuis longtemps ce symbolisme de la renaissance lors du solstice d'hiver, comme en attestent les gravures rupestres dans les régions scandinaves8.
Selon l'Encyclopædia Britannica, l'utilisation d'arbres à feuilles persistantes, de couronnes et de guirlandes pour symboliser la vie éternelle est une coutume antique chez les Égyptiens, Chinois et Hébreux. Les Romains lors des Saturnales décorent leurs maisons de branches de laurier, de buis ou d'olivier et laissent allumées des lampes pour éloigner les démons9. Le culte des arbres est courant dans l'Europe païenne et survit à sa conversion au christianisme dans les coutumes scandinaves où persiste la tradition lors des fêtes d'hiver de Yule de décorer la maison et la grange avec des conifères auxquels on attache des torches et des rubans de couleur ou de suspendre des branches de sapin dans la maison pour chasser les mauvais esprits10.

Boniface abattant le chêne de Thor.
D'autres théories lui attribuent une origine chrétienne en Gaule. La coutume du sapin décoré remonterait au missionnaire saint Colomban qui fonde en 590 le monastère de Luxeuil au pied des Vosges. Un soir de Noël, il emmène avec lui quelques-uns de ses religieux jusqu’au sommet de la montagne où préside un antique sapin, objet de culte païen. Les moines accrochent à l’arbre leurs lanternes et leurs torches et dessinent une croix lumineuse au sommet. Cet acte syncrétique permet à saint Colomban de raconter les merveilles de la naissance de Jésus aux paysans accourus voir ce spectacle et d'en convertir plusieurs, lançant la coutume d’installer chaque année des sapins illuminés11. Cependant aucune tradition écrite ne relate cette histoire à cette époque où l’arbre symbolique par excellence dans les forêts druidiques est le chêne, l'épicéa étant également chez les Celtes l’arbre de l’enfantement : associé au 24 décembre, il est décoré lors des rites du solstice d'hiver de fruits, de fleurs et de blé12. Une autre légende du VIIIe siècle est l'histoire du chêne de Thor de Boniface de Mayence qui illustre bien la confrontation entre le chêne païen et le sapin chrétien. La forme conique du sapin permet à l'« apôtre de l'Allemagne » d'enseigner la notion de Trinité6 .
Arbre de Noël dans un dispensaire lors de la Guerre franco-allemande de 1870.
Cette influence chrétienne se retrouve au Moyen Âge dans les mystères qui ont notamment pour décor un arbre de Noël (symbolisant l'arbre du paradis qui fait pour les chrétiens référence à la croix du Christ qui, par son incarnation, sauve l'humanité13) garni de pommes rouges (elles représentent le fruit défendu; devant la difficulté à trouver un pommier en hiver on aurait alors opté pour le sapin13). L'arbre pouvait également être garni d'oublies (ils représentent les hosties de l'Eucharistie) et au sommet l'Étoile de Bethléem à partir du XIVe siècle. Dès le XVe siècle, cet arbre du paradis est dressé dans les sièges des corporations et les hôpitaux en Allemagne14 puis est installé dans les foyers des familles bourgeoises protestantes (les familles catholiques se différenciant quant à elles avec leur crèche de Noël), les pommes étant remplacées par des objets ronds comme des boules rouges brillantes15.
Cette tradition protestante scandinave et germanique se répand dans les villes comme dans les campagnes (les bougies en cire décorant alors les sapins étant encore onéreuses), au XVIIe siècle avec le décor des hosties et de la pomme de Noël remplacé par des papillotes en forme de roses et autres fleurs en papier multicolore, mais surtout au XVIIIe siècle avec la multiplication des décorations16. Elle est néanmoins mentionnée pour la première fois sur l'actuel territoire français en Alsace (mais à l'époque partie du saint Empire romain germanique) à Strasbourg en 1492, l’Œuvre Notre-Dame achète neuf sapins pour les neuf paroisses de la ville pour "accueillir la nouvelle année". Le sapin est alors davantage lié au nouvel an qu'à Noël mais les arbres étaient probablement déjà en place dans les églises lors des fêtes de Noël. Ces neuf sapins coûtent à l’œuvre deux Florins17. Une seconde mention à Sélestat, le 21 décembre 1521, dans un livre de compte de la ville18 fait mention d'une rémunération versée aux gardes forestiers pour la surveillance de la coupe des sapins, un édit municipal protégeant la forêt d'un abattage excessif en autorisant uniquement la coupe de petits arbres19 a décoration des maisons se fait alors non pas avec le sapin entier mais avec des branches coupées 3 jours avant Noël11. En France, cette tradition se limite alors dans l'Alsace protestante qui utilise le sapin entier en décor à partir du XVIIe siècle. Les Alsaciens apportent la tradition du sapin de Noël dans l'hexagone en s’expatriant après la guerre de 187020.
L'arbre de Noël devient une tradition profondément enracinée en Allemagne qu'à partir du XIXe siècle (aussi bien dans les familles protestantes que catholiques), des colons allemands l'ayant exporté en Amérique du Nord au début du XVIIe siècle10. Il est à la même période progressivement adopté par la noblesse européenne : la princesse Henriette de Nassau-Weilburg (en) introduit l'arbre de Noël à la Cour de Vienne en 1816, la duchesse d'Orléans, d'origine allemande, à la Cour de France en 183721.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Sapin_de_No%C3%ABl)

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