Toi que nous appelons « Dieu »,
Mystère qui entoure notre naissance et notre mort,
Toi dont on parle, mais qu’on connaît parfois si peu,
Jésus nous a fait rencontrer ta tendresse, ta bonté patiente…
Ta volonté obstinée de nous conduire sur des chemins de bonheur et de paix.
Tu nous vois aujourd’hui qui pleurons, blessés,
Souffrant à cause de la maladie et de la mort de NN...
Nous savons que tu nous comprends,
Puisque tu as aussi traversé le deuil, à Vendredi saint, quand Jésus est mort sur la croix.
Aide-nous à nous consoler les uns les autres,
Par nos présences, nos mains tendues, nos amitiés partagées.
Eveille en nous des forces de solidarité, de proximité, de pardon…
Tout ce que Jésus est venu commencer parmi nous.
Amen
J-J Corbaz
Pour vous y retrouver
Bonjour! Bienvenue sur ces pages, que j'ai plaisir à ouvrir pour vous!
Vous trouverez sur ce blog différentes sortes de contributions:
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- annonce (An),
- billet (Bi),
- citation (Ci),
- confession de foi (CF),
- conte (Co),
- formation d'adultes (FA),
- humour (Hu),
- image (Im),
- liturgie (Li),
- poésie (Po),
- prédication (Pr),
- réflexion (Ré),
- sciences bibliques (SB),
- vulgarisation (Vu).
Bonne balade entre les mots!
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vendredi 10 février 2017
(Ci, Po) Un amour m'attend
Texte rédigé peu avant sa mort une Carmélite française, décédée à l’âge de 45 ans:
“Ce qui se passera de l'autre côté,
quand tout pour moi aura basculé dans l'éternité…
Je ne le sais pas !
Je crois, je crois seulement qu'un amour m'attend.
Ne me parlez pas des gloires et louanges des bienheureux,
Ne me dites rien non plus des anges...
Tout ce que je peux, c’est croire, croire obstinément
Qu'un amour m'attend.
Maintenant, mon heure est si proche: que dire?
Oh, mais sourire.
Ce que j'ai cru, je le croirai plus fort, au seuil de la mort.
C'est vers un amour que je vais en vous quittant;
C'est dans un amour que je descends doucement.
Si je meurs, ne pleurez pas.
C'est un amour qui me prend paisiblement.
Si j'ai peur… et pourquoi pas?
rappelez-moi, simplement, qu'un amour m'attend.
Il va m’ouvrir tout entière à sa joie, à sa lumière.
Oui, Père, je viens à toi, dans le vent dont on ne sait
Ni d’où il vient, ni où il va.”
(Transmis par Mme Simone Wurgler, merci!!)
“Ce qui se passera de l'autre côté,
quand tout pour moi aura basculé dans l'éternité…
Je ne le sais pas !
Je crois, je crois seulement qu'un amour m'attend.
Ne me parlez pas des gloires et louanges des bienheureux,
Ne me dites rien non plus des anges...
Tout ce que je peux, c’est croire, croire obstinément
Qu'un amour m'attend.
Maintenant, mon heure est si proche: que dire?
Oh, mais sourire.
Ce que j'ai cru, je le croirai plus fort, au seuil de la mort.
C'est vers un amour que je vais en vous quittant;
C'est dans un amour que je descends doucement.
Si je meurs, ne pleurez pas.
C'est un amour qui me prend paisiblement.
Si j'ai peur… et pourquoi pas?
rappelez-moi, simplement, qu'un amour m'attend.
Il va m’ouvrir tout entière à sa joie, à sa lumière.
Oui, Père, je viens à toi, dans le vent dont on ne sait
Ni d’où il vient, ni où il va.”
(Transmis par Mme Simone Wurgler, merci!!)
(Co) Semer ou ne pas semer?
Le patriarche Abraham entend un jour Dieu qui l’appelle: «Abraham! Ecoute ce qui va se produire dit Dieu: pendant l’été entier, il ne tombera pas une goutte de pluie!»
Abraham prend cette annonce au sérieux. Il en avertit ses voisins, et tous sont catastrophés. Pourtant, au printemps, à la grande surprise du village, Abraham s’en va sur ses champs. Et: il sème! Partout, il répand ses graines, comme d’habitude. Les voisins ne comprennent plus rien.
«Que fais-tu? lui disent-ils. Tu annonces une sécheresse épouvantable, et tu sèmes quand-même? C’est insensé!» ...
Lorsque l’été survient, la campagne entière est pelée. Aride. Tous les champs sont un désert. Sauf... sauf ceux d’Abraham! Ceux-là portent de superbes moissons!
«Abraham, crient les voisins, tu es un traître! Tu nous avais prédit la sécheresse. Et nous t’avons cru. Alors, nous n’avons pas semé. Et maintenant.. »
«Mais je vous ai dit la vérité, répond le patriarche. Effectivement, il n’a pas plu de tout l’été, comme le Seigneur l’avait annoncé. Mais Dieu n’a jamais dit qu’il ne fallait pas semer…»
(conte arabe)
Abraham prend cette annonce au sérieux. Il en avertit ses voisins, et tous sont catastrophés. Pourtant, au printemps, à la grande surprise du village, Abraham s’en va sur ses champs. Et: il sème! Partout, il répand ses graines, comme d’habitude. Les voisins ne comprennent plus rien.
«Que fais-tu? lui disent-ils. Tu annonces une sécheresse épouvantable, et tu sèmes quand-même? C’est insensé!» ...
Lorsque l’été survient, la campagne entière est pelée. Aride. Tous les champs sont un désert. Sauf... sauf ceux d’Abraham! Ceux-là portent de superbes moissons!
«Abraham, crient les voisins, tu es un traître! Tu nous avais prédit la sécheresse. Et nous t’avons cru. Alors, nous n’avons pas semé. Et maintenant.. »
«Mais je vous ai dit la vérité, répond le patriarche. Effectivement, il n’a pas plu de tout l’été, comme le Seigneur l’avait annoncé. Mais Dieu n’a jamais dit qu’il ne fallait pas semer…»
(conte arabe)
vendredi 3 février 2017
(Ci, Li) Il restera de toi
ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné
En d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert
En d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d'autres germera.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné
En d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert
En d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d'autres germera.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Jo Akepsimas (attribué parfois aussi à S. Veil)
vendredi 27 janvier 2017
dimanche 15 janvier 2017
(Hu) Voeux... prudents!
![]() |
| Zep |
Je voulais vous envoyer mes vœux, mais après consultation de mon avocat, je me suis rendu compte de l'imprudence de ma formulation.
Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité me soumet en effet au risque de poursuites...
Voici donc la version rectifiée de mes vœux, qui est en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution :
Je vous prie d'accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l'occasion du solstice d'hiver et du premier de l'an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.
Ces vœux concernent plus particulièrement :
- la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical,
- la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, ni de votre taux d'imposition,
- la joie, sachant qu'il n'est pas dans mon intention de vous recommander un type de bonheur.
Nota Benne :
Le concept d'année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n'implique aucun désir de prosélytisme.
- le fait de ne pas dater ces vœux du yawl as-sabt 1 Safar de l'an 1435 de l'Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d'islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israélo-palestinien,
- le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5774, ne constitue ni un refus du droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l'humanité,
- le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l'année du Dragon d'Eau, 78ème cycle, n'implique aucune prise de position dans l'affaire dite "des frégates de Taïwan",
Clause de non responsabilité légale :
En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure.
Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.
Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.
Ils n'ont fait l'objet d'aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d'une année seulement.
A l'issue de cette période, leur renouvellement n'a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.
Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d'âge, de genre, d'aptitude physique ou mentale, de race, d'ethnie, d'origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d'appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.
(Anonyme)
dimanche 8 janvier 2017
(Pr, Vu) Chercher et grandir
Message “adultes” du 8.1.17: les chercheurs de sens
Lecture: Matthieu 2, 1-12
Ce matin, j’ai rencontré le train, non pas de rois mais de mages. Savants chercheurs de vérité, pèlerins de mystère. Ils m’ont dit:
Nous sommes en quête du savoir qui dépasse tous les savoirs, nous cherchons les secrets de nos origines et de notre fin; le but du monde, son sens; et son pourquoi.
Nous avons interrogé la science, bien sûr, ont-il ajouté. Et la science nous a donné des réponses. Mais chaque réponse ouvrait davantage encore de questions. Derrière chaque étoile, nous apercevons tant d’infini qu’on en attrape le vertige.
Alors, nous nous sommes trouvés face au mystère de la transcendance. Nous avons voulu interroger le monde du spirituel, et de la foi. Les astres nous ont mis en chemin vers la ville des pèlerinages, Jérusalem. Et là, nous avons demandé à quelle direction tout obéit; à qui appartient cette terre?
Quand on pose ce genre de question, qui est une affaire de pouvoir, c’est toujours le pouvoir qui commence à répondre. En vrai politique, Hérode va chercher à contrôler leur quête.
Mais les mages ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils savent qu’il n’est pas prudent, pour la science, de demander son chemin au pouvoir. Alors, ils posent la question en termes plus religieux.
Du coup, le roi Hérode sollicite ses conseillers théologiens, spécialistes du sacré. Tout en pensant “Je vous montrerai, moi, qui commande, ici-bas!”
Lesdits consultants finissent par trouver, dans leurs vieux livres, que c’est à Bethléem qu’il faut aller. Ils l’expliquent, mais eux ne se déplacent pas.
Hérode, à son tour, renseigne les mages, et leur demande de le tenir informé. Mais lui non plus ne bouge pas.
Les mages, eux, se remettent en route. L’étoile leur indique un lieu. Voici la fin de leur long voyage.
Mais là, il n’y a qu’un bébé, nu dans une mangeoire à bétail. Et ses parents, gens du bas-peuple. Ni palais, ni courtisans; ni serviteurs, ni fleurs, ni rubans. Etrange royauté! Royale étrangeté!
Et soudain, les mages comprennent; ou mieux: ils reçoivent. Car la clé du mystère, ce n’est pas une connaissance; ce n’est pas une équation complexe. Non, le secret, c’est le don. C’est l’amour offert. Jésus, ça veut dire “Dieu sauve”. Il sauve et ne juge pas. Il libère et n’enfonce pas. Il est si petit, mais c’est nous qu’il veut faire grandir.
Alors, les mages se prosternent. Ayant tout reçu, ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux: l’or, symbole de royauté; l’encens, signe de vie spirituelle; et la myrrhe, qui annonce déjà la mort...
Et en offrant, leurs yeux s’ouvrent encore. Ils voient maintenant que toute la valeur de leurs oeuvres, et de leurs calculs, c’est d’abord de pouvoir être donné. Gratuitement. Puisque c’est en donnant que l’homme rencontre son Dieu. Et lui ressemble. Quand tu deviens cadeau, oui, tu es image de Dieu!
Ils peuvent alors se retirer. Par un autre chemin, car différents. Car enrichis d’une fabuleuse force intérieure.
Ces mages nous montrent la route, à nous aussi. Qui que nous soyons, quel que soit notre âge ou notre bagage-érudition, ils nous invitent à nous déplacer, à notre tour. Pour recevoir cet incroyable équilibre intérieur.
Où avez-vous lu, dans l’évangile, qu’ils étaient trois? Et comment ils s’appelaient?
Toi qui m’entends, je te le dis: les mages sont ici, à Saint-Légier et Blonay. Et l’un d’eux porte ton nom.
Amen
Jean-Jacques Corbaz
Images: Kees de Kort
Lecture: Matthieu 2, 1-12
Ce matin, j’ai rencontré le train, non pas de rois mais de mages. Savants chercheurs de vérité, pèlerins de mystère. Ils m’ont dit:
Nous sommes en quête du savoir qui dépasse tous les savoirs, nous cherchons les secrets de nos origines et de notre fin; le but du monde, son sens; et son pourquoi.
Nous avons interrogé la science, bien sûr, ont-il ajouté. Et la science nous a donné des réponses. Mais chaque réponse ouvrait davantage encore de questions. Derrière chaque étoile, nous apercevons tant d’infini qu’on en attrape le vertige.
Alors, nous nous sommes trouvés face au mystère de la transcendance. Nous avons voulu interroger le monde du spirituel, et de la foi. Les astres nous ont mis en chemin vers la ville des pèlerinages, Jérusalem. Et là, nous avons demandé à quelle direction tout obéit; à qui appartient cette terre?
Quand on pose ce genre de question, qui est une affaire de pouvoir, c’est toujours le pouvoir qui commence à répondre. En vrai politique, Hérode va chercher à contrôler leur quête.
Mais les mages ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils savent qu’il n’est pas prudent, pour la science, de demander son chemin au pouvoir. Alors, ils posent la question en termes plus religieux.
Du coup, le roi Hérode sollicite ses conseillers théologiens, spécialistes du sacré. Tout en pensant “Je vous montrerai, moi, qui commande, ici-bas!”
Lesdits consultants finissent par trouver, dans leurs vieux livres, que c’est à Bethléem qu’il faut aller. Ils l’expliquent, mais eux ne se déplacent pas.
Hérode, à son tour, renseigne les mages, et leur demande de le tenir informé. Mais lui non plus ne bouge pas.
Les mages, eux, se remettent en route. L’étoile leur indique un lieu. Voici la fin de leur long voyage.
Mais là, il n’y a qu’un bébé, nu dans une mangeoire à bétail. Et ses parents, gens du bas-peuple. Ni palais, ni courtisans; ni serviteurs, ni fleurs, ni rubans. Etrange royauté! Royale étrangeté!
Et soudain, les mages comprennent; ou mieux: ils reçoivent. Car la clé du mystère, ce n’est pas une connaissance; ce n’est pas une équation complexe. Non, le secret, c’est le don. C’est l’amour offert. Jésus, ça veut dire “Dieu sauve”. Il sauve et ne juge pas. Il libère et n’enfonce pas. Il est si petit, mais c’est nous qu’il veut faire grandir.
Alors, les mages se prosternent. Ayant tout reçu, ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux: l’or, symbole de royauté; l’encens, signe de vie spirituelle; et la myrrhe, qui annonce déjà la mort...
Et en offrant, leurs yeux s’ouvrent encore. Ils voient maintenant que toute la valeur de leurs oeuvres, et de leurs calculs, c’est d’abord de pouvoir être donné. Gratuitement. Puisque c’est en donnant que l’homme rencontre son Dieu. Et lui ressemble. Quand tu deviens cadeau, oui, tu es image de Dieu!
Ils peuvent alors se retirer. Par un autre chemin, car différents. Car enrichis d’une fabuleuse force intérieure.
Ces mages nous montrent la route, à nous aussi. Qui que nous soyons, quel que soit notre âge ou notre bagage-érudition, ils nous invitent à nous déplacer, à notre tour. Pour recevoir cet incroyable équilibre intérieur.
Où avez-vous lu, dans l’évangile, qu’ils étaient trois? Et comment ils s’appelaient?
Toi qui m’entends, je te le dis: les mages sont ici, à Saint-Légier et Blonay. Et l’un d’eux porte ton nom.
Amen
Jean-Jacques Corbaz
Images: Kees de Kort
samedi 31 décembre 2016
(Bi) Bonne année 2017!
L’année a pris un coup de vieux et
avance, fatiguée, vers sa fin. Elle est devenue plus frileuse, plus sombre; ses
yeux souvent humides. Résignation, nostalgie: la Passion, elle ne la vivra
plus.
Et c’est dans ce temps morose que
l’Évangile rappelle l’étonnante nouvelle: justement là, au plus creux de nos
“humâneries”, Dieu est venu. Enfance, lumière, vie; rire, tendresse, espoir:
tout cela, Il vient nous l’offrir.
Pas sur un plateau, bien sûr ! Pas les fruits, tout cuits. Mais plutôt
les semences, pour que nous puissions mesurer l’importance de ce long
accompagnement; maturation, soucis, espérance. On aime et on respecte avant
tout ce qu’on a aidé à faire grandir.
Et c’est aussi dans ce temps usé et
froid qu’il nous invite à aller les uns vers les autres. À nous offrir, à son
image: lumière, sourire, chaleur; humour, tendresse, proximité...
Voilà ce que voudrait être notre foi: un carrefour où nous puissions recevoir ces cadeaux du Christ,
toujours en train de naître au milieu de nous; et aussi ces cadeaux les uns des
autres. Pour que notre fin d’année prenne un peu plus les couleurs du printemps
!
Avec
vous, dans la joie de l'année qui vient
Jean-Jacques Corbaz
dimanche 25 décembre 2016
(Hu) Mages etc
On
connaît les mages bibliques, qui apportent à Jésus de l’or, de l’encens et de
la myrrhe.
Mais
il y en a des quantités d’autres, moins renommés, qui sont apparus discrètement
dans les multiples contes de Noël.
Par
exemple, il y a:
-
celui qui apporte du fer: le fer-mage
-
celui qui apporte de l’aluminium: l’alu-mage
-
celui qui apporte de l’eau: l’eau-mage (souvent
qualifié de respectueux, vu la rareté de l’eau en Israël)
-
celui qui apporte un +: le plus-mage
-
celui qui apporte un rat: le rat-mage
-
celui qui apporte un dos: le dos-mage
-
celui qui apporte la piété d’Allemagne: le fromm-mage
-
celui qui a les cheveux blancs: le troisier-mage
-
celui qui envoie une photo par courrier électronique: l’e-mage
-
-
le mage affligé du hoquet: le mage-hic
-
celui qui est presque amoureux de sa fille: le mage-estueux !
-
celui qui, d’un bond, franchit les océans: le mage-élan.
Quel
est le vôtre ?
JJC
samedi 24 décembre 2016
(Im) Joyeux Noël!
Joyeux Noël! Que la fête du Prince de la paix vous donne réellement d'avancer sur des chemins de paix, en vous et autour de vous! Puisse ce Noël stimuler, en chacun(e), la germination d'une vie remplie de trésors relationnels, donc spirituels.
![]() |
| Rosace de la Nativité, cathédrale san Lorenzo, Genova. Photo: JJ Corbaz |
dimanche 18 décembre 2016
(Pr) Bethléem! Nom magique!
Cultes du 18 décembre 2016,
Blonay et St-Légier
Dans
la fameuse pièce de théâtre d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac disait de son
célèbre pif: “O nez, qui dans tout lieu
d’un quart d’heure me précède”...
L’histoire se déroule vers 700 avant J-C. Israël est alors partagé en deux: le royaume du Nord, dont le chef-lieu est Samarie; et celui du Sud, autour de Jérusalem.
Le prophète Michée vit donc en un temps où Israël fait une expérience douloureuse, celle de sa fragilité. Juda se sent à ce moment très petit, à la merci des puissants qui l’entourent. Et c’est cela qui va être important, pour comprendre le message de Michée.
Sachez-le: le Seigneur va abandonner son
peuple pendant quelque temps. Ensuite, le jour viendra où la jeune femme qui
doit accoucher aura un fils. Alors, ceux qui seront encore en vie viendront
rejoindre le reste d’Israël. Et lui, le chef annoncé, il se lèvera et sera leur
berger par la puissance du Seigneur. Les gens de son peuple vivront en
sécurité, car sa majesté s’étendra jusqu’au bout du monde. C’est lui qui sera
la paix!”
Michée,
en prophète inspiré, utilise les événements politiques pour parler de Dieu.
Pour aider Israël à mieux comprendre quelle relation Dieu veut instaurer avec
les siens.
Michée prêche donc pour un retour aux sources: à Bethléem. Mais, plus encore, il annonce la venue, pour sauver Israël, non pas d’un roi, mais d’un enfant. Et d’un enfant qui gouvernera, dit Michée, et pas qui règnera. Intentionnellement, le prophète change de verbe pour bien marquer ceci: ce sauveur ne va pas prendre le pouvoir comme un souverain, comme ces rois qui ont fait faillite! Non, il va prendre soin de son peuple, comme un berger. Il va gouverner, comme les paysans d’ici quand ils s’occupent de leur bétail.
Depuis 2000 ans, les chrétiens reconnaissent que cette prophétie de Michée s’est accomplie dans la venue de Jésus, notre bon berger, notre paix. Et depuis 2000 ans, les chrétiens sont partagés entre deux pulsions contradictoires: d’une part, leurs instincts humains, qui les poussent à se battre, à intriguer ou à conquérir... Et, d’autre part, leur volonté de suivre la voie de ce bébé de Bethléem; ce bébé qui, justement à Jérusalem, a été cloué sur la croix pour prendre sur lui toutes nos violences, nos pulsions meurtrières, nos envies de dominer. Pour les crucifier avec lui et les faire ressusciter, au matin de Pâques, à une vie nouvelle! Différente!
Jean-Jacques Corbaz
vendredi 16 décembre 2016
(Vu) Pourquoi fête-t-on Noël avec des sapins?
Le sapin est relativement récent dans les festivités de Noël. Bien sûr qu'en Israël, il n'y en avait pas.
Il
est apparu au Moyen Âge ou à la Renaissance, suivant les endroits,
voire plus tard encore dans certains pays. Mais depuis longtemps, il
symbolisait la vie qui continue malgré l'hiver, puisqu'il reste vert
sous les plus grands froids.
Lorsque
la fête de la naissance de Jésus a été fixée au 25 décembre, c'était
pour combattre des fêtes païennes: "Sol invictus" des Romains, fêtes
païennes du solstice... Ces fêtes étaient si fortement ancrées dans la
population que les chrétiens n'ont pas réussi à les éradiquer. Ils les
ont donc "christianisées" en y célébrant la naissance de Jésus.
Mais
les éléments symboliques forts sont restés: bougies pour exprimer la
lumière, sapin pour dire la vie malgré tout, gui, houx... bûche de Noël
au Tessin... pommes ou fruits de couleur vive pour décorer les maisons,
qu'on a plus tard associés aux branches de sapin, puis à l'arbre entier.
Les
missionnaires chrétiens (dès le VIIIè siècle ap. JC) ont également
favorisé l'association du sapin à la foi au Christ pour combattre
l'adoration du chêne dans les pays du nord; car le chêne était dédié à
Odin. Et puis le sapin, élément souple et plus frêle, symbolisait mieux
Jésus que la force massive du chêne. Mais là, le sapin n'avait aucun
lien avec la naissance de Jésus.
Les premiers sapins de Noël datent de 1510, peut-être un peu avant, dans certaines régions germaniques.
Le premier sapin de Noël en Suisse Romande date de 1831, à Lausanne.
Il y a quantité d'autres symboles, parfois très anciens, qui se recoupent autour du sapin, bien sûr. Rien n'est monolithique!
JJ Corbaz
S'il est clair que la coutume du sapin de Noël moderne remonte à la Renaissance dans les pays germaniques (attestation au XVe siècle dans les cérémonies de fin d'année des guildes germaniques et livoniennes, Riga prétend officiellement qu'a été érigé et décoré le premier arbre de Noël dans sa cité en 15106), il existe un certain nombre de théories qui spéculent quant à son origine plus lointaine7.
L'image de l'arbre comme symbole de renouveau de la vie est un thème traditionnel païen qui se retrouve dans le monde antique et médiéval (voir notamment le culte idolâtrique et les nombreuses mythologies liées à l'Arbre du Monde) avant que ce symbole soit assimilé par le christianisme. Le sapin et l'épicéa, conifères à feuilles persistantes, rappellent depuis longtemps ce symbolisme de la renaissance lors du solstice d'hiver, comme en attestent les gravures rupestres dans les régions scandinaves8.
Selon l'Encyclopædia Britannica, l'utilisation d'arbres à feuilles persistantes, de couronnes et de guirlandes pour symboliser la vie éternelle est une coutume antique chez les Égyptiens, Chinois et Hébreux. Les Romains lors des Saturnales décorent leurs maisons de branches de laurier, de buis ou d'olivier et laissent allumées des lampes pour éloigner les démons9. Le culte des arbres est courant dans l'Europe païenne et survit à sa conversion au christianisme dans les coutumes scandinaves où persiste la tradition lors des fêtes d'hiver de Yule de décorer la maison et la grange avec des conifères auxquels on attache des torches et des rubans de couleur ou de suspendre des branches de sapin dans la maison pour chasser les mauvais esprits10.
Boniface abattant le chêne de Thor.
Arbre de Noël dans un dispensaire lors de la Guerre franco-allemande de 1870.
Cette tradition protestante scandinave et germanique se répand dans les villes comme dans les campagnes (les bougies en cire décorant alors les sapins étant encore onéreuses), au XVIIe siècle avec le décor des hosties et de la pomme de Noël remplacé par des papillotes en forme de roses et autres fleurs en papier multicolore, mais surtout au XVIIIe siècle avec la multiplication des décorations16. Elle est néanmoins mentionnée pour la première fois sur l'actuel territoire français en Alsace (mais à l'époque partie du saint Empire romain germanique) à Strasbourg en 1492, l’Œuvre Notre-Dame achète neuf sapins pour les neuf paroisses de la ville pour "accueillir la nouvelle année". Le sapin est alors davantage lié au nouvel an qu'à Noël mais les arbres étaient probablement déjà en place dans les églises lors des fêtes de Noël. Ces neuf sapins coûtent à l’œuvre deux Florins17. Une seconde mention à Sélestat, le 21 décembre 1521, dans un livre de compte de la ville18 fait mention d'une rémunération versée aux gardes forestiers pour la surveillance de la coupe des sapins, un édit municipal protégeant la forêt d'un abattage excessif en autorisant uniquement la coupe de petits arbres19 a décoration des maisons se fait alors non pas avec le sapin entier mais avec des branches coupées 3 jours avant Noël11. En France, cette tradition se limite alors dans l'Alsace protestante qui utilise le sapin entier en décor à partir du XVIIe siècle. Les Alsaciens apportent la tradition du sapin de Noël dans l'hexagone en s’expatriant après la guerre de 187020.
L'arbre de Noël devient une tradition profondément enracinée en Allemagne qu'à partir du XIXe siècle (aussi bien dans les familles protestantes que catholiques), des colons allemands l'ayant exporté en Amérique du Nord au début du XVIIe siècle10. Il est à la même période progressivement adopté par la noblesse européenne : la princesse Henriette de Nassau-Weilburg (en) introduit l'arbre de Noël à la Cour de Vienne en 1816, la duchesse d'Orléans, d'origine allemande, à la Cour de France en 183721.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Sapin_de_No%C3%ABl)
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