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Vous trouverez sur ce blog différentes sortes de contributions:
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- annonce (An),
- billet (Bi),
- citation (Ci),
- confession de foi (CF),
- conte (Co),
- formation d'adultes (FA),
- humour (Hu),
- image (Im),
- liturgie (Li),
- poésie (Po),
- prédication (Pr),
- réflexion (Ré),
- sciences bibliques (SB),
- vulgarisation (Vu).
Bonne balade entre les mots!
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jeudi 13 février 2014
(Ré, Bi) Avec vous, inventer du neuf pour notre paroisse
Avec vous, inventer du neuf pour notre paroisse

La paroisse est en chantier. C’est une chance ! Il y a beaucoup à reconstruire, si possible sur des bases nouvelles. Il s’agit de promouvoir une Eglise (ou une paroisse) différente. Nous avons besoin d’un appui de votre part pour cela.
Les bases qui nous semblent essentielles à poser, aujourd’hui :
Une Eglise (paroisse) ouverte, qui encourage et surtout qui pratique l’accueil et le respect des autres. Principalement des autres qui sont différents de nous : race, nationalité, opinions, religion, orientation sexuelle, manière de vivre…
Une Eglise (paroisse) qui ne juge pas, qui ne casse pas les pieds des gens, qui ouvre à davantage de liberté et de plaisir.
Donc pas seulement prêcher, mais aussi manger ensemble, cultiver la convivialité, l’humour, le partage. Faire sentir nos enthousiasmes, notre vision, nos envies. Partager ce qui nous fait plaisir (ou donne de l’élan) dans notre paroisse…
On pourrait imaginer par exemple des cultes un peu plus courts suivis de discussions, autour d’un café, sur le thème de la prédication ?
Une Eglise (paroisse) qui favorise aussi une lecture non bornée des paroles bibliques ! Combattre les intolérances et fanatismes, qu’ils soient chrétiens ou autres. Il y a tant de fausses manières de comprendre l’évangile. La Bible n’est pas un livre de recettes infaillibles ni un compte-rendu historique, c’est le reflet d’enthousiasmes d’hommes (voire parfois de femmes !) du passé à propos de Dieu.
Une Eglise (paroisse) qui fasse du bien aux gens, avec un souci prioritaire pour les plus fragiles : personnes âgées, jeunes en recherche de repères, celles et ceux qui sont chahuté(e)s par la vie…
Une Eglise (paroisse) qui atteste que l’existence humaine peut faire sens, dans la mesure où elle se re-lie aux autres et à l’Autre, que le sens n’est jamais donné mais à découvrir au prix fort de nos doutes, questionnements, errances et éblouissements partagés…
La paroisse de Grandson : « Oser l’aventure d’être ensemble, offrir un repère, un lieu de ressources en Dieu, ouvert où l’on se sent bien »
dimanche 9 février 2014
(Pr) «Le blessé et le Samaritain»
Prédication du 9.2.14 - «Le blessé et le Samaritain»
Lectures bibliques: Luc 10, 25-37; Luc 18, 18-23; Lévitique 19, 17-18
La parabole que je propose à votre attention, ce matin, elle est sans doute celle qui a le plus marqué la chrétienté. À tel point que le mot «Samaritain» a passé dans le langage courant, pour désigner les secouristes. Il y a même à Vevey un hôpital qui a pris ce nom: le Samaritain!
C'est un peu dommage, car le héros de la parabole que Jésus raconte n'a au départ pas grand-chose à voir avec le domaine médical!
Au temps du Christ, les Samaritains sont les habitants du pays voisin d'Israël, au nord. Leur religion et celle des juifs se ressemblent, mais ils se battent comme des ennemis. Bref, le Samaritain dont parle Jésus, ce serait plutôt aujourd'hui un Libanais ou un Palestinien, davantage qu'un infirmier. Vous imaginez un dialogue comme: «Tu as passé ton diplôme de Libanais? - Je vais être opéré à l'hôpital du Palestinien»...
Ça choque, n'est-ce pas? Or Jésus aussi voulait faire sursauter ses auditeurs. Le prêtre et le lévite dont il parle, ce sont les spécialistes du sacré, en Israël. Mais quand ils voient un blessé, abandonné: ils passent tout droit! Les apôtres de la charité refusent de se mouiller pour un inconnu couvert de sang.
Au contraire, le Samaritain (le Palestinien, le Libanais – biffer ce qui ne convient pas), bref, l'étranger détesté, le musulman, eh bien lui, il s'arrête. Non seulement il soigne le blessé, mais encore il le transporte à l'hôtellerie, et paie de sa poche tout le nécessaire!
Voilà. On pourrait presque s'arrêter ici. Vous imaginez la suite: faites comme le Samaritain (ou le musulman)! Soyez bons et secourables, ayez pitié du misérable, etc. etc...
Eh bien, pas du tout! Non seulement cette «morale» passerait complètement à côté de ce que Jésus veut dire, avec sa parabole; mais pire encore, cela ajouterait du bois à un incendie néfaste qui a déjà fait beaucoup trop de dégâts! Je m'explique.
Jésus ne veut pas nous faire la morale. Il refuse de nous faire évoluer en nous culpabilisant, comme l'ont hélas trop fait certains chrétiens. Ça ne mène à rien, de mettre à vif la culpabilité. Pire, ça dégoûte et ça démobilise. On en a ras-le-bol de ce moralisme qui nous fait porter le poids du monde sur nos épaules! L'amour du prochain, selon l'évangile, ce n'est pas cela, mais pas du tout!
Là où ça commence à déraper, c'est déjà dans le titre que nous donnons à la parabole. Jésus ne dit jamais que notre Samaritain est bon! On moralise déjà, avec cet adjectif, nous entrons dans le récit par la fausse porte.
Car comment Jésus y entre-t-il, lui, dans cette histoire? Voici: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho... Il se fait attaquer, voler, molester... Il reste là, au bord du chemin, à moitié mort...». Ce n'est pas innocent, cette entrée en matière. Dans l'évangile, rien n'est jamais là par hasard! On aurait pu le dire en deux mots: un homme était couché, blessé, au bord de la route... ça suffisait. Mais ce que veut Jésus, vous comprenez, c'est que le héros de la parabole, ce soit l'homme attaqué et roué de coups, et non le secouriste.
Quand vous racontez une histoire à des enfants, ils s'identifient au héros de l'aventure, ils se mettent dans sa peau, ils vibrent à ses heurs et malheurs et font corps avec lui. «Il était une fois dans un château, une pauvre jeune-fille que sa marâtre faisait travailler du matin au soir...» - et c'est parti, la magie opère, mes gamins se mettent dans la peau de Cendrillon ou Blanche-Neige...
Jésus fait de même. Il raconte sa parabole de telle manière que ceux qui l'entendent s'identifient, non pas au secouriste, mais au blessé, à celui qui est couché là, meurtri par la souffrance, sans espoir.
Est-ce que vous comprenez l'enjeu? Si notre premier mouvement, je devrais dire notre premier faux-mouvement, c'est de nous mettre dans la peau du Samaritain, nous rallumons l'incendie du moralisme et de la culpabilité: «Je devrais prendre exemple sur lui... Il faut que je fasse mieux, que je donne davantage, etc.»
C'est justement pour éviter que nous nous engagions sur ce chemin du moralisme que Jésus, dans un récit très semblable, répond, à un riche notable qui l'appelle «Bon maître»: «Mais non! Pourquoi m'appelles-tu bon? Tu sais, personne n'est bon, sinon Dieu seul!»
Il ne s'agit donc pas de la parabole du Bon Samaritain, mais de celle du blessé secouru! Pour me dire qui est mon prochain, Jésus ne me fait pas la morale. Pour savoir comment aimer mon prochain, Jésus me propose d'entrer dans la peau d'un homme qui n'a plus rien, ni argent ni santé; un homme qui ne peut que tout attendre des autres. Tout attendre des autres.
Dans la religion juive, les théologiens avaient de graves débats sur la question «qui est mon prochain?». Les maîtres de la loi, c'est-à-dire les spécialistes de la théologie, étaient partagés. Pour certains, le prochain, c'est seulement un juif (et des passages de l'Ancien Testament, c'est vrai, l'affirment). Pour d'autres, le prochain, c'est toute personne qui a besoin d'aide, quel qu'elle soit (et on trouve d'autres versets de l'AT qui le confirment). Le maître de la loi dont parle notre récit voulait certainement entendre l'avis de Jésus sur ce grave débat.
Mais lui, le Christ, il refuse de répondre par une définition. Il ne veut pas faire de la théorie, pas plus que de la morale: il nous fait entrer, par son histoire, au coeur de la détresse d'un homme, d'un homme qui souffre et qui dépend entièrement du secours des autres! «Je ne te dirai pas qui est ton prochain. Mais tu le découvriras toi-même, quand tu te seras mis dans la peau de ce type molesté, violenté, volé, à moitié détruit, là, au bord du chemin».
… Et ça marche! Parce que voici la conclusion, donnée par le maître de la loi lui-même: «Mon prochain, eh bien je découvre que c'est l'homme qui lui a porté secours!».
Comprenez-vous le retournement? Le prochain, ce n'est plus le type à sortir de la mistoufle. Non, je suis le blessé, et mon prochain, c'est celui qui vient à mon aide!
Voilà. Cette fois, on peut s'arrêter. Car la conclusion, vous allez, aussi, la tirer vous-même. Mon prochain? Mais c'est celui qui s'approche! Et ce n'est que parce que je suis d'abord secouru que je deviens capable, à mon tour, d'aider les autres. D'avoir pour eux des gestes d'amour. Et vu que j'ai passé par là, je sais de quoi l'autre a vraiment besoin.
Amen. Ah, vous éteindrez l'incendie en partant. Merci!
Lectures bibliques: Luc 10, 25-37; Luc 18, 18-23; Lévitique 19, 17-18
La parabole que je propose à votre attention, ce matin, elle est sans doute celle qui a le plus marqué la chrétienté. À tel point que le mot «Samaritain» a passé dans le langage courant, pour désigner les secouristes. Il y a même à Vevey un hôpital qui a pris ce nom: le Samaritain!
C'est un peu dommage, car le héros de la parabole que Jésus raconte n'a au départ pas grand-chose à voir avec le domaine médical!
Au temps du Christ, les Samaritains sont les habitants du pays voisin d'Israël, au nord. Leur religion et celle des juifs se ressemblent, mais ils se battent comme des ennemis. Bref, le Samaritain dont parle Jésus, ce serait plutôt aujourd'hui un Libanais ou un Palestinien, davantage qu'un infirmier. Vous imaginez un dialogue comme: «Tu as passé ton diplôme de Libanais? - Je vais être opéré à l'hôpital du Palestinien»...
Ça choque, n'est-ce pas? Or Jésus aussi voulait faire sursauter ses auditeurs. Le prêtre et le lévite dont il parle, ce sont les spécialistes du sacré, en Israël. Mais quand ils voient un blessé, abandonné: ils passent tout droit! Les apôtres de la charité refusent de se mouiller pour un inconnu couvert de sang.
Au contraire, le Samaritain (le Palestinien, le Libanais – biffer ce qui ne convient pas), bref, l'étranger détesté, le musulman, eh bien lui, il s'arrête. Non seulement il soigne le blessé, mais encore il le transporte à l'hôtellerie, et paie de sa poche tout le nécessaire!

Voilà. On pourrait presque s'arrêter ici. Vous imaginez la suite: faites comme le Samaritain (ou le musulman)! Soyez bons et secourables, ayez pitié du misérable, etc. etc...
Eh bien, pas du tout! Non seulement cette «morale» passerait complètement à côté de ce que Jésus veut dire, avec sa parabole; mais pire encore, cela ajouterait du bois à un incendie néfaste qui a déjà fait beaucoup trop de dégâts! Je m'explique.
Jésus ne veut pas nous faire la morale. Il refuse de nous faire évoluer en nous culpabilisant, comme l'ont hélas trop fait certains chrétiens. Ça ne mène à rien, de mettre à vif la culpabilité. Pire, ça dégoûte et ça démobilise. On en a ras-le-bol de ce moralisme qui nous fait porter le poids du monde sur nos épaules! L'amour du prochain, selon l'évangile, ce n'est pas cela, mais pas du tout!
Là où ça commence à déraper, c'est déjà dans le titre que nous donnons à la parabole. Jésus ne dit jamais que notre Samaritain est bon! On moralise déjà, avec cet adjectif, nous entrons dans le récit par la fausse porte.
Car comment Jésus y entre-t-il, lui, dans cette histoire? Voici: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho... Il se fait attaquer, voler, molester... Il reste là, au bord du chemin, à moitié mort...». Ce n'est pas innocent, cette entrée en matière. Dans l'évangile, rien n'est jamais là par hasard! On aurait pu le dire en deux mots: un homme était couché, blessé, au bord de la route... ça suffisait. Mais ce que veut Jésus, vous comprenez, c'est que le héros de la parabole, ce soit l'homme attaqué et roué de coups, et non le secouriste.
Quand vous racontez une histoire à des enfants, ils s'identifient au héros de l'aventure, ils se mettent dans sa peau, ils vibrent à ses heurs et malheurs et font corps avec lui. «Il était une fois dans un château, une pauvre jeune-fille que sa marâtre faisait travailler du matin au soir...» - et c'est parti, la magie opère, mes gamins se mettent dans la peau de Cendrillon ou Blanche-Neige...
Jésus fait de même. Il raconte sa parabole de telle manière que ceux qui l'entendent s'identifient, non pas au secouriste, mais au blessé, à celui qui est couché là, meurtri par la souffrance, sans espoir.
Est-ce que vous comprenez l'enjeu? Si notre premier mouvement, je devrais dire notre premier faux-mouvement, c'est de nous mettre dans la peau du Samaritain, nous rallumons l'incendie du moralisme et de la culpabilité: «Je devrais prendre exemple sur lui... Il faut que je fasse mieux, que je donne davantage, etc.»
C'est justement pour éviter que nous nous engagions sur ce chemin du moralisme que Jésus, dans un récit très semblable, répond, à un riche notable qui l'appelle «Bon maître»: «Mais non! Pourquoi m'appelles-tu bon? Tu sais, personne n'est bon, sinon Dieu seul!»
Il ne s'agit donc pas de la parabole du Bon Samaritain, mais de celle du blessé secouru! Pour me dire qui est mon prochain, Jésus ne me fait pas la morale. Pour savoir comment aimer mon prochain, Jésus me propose d'entrer dans la peau d'un homme qui n'a plus rien, ni argent ni santé; un homme qui ne peut que tout attendre des autres. Tout attendre des autres.
Dans la religion juive, les théologiens avaient de graves débats sur la question «qui est mon prochain?». Les maîtres de la loi, c'est-à-dire les spécialistes de la théologie, étaient partagés. Pour certains, le prochain, c'est seulement un juif (et des passages de l'Ancien Testament, c'est vrai, l'affirment). Pour d'autres, le prochain, c'est toute personne qui a besoin d'aide, quel qu'elle soit (et on trouve d'autres versets de l'AT qui le confirment). Le maître de la loi dont parle notre récit voulait certainement entendre l'avis de Jésus sur ce grave débat.
Mais lui, le Christ, il refuse de répondre par une définition. Il ne veut pas faire de la théorie, pas plus que de la morale: il nous fait entrer, par son histoire, au coeur de la détresse d'un homme, d'un homme qui souffre et qui dépend entièrement du secours des autres! «Je ne te dirai pas qui est ton prochain. Mais tu le découvriras toi-même, quand tu te seras mis dans la peau de ce type molesté, violenté, volé, à moitié détruit, là, au bord du chemin».
… Et ça marche! Parce que voici la conclusion, donnée par le maître de la loi lui-même: «Mon prochain, eh bien je découvre que c'est l'homme qui lui a porté secours!».
Comprenez-vous le retournement? Le prochain, ce n'est plus le type à sortir de la mistoufle. Non, je suis le blessé, et mon prochain, c'est celui qui vient à mon aide!
Voilà. Cette fois, on peut s'arrêter. Car la conclusion, vous allez, aussi, la tirer vous-même. Mon prochain? Mais c'est celui qui s'approche! Et ce n'est que parce que je suis d'abord secouru que je deviens capable, à mon tour, d'aider les autres. D'avoir pour eux des gestes d'amour. Et vu que j'ai passé par là, je sais de quoi l'autre a vraiment besoin.
Amen. Ah, vous éteindrez l'incendie en partant. Merci!
samedi 8 février 2014
(FA, Vu) Jeu de questions pour catéchumènes de 7 à 177 ans
Dieu, à quoi il sert? Petit jeu (voir mes réponses en bas)
1. De quoi Dieu a-t-il envie, surtout? (donner une seule réponse)
o Que le plus possible de gens aillent à l'église
o Que le plus possible de gens le prient
o Que tous les humains soient heureux et libres
o Que tous les humains obéissent à ses commandements
o De nous accabler sur terre pour que nous soyons plus heureux au Ciel
2. Selon la Bible, pourquoi Dieu a-t-il envoyé son fils sur la terre? (une seule réponse)
o Pour punir les méchants
o Pour instituer la papauté
o Pour faire entrer tout le monde dans l'Eglise
o Pour nous délivrer des peurs et des culpabilités
o Pour faire fortune
3. Selon la Bible, pourquoi baptise-ton, à l'église?
o Pour donner un nom à l'enfant
o Pour qu'il puisse aller au Paradis
o Pour le laver des péchés qu'il a commis
o Pour qu'il reçoive en cadeau le mystère de la proximité de Dieu, plein de tendresse
o Pour donner un signe concret des promesses que Dieu veut adresser à chacun(e)
4. À quel âge se pratique le baptême? (une seule réponse)
o le plus tôt possible
o avant 12 mois
o avant l'entrée au catéchisme
o à n'importe quel âge
o jamais
5. Selon la Bible, qui a baptisé en premier? (une seule réponse)
o Jésus
o Jean-Baptiste
o Saint-Pierre
o Moïse
o Abraham
o Noé
6. À quoi le baptême engage-t-il? (une seule réponse)
o à trucider les incroyants
o à faire son catéchisme
o à confirmer
o à aller à l'église
o à être un bon chrétien
o le baptême est surtout une promesse de Dieu pour nous
7. Le catéchisme est:
o obligatoire
o obligatoire seulement pour les baptisés
o ce sont les parents qui décident
o ce sont les adolescents qui décident
o obligatoire seulement pour ceux qui vont à l'école publique
8. Un bon chrétien, c'est surtout: (une seule réponse)
o quelqu'un qui accepte l'injustice sans protester
o quelqu'un qui sait que Dieu l'aime, et que cet amour aide à aimer les autres
o quelqu'un qui se prosterne devant Dieu chaque jour
o quelqu'un qui a peur de Dieu
o quelqu'un qui essaie de convaincre les autres qu'il faut croire en Dieu
9. Quand l'évangile nous appelle à aimer, c'est surtout:
o à aimer Dieu
o à aimer les autres
o à s'aimer soi-même
o à aimer souffrir
o à aimer son conjoint
10. Pour aller au Paradis, il faut surtout:
o confesser ses péchés
o mériter le pardon de Dieu
o communier régulièrement
o être baptisé(e)
o Dieu nous permet d'y entrer, gratuitement
o le Paradis n'existe pas

11. Le Saint-Esprit, c'est:
o un fluide magique
o un ange de Dieu
o un souffle qui rappelle Jésus
o un dogme
o un fantôme à cinq têtes...
12. La communion (ou ste-cène, ou eucharistie), c'est:
o un geste d'intimité avec Dieu
o une pause, sinon le culte serait trop long
o une nourriture pour reprendre des forces avant de sortir de l'église
o un geste de proximité avec les autres chrétiens
o un symbole de la tendresse de Dieu
o un mystère
13. Qui a le droit de communier?
o ceux qui n'ont rien à se reprocher
o ceux qui n'ont rien à se reprocher de trop grave
o ceux qui se sont confessés et qui ont reçu l'absolution
o tous les baptisés
o tous ceux qui ont envie de se rapprocher de Dieu
o les saints
14. Pourquoi y a-t-il des offrandes (ou "collectes") à l'église?
o pour les pauvres, car l'Etat paie tous les frais de l'Eglise
o pour évangéliser les païens
o l'Etat ne paie que les salaires des pasteurs et des diacres
o l'Etat ne paie qu'une partie des salaires des pasteurs et des diacres
o cet argent est brûlé en sacrifice à Dieu
o pour que le pasteur renouvelle son stock de boutons de culotte
15. À quoi sert la prière?
o à demander à Dieu à manger, sinon on meurt de faim
o à dire merci à Dieu quand on est en bonne santé
o à demander pardon à Dieu quand on l'a mis en colère
o à se confier à lui comme on parle à un ami - lui ne va pas colporter nos confidences!
o à rester en relation avec Dieu, pour nous donner courage et confiance
Mes réponses:
1. De quoi Dieu a-t-il envie, surtout?
Que le plus possible de gens aillent à l'église et Que le plus possible de gens le prient est secondaire. L'essentiel pour Dieu, tel que je le comprends dans la Bible, c'est Que tous les humains soient heureux et libres.
Quant à Que tous les humains obéissent à ses commandements, c'est partiellement vrai; ce le serait nettement davantage si on disait à sa volonté plutôt qu'à ses commandements.
:-) J'espère que vous aviez compris que De nous accabler sur terre pour que nous soyions plus heureux au Ciel est une plaisanterie!
2. Selon la Bible, pourquoi Dieu a-t-il envoyé son fils sur la terre?
Pour nous délivrer des peurs et des culpabilités, à mon avis.
Il nous a prouvé qu'il refusait de punir les méchants. Quand? Lorsqu'il a laissé son fils mourir sous la torture plutôt que d'attenter à la liberté de ceux qui le crucifiaient!
Quant à Pour faire entrer tout le monde dans l'Eglise, la Bible n'en parle jamais. Ce sont les hommes (les hommes d'Eglise surtout!) qui l'ont parfois vu ainsi. Dieu ne veut pas nous embrigader; l'Eglise est (euh, devrait être!) un soutien, une aide, et pas un but. La papauté encore moins!
:-) Vous avez compris que Pour faire fortune est une plaisanterie!
3. Selon la Bible, pourquoi baptise-ton, à l'église?
Pour moi, les deux derniers items sont vrais et importants: Pour qu'il reçoive en cadeau le mystère de la proximité de Dieu, plein de tendresse et Pour donner un signe concret des promesses que Dieu veut adresser à chacun(e).
Donner un nom à l'enfant? C'est le sens profane de baptiser; mais les chrétiens portent un nom bien avant d'être (voire sans être) baptisés.
Pour le laver des péchés qu'il a commis et Pour qu'il puisse aller au Paradis: non! C'est Dieu qui le fait, en Jésus crucifié. Le baptême n'y change rien. Le baptême est un signe de l'amour de Dieu, qui existe indépendamment de lui.
4. À quel âge se pratique le baptême?
Clairement à n'importe quel âge! Nos Eglises ont longtemps pratiqué le baptême des seuls nourrissons, manière sympathique de montrer que Dieu nous accueille et nous donne toutes ses promesses dès le début de la vie, indépendamment de nos mérites ou de notre foi. Mais le baptême, dans la Bible, est presque toujours pratiqué sur des adultes, qui en avaient fait le choix.
Pour moi, on ne peut pas refuser de baptiser des bébés. Ni à l'inverse en faire les seuls destinataires de ce geste sacré.
5. Selon la Bible, qui a baptisé en premier?
C'est Jean-Baptiste. Il a d'ailleurs baptisé Jésus. Saint-Pierre a baptisé, après la mort de Jésus.
Quant à Moïse, Abraham et Noé, ce sont des personnages de l'Ancien Testament, et le baptême n'existait pas encore à cette époque-là. (Encore que, du temps de Noé, selon la Genèse, bien peu aient échappé au baptême définitif... :-D).
Jean-Baptiste s'appelait Jean. Baptiste signifie "qui trempe, qui fait plonger" - c'est le surnom qu'il a reçu lorsqu'il s'est mis à immerger les gens dans l'eau du Jourdain. Il le faisait en signe de repentance de la personne et du pardon de Dieu. Cet acte pouvait être renouvelé aussi souvent qu'on le voulait!
6. À quoi le baptême engage-t-il?
C'est le baptisé (et, dans le cas d'un petit enfant, ses parents, parrain et marraine) qui choisit ce qu'il souhaite promettre en réponse à l'engagement de Dieu, cet engagement qui est premier et le plus important. Je répondrai donc le baptême est surtout une promesse de Dieu pour nous.
Il est impossible de garantir que le baptisé fasse son catéchisme, qu'il confirme, aille à l'église de lui-même ou qu'il soit un bon chrétien. On le souhaite, bien sûr!
:-) Vous avez compris que trucider les incroyants est une plaisanterie!
7. Le catéchisme est-il obligatoire?
Clairement non. Pour personne. On peut dire que ce sont les parents qui décident; parfois les adolescents. Idéalement, ce sont les parents et les adolescents en dialogue, mais les responsables sont les parents. Il est d'ailleurs dommage que certains parents, au premier refus de leur enfant, renoncent, comme si l'ado avait tous les éléments en main pour savoir ce qu'est réellement le catéchisme.
8. Un bon chrétien, c'est surtout:
Pour moi, quelqu'un qui sait que Dieu l'aime, et que cet amour aide à aimer les autres. Vous commencez à me connaître!
Se prosterner devant Dieu chaque jour et avoir peur de Dieu: en aucun cas!
Accepter l'injustice sans protester n'est pas très chrétien, même si parfois on a compris ainsi (à tort) l'évangile, quand il nous invite à sortir de la spirale de la violence, un sacré défi (oui, sacré!).
Enfin, il est effectivement recommandé d'essayer de montrer aux autres les bienfaits de croire en Dieu. Mais il est important de chez important que cela soit fait:
- autant en actes qu'en paroles
- et en respectant nos interlocuteurs, sans esprit de conquête ou de supériorité, de manière non sectaire et sans leur casser les pieds!
9. Quand l'évangile nous appelle à aimer, c'est surtout:
Les trois premiers items sont d'une importance semblable: aimer Dieu, aimer les autres et s'aimer soi-même sont les trois facettes d'une même vie spirituelle.
Aimer son conjoint (et ses enfants, et ses parents...) en découle évidemment.
Quant à aimer souffrir, non et non! Les chrétiens doivent parfois supporter la souffrance, mais (à part quelques cas exceptionnels) ils aiment vivre le bonheur et le plaisir!
10. Pour aller au Paradis, il faut surtout:
Pour moi, Dieu nous permet d'y entrer, gratuitement. Le Paradis ne se mérite pas. C'est un cadeau gratuit de Dieu (une grâce). On confesse ses péchés, on communie (régulièrement ou non), on est baptisé(e) parce que Dieu nous aime et nous sauve, et non pour qu'il le fasse!
Quant à l'item le Paradis n'existe pas, entendons-nous bien: le Paradis n'est pas le lieu concret décrit dans les légendes, d'ailleurs multiples et contradictoires. Mais on peut appeler ainsi le fait de vivre auprès de Dieu et du Christ ressuscité après la mort, là où il n'y a plus de souffrance ni de contrainte; dans la paix et la lumière infinies.
Par contre, j'en suis sûr, l'Enfer n'existe pas. ...Enfin, pas ailleurs qu'ici-bas! Sur cette terre, nous sommes très doués pour le créer!
11. Le Saint-Esprit, c'est:
... très difficile à comprendre, et encore plus à expliquer! Ce n'est pas un fluide magique, encore moins évidemment un fantôme à cinq têtes! Il s'agit d'une force donnée par Dieu pour nous rappeler Jésus, et, ainsi, pour nous donner davantage de force, de courage, de sérénité pour accomplir sa volonté. Les Actes des Apôtres le décrivent comme du feu, mais plusieurs autres passages bibliques en parlent comme d'un souffle (le mot Esprit, en grec, veut dire air, souffle, vent). Cette force se fait sentir surtout quand nous sommes en communauté de foi.
Un ange de Dieu ne convient pas vraiment: ce dernier mot désigne une personne envoyée par Dieu comme messager (ce peut être vous ou moi!). Quant au dogme, c'est une affirmation de foi adoptée par l'Eglise (surtout catholique)
12. La communion (ou ste-cène, ou eucharistie), c'est:
Là aussi, ce n'est pas simple. Pour moi, tous les items sont vrais, sauf bien sûr une pause, sinon le culte serait trop long! Une nourriture pour reprendre des forces? à condition qu'on le prenne au sens spirituel, évidemment. Geste d'intimité avec Dieu, de proximité avec les autres chrétiens, symbole de la tendresse de Dieu, mystère, tout ça est important.
Il n'y a rien de magique dans ce repas, c'est un acte de confiance partagée entre croyants et avec Dieu.
13. Qui a le droit de communier?
Au siècle passé, beaucoup de protestants pensaient que la Cène était réservée à ceux dont la foi (voire, hélas, la conduite) était sans faille. Pour les catholiques, il fallait se confesser et recevoir l'absolution pour communier.
Aujourd'hui, on comprend mieux que l'amour de Dieu est pour chacun(e), quoi que nous pensions et fassions. Donc le repas du Seigneur n'est pas réservé à ceux qui n'ont rien à se reprocher.
En théorie, notre Eglise destine la Cène à tous les baptisés. Mais dans la pratique, comment savoir qui l'est? En fait, c'est tous ceux qui ont envie de se rapprocher de Dieu qui convient.
Quant aux saints, dans le Nouveau Testament ce mot désigne tous les croyants, et pas des personnes particulièrement remarquables. Donc il va bien aussi.
14. Pourquoi y a-t-il des offrandes (ou "collectes") à l'église?
De tout temps, les communautés chrétiennes ont pratiqué l'offrande, à la fois comme geste de solidarité et comme mise en commun des biens matériels.
Aujourd'hui, l'Etat ne paie qu'une partie des salaires des pasteurs et des diacres, à travers un subside. Il s'agit alors, par nos dons, d'offrir à l'Eglise les moyens de réaliser sa mission, en salariant plusieurs dizaines de ministres (aumôniers de jeunesse, d'hôpitaux, d'EMS, de prison, formateurs d'adultes...) et du personnel administratif (secrétaires de paroisse ou de l'Eglise cantonale); en finançant également des animations comme l'Espace culturel des Terreaux; ou en soutenant la solidarité chez nous (Centre Social Protestant, réfugiés) et dans les Tiers Mondes (Entraide protestante, Pain pour le Prochain, "mission").
Notons que cette dernière ne vise plus à évangéliser les païens, mais à soutenir les Eglises de là-bas dans leur tâche d'entraide et d'annonce de l'évangile.
En plus, il y a des quantités de frais très variés, en particulier téléphones et déplacements, Bibles et matériel d'animation. Mais ça, vous l'aviez deviné!
:-) Vous avez compris que cet argent est brûlé en sacrifice à Dieu est une plaisanterie, tout comme pour que le pasteur renouvelle son stock de boutons de culotte! (Ah non? zut alors)...
15. À quoi sert la prière?
Tout est juste, sauf demander à Dieu à manger, sinon on meurt de faim! C'est donc rester en relation avec Dieu, pour nous donner courage et confiance, dire merci à Dieu quand on est en bonne santé, et se confier à lui comme on parle à un ami - lui ne va pas colporter nos confidences!
Quant à demander pardon à Dieu quand on l'a mis en colère, je ne crois pas que notre conduite puisse le fâcher ainsi. Mais je serais d'accord avec demander pardon à Dieu quand on se sent coupable. La prière est faite pour nous aider nous, pas pour calmer Dieu!
1. De quoi Dieu a-t-il envie, surtout? (donner une seule réponse)
o Que le plus possible de gens aillent à l'église
o Que le plus possible de gens le prient
o Que tous les humains soient heureux et libres
o Que tous les humains obéissent à ses commandements
o De nous accabler sur terre pour que nous soyons plus heureux au Ciel
2. Selon la Bible, pourquoi Dieu a-t-il envoyé son fils sur la terre? (une seule réponse)
o Pour punir les méchants
o Pour instituer la papauté
o Pour faire entrer tout le monde dans l'Eglise
o Pour nous délivrer des peurs et des culpabilités
o Pour faire fortune
3. Selon la Bible, pourquoi baptise-ton, à l'église?
o Pour donner un nom à l'enfant
o Pour qu'il puisse aller au Paradis
o Pour le laver des péchés qu'il a commis
o Pour qu'il reçoive en cadeau le mystère de la proximité de Dieu, plein de tendresse
o Pour donner un signe concret des promesses que Dieu veut adresser à chacun(e)
4. À quel âge se pratique le baptême? (une seule réponse)
o le plus tôt possible
o avant 12 mois
o avant l'entrée au catéchisme
o à n'importe quel âge
o jamais
5. Selon la Bible, qui a baptisé en premier? (une seule réponse)
o Jésus
o Jean-Baptiste
o Saint-Pierre
o Moïse
o Abraham
o Noé
6. À quoi le baptême engage-t-il? (une seule réponse)
o à trucider les incroyants
o à faire son catéchisme
o à confirmer
o à aller à l'église
o à être un bon chrétien
o le baptême est surtout une promesse de Dieu pour nous
7. Le catéchisme est:
o obligatoire
o obligatoire seulement pour les baptisés
o ce sont les parents qui décident
o ce sont les adolescents qui décident
o obligatoire seulement pour ceux qui vont à l'école publique
8. Un bon chrétien, c'est surtout: (une seule réponse)
o quelqu'un qui accepte l'injustice sans protester
o quelqu'un qui sait que Dieu l'aime, et que cet amour aide à aimer les autres
o quelqu'un qui se prosterne devant Dieu chaque jour
o quelqu'un qui a peur de Dieu
o quelqu'un qui essaie de convaincre les autres qu'il faut croire en Dieu
9. Quand l'évangile nous appelle à aimer, c'est surtout:
o à aimer Dieu
o à aimer les autres
o à s'aimer soi-même
o à aimer souffrir
o à aimer son conjoint
10. Pour aller au Paradis, il faut surtout:
o confesser ses péchés
o mériter le pardon de Dieu
o communier régulièrement
o être baptisé(e)
o Dieu nous permet d'y entrer, gratuitement
o le Paradis n'existe pas

11. Le Saint-Esprit, c'est:
o un fluide magique
o un ange de Dieu
o un souffle qui rappelle Jésus
o un dogme
o un fantôme à cinq têtes...
12. La communion (ou ste-cène, ou eucharistie), c'est:
o un geste d'intimité avec Dieu
o une pause, sinon le culte serait trop long
o une nourriture pour reprendre des forces avant de sortir de l'église
o un geste de proximité avec les autres chrétiens
o un symbole de la tendresse de Dieu
o un mystère
13. Qui a le droit de communier?
o ceux qui n'ont rien à se reprocher
o ceux qui n'ont rien à se reprocher de trop grave
o ceux qui se sont confessés et qui ont reçu l'absolution
o tous les baptisés
o tous ceux qui ont envie de se rapprocher de Dieu
o les saints
14. Pourquoi y a-t-il des offrandes (ou "collectes") à l'église?
o pour les pauvres, car l'Etat paie tous les frais de l'Eglise
o pour évangéliser les païens
o l'Etat ne paie que les salaires des pasteurs et des diacres
o l'Etat ne paie qu'une partie des salaires des pasteurs et des diacres
o cet argent est brûlé en sacrifice à Dieu
o pour que le pasteur renouvelle son stock de boutons de culotte
15. À quoi sert la prière?
o à demander à Dieu à manger, sinon on meurt de faim
o à dire merci à Dieu quand on est en bonne santé
o à demander pardon à Dieu quand on l'a mis en colère
o à se confier à lui comme on parle à un ami - lui ne va pas colporter nos confidences!
o à rester en relation avec Dieu, pour nous donner courage et confiance
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Jean Effel |
Mes réponses:
1. De quoi Dieu a-t-il envie, surtout?
Que le plus possible de gens aillent à l'église et Que le plus possible de gens le prient est secondaire. L'essentiel pour Dieu, tel que je le comprends dans la Bible, c'est Que tous les humains soient heureux et libres.
Quant à Que tous les humains obéissent à ses commandements, c'est partiellement vrai; ce le serait nettement davantage si on disait à sa volonté plutôt qu'à ses commandements.
:-) J'espère que vous aviez compris que De nous accabler sur terre pour que nous soyions plus heureux au Ciel est une plaisanterie!
2. Selon la Bible, pourquoi Dieu a-t-il envoyé son fils sur la terre?
Pour nous délivrer des peurs et des culpabilités, à mon avis.
Il nous a prouvé qu'il refusait de punir les méchants. Quand? Lorsqu'il a laissé son fils mourir sous la torture plutôt que d'attenter à la liberté de ceux qui le crucifiaient!
Quant à Pour faire entrer tout le monde dans l'Eglise, la Bible n'en parle jamais. Ce sont les hommes (les hommes d'Eglise surtout!) qui l'ont parfois vu ainsi. Dieu ne veut pas nous embrigader; l'Eglise est (euh, devrait être!) un soutien, une aide, et pas un but. La papauté encore moins!
:-) Vous avez compris que Pour faire fortune est une plaisanterie!
3. Selon la Bible, pourquoi baptise-ton, à l'église?
Pour moi, les deux derniers items sont vrais et importants: Pour qu'il reçoive en cadeau le mystère de la proximité de Dieu, plein de tendresse et Pour donner un signe concret des promesses que Dieu veut adresser à chacun(e).
Donner un nom à l'enfant? C'est le sens profane de baptiser; mais les chrétiens portent un nom bien avant d'être (voire sans être) baptisés.
Pour le laver des péchés qu'il a commis et Pour qu'il puisse aller au Paradis: non! C'est Dieu qui le fait, en Jésus crucifié. Le baptême n'y change rien. Le baptême est un signe de l'amour de Dieu, qui existe indépendamment de lui.
4. À quel âge se pratique le baptême?
Clairement à n'importe quel âge! Nos Eglises ont longtemps pratiqué le baptême des seuls nourrissons, manière sympathique de montrer que Dieu nous accueille et nous donne toutes ses promesses dès le début de la vie, indépendamment de nos mérites ou de notre foi. Mais le baptême, dans la Bible, est presque toujours pratiqué sur des adultes, qui en avaient fait le choix.
Pour moi, on ne peut pas refuser de baptiser des bébés. Ni à l'inverse en faire les seuls destinataires de ce geste sacré.
5. Selon la Bible, qui a baptisé en premier?
C'est Jean-Baptiste. Il a d'ailleurs baptisé Jésus. Saint-Pierre a baptisé, après la mort de Jésus.
Quant à Moïse, Abraham et Noé, ce sont des personnages de l'Ancien Testament, et le baptême n'existait pas encore à cette époque-là. (Encore que, du temps de Noé, selon la Genèse, bien peu aient échappé au baptême définitif... :-D).
Jean-Baptiste s'appelait Jean. Baptiste signifie "qui trempe, qui fait plonger" - c'est le surnom qu'il a reçu lorsqu'il s'est mis à immerger les gens dans l'eau du Jourdain. Il le faisait en signe de repentance de la personne et du pardon de Dieu. Cet acte pouvait être renouvelé aussi souvent qu'on le voulait!
6. À quoi le baptême engage-t-il?
C'est le baptisé (et, dans le cas d'un petit enfant, ses parents, parrain et marraine) qui choisit ce qu'il souhaite promettre en réponse à l'engagement de Dieu, cet engagement qui est premier et le plus important. Je répondrai donc le baptême est surtout une promesse de Dieu pour nous.
Il est impossible de garantir que le baptisé fasse son catéchisme, qu'il confirme, aille à l'église de lui-même ou qu'il soit un bon chrétien. On le souhaite, bien sûr!
:-) Vous avez compris que trucider les incroyants est une plaisanterie!
7. Le catéchisme est-il obligatoire?
Clairement non. Pour personne. On peut dire que ce sont les parents qui décident; parfois les adolescents. Idéalement, ce sont les parents et les adolescents en dialogue, mais les responsables sont les parents. Il est d'ailleurs dommage que certains parents, au premier refus de leur enfant, renoncent, comme si l'ado avait tous les éléments en main pour savoir ce qu'est réellement le catéchisme.
8. Un bon chrétien, c'est surtout:
Pour moi, quelqu'un qui sait que Dieu l'aime, et que cet amour aide à aimer les autres. Vous commencez à me connaître!
Se prosterner devant Dieu chaque jour et avoir peur de Dieu: en aucun cas!
Accepter l'injustice sans protester n'est pas très chrétien, même si parfois on a compris ainsi (à tort) l'évangile, quand il nous invite à sortir de la spirale de la violence, un sacré défi (oui, sacré!).
Enfin, il est effectivement recommandé d'essayer de montrer aux autres les bienfaits de croire en Dieu. Mais il est important de chez important que cela soit fait:
- autant en actes qu'en paroles
- et en respectant nos interlocuteurs, sans esprit de conquête ou de supériorité, de manière non sectaire et sans leur casser les pieds!
9. Quand l'évangile nous appelle à aimer, c'est surtout:
Les trois premiers items sont d'une importance semblable: aimer Dieu, aimer les autres et s'aimer soi-même sont les trois facettes d'une même vie spirituelle.
Aimer son conjoint (et ses enfants, et ses parents...) en découle évidemment.
Quant à aimer souffrir, non et non! Les chrétiens doivent parfois supporter la souffrance, mais (à part quelques cas exceptionnels) ils aiment vivre le bonheur et le plaisir!
10. Pour aller au Paradis, il faut surtout:
Pour moi, Dieu nous permet d'y entrer, gratuitement. Le Paradis ne se mérite pas. C'est un cadeau gratuit de Dieu (une grâce). On confesse ses péchés, on communie (régulièrement ou non), on est baptisé(e) parce que Dieu nous aime et nous sauve, et non pour qu'il le fasse!
Quant à l'item le Paradis n'existe pas, entendons-nous bien: le Paradis n'est pas le lieu concret décrit dans les légendes, d'ailleurs multiples et contradictoires. Mais on peut appeler ainsi le fait de vivre auprès de Dieu et du Christ ressuscité après la mort, là où il n'y a plus de souffrance ni de contrainte; dans la paix et la lumière infinies.
Par contre, j'en suis sûr, l'Enfer n'existe pas. ...Enfin, pas ailleurs qu'ici-bas! Sur cette terre, nous sommes très doués pour le créer!
11. Le Saint-Esprit, c'est:
... très difficile à comprendre, et encore plus à expliquer! Ce n'est pas un fluide magique, encore moins évidemment un fantôme à cinq têtes! Il s'agit d'une force donnée par Dieu pour nous rappeler Jésus, et, ainsi, pour nous donner davantage de force, de courage, de sérénité pour accomplir sa volonté. Les Actes des Apôtres le décrivent comme du feu, mais plusieurs autres passages bibliques en parlent comme d'un souffle (le mot Esprit, en grec, veut dire air, souffle, vent). Cette force se fait sentir surtout quand nous sommes en communauté de foi.
Un ange de Dieu ne convient pas vraiment: ce dernier mot désigne une personne envoyée par Dieu comme messager (ce peut être vous ou moi!). Quant au dogme, c'est une affirmation de foi adoptée par l'Eglise (surtout catholique)
12. La communion (ou ste-cène, ou eucharistie), c'est:
Là aussi, ce n'est pas simple. Pour moi, tous les items sont vrais, sauf bien sûr une pause, sinon le culte serait trop long! Une nourriture pour reprendre des forces? à condition qu'on le prenne au sens spirituel, évidemment. Geste d'intimité avec Dieu, de proximité avec les autres chrétiens, symbole de la tendresse de Dieu, mystère, tout ça est important.
Il n'y a rien de magique dans ce repas, c'est un acte de confiance partagée entre croyants et avec Dieu.
13. Qui a le droit de communier?
Au siècle passé, beaucoup de protestants pensaient que la Cène était réservée à ceux dont la foi (voire, hélas, la conduite) était sans faille. Pour les catholiques, il fallait se confesser et recevoir l'absolution pour communier.
Aujourd'hui, on comprend mieux que l'amour de Dieu est pour chacun(e), quoi que nous pensions et fassions. Donc le repas du Seigneur n'est pas réservé à ceux qui n'ont rien à se reprocher.
En théorie, notre Eglise destine la Cène à tous les baptisés. Mais dans la pratique, comment savoir qui l'est? En fait, c'est tous ceux qui ont envie de se rapprocher de Dieu qui convient.
Quant aux saints, dans le Nouveau Testament ce mot désigne tous les croyants, et pas des personnes particulièrement remarquables. Donc il va bien aussi.
14. Pourquoi y a-t-il des offrandes (ou "collectes") à l'église?
De tout temps, les communautés chrétiennes ont pratiqué l'offrande, à la fois comme geste de solidarité et comme mise en commun des biens matériels.
Aujourd'hui, l'Etat ne paie qu'une partie des salaires des pasteurs et des diacres, à travers un subside. Il s'agit alors, par nos dons, d'offrir à l'Eglise les moyens de réaliser sa mission, en salariant plusieurs dizaines de ministres (aumôniers de jeunesse, d'hôpitaux, d'EMS, de prison, formateurs d'adultes...) et du personnel administratif (secrétaires de paroisse ou de l'Eglise cantonale); en finançant également des animations comme l'Espace culturel des Terreaux; ou en soutenant la solidarité chez nous (Centre Social Protestant, réfugiés) et dans les Tiers Mondes (Entraide protestante, Pain pour le Prochain, "mission").
Notons que cette dernière ne vise plus à évangéliser les païens, mais à soutenir les Eglises de là-bas dans leur tâche d'entraide et d'annonce de l'évangile.
En plus, il y a des quantités de frais très variés, en particulier téléphones et déplacements, Bibles et matériel d'animation. Mais ça, vous l'aviez deviné!
:-) Vous avez compris que cet argent est brûlé en sacrifice à Dieu est une plaisanterie, tout comme pour que le pasteur renouvelle son stock de boutons de culotte! (Ah non? zut alors)...
15. À quoi sert la prière?
Tout est juste, sauf demander à Dieu à manger, sinon on meurt de faim! C'est donc rester en relation avec Dieu, pour nous donner courage et confiance, dire merci à Dieu quand on est en bonne santé, et se confier à lui comme on parle à un ami - lui ne va pas colporter nos confidences!
Quant à demander pardon à Dieu quand on l'a mis en colère, je ne crois pas que notre conduite puisse le fâcher ainsi. Mais je serais d'accord avec demander pardon à Dieu quand on se sent coupable. La prière est faite pour nous aider nous, pas pour calmer Dieu!
(FA, Vu) Le baptême expliqué aux enfants. Les parrain et marraine. Les engagements
Le baptême est une fête.
Quand on baptise quelqu'un, on fête l'amour de Dieu pour cette personne.
On est heureux, on dit merci parce que Dieu l'aime. Le baptême est une fête de l’amour. C’est un bapt’aime !
Ce n'est pas le baptême qui fait que Dieu nous aime. C'est parce que Dieu nous aime qu'on vit la fête du baptême.
Dieu ne commence pas à nous aimer le jour de notre baptême, bien sûr: il nous aime depuis toujours !
Donc, celui qui n'est pas baptisé, Dieu l'aime quand-même!
On est baptisé avec de l'eau.
À quoi sert l'eau ?
1° à boire, à arroser les plantes
2° à laver, à se laver
1° L'eau du baptême dit que Dieu nous donne la vie: sans boire, on ne peut pas vivre. Une plante qu'on n'arrose pas devient toute sèche et finit par mourir.
Le baptême est une promesse que Dieu nous donnera toujours la vie, même après la mort!
2° L'eau du baptême dit que Dieu nettoie; Dieu enlève tout ce qui pourrait nous séparer de son amour.
Par exemple, certains ont peur que Dieu les punisse. Parfois, des gens ont peur que Dieu les punisse pendant leur vie. D'autres ont peur que Dieu les punisse après leur mort.
Le baptême est une promesse que Dieu ne te punira jamais !
"Rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a montré en Jésus Christ." (Romains 8, 39)
Le baptême, en fait, ce n'est que de l'eau (du robinet) !
Mais c'est Dieu qui te parle avec cette eau. Il te parle d'amour, de liberté, de bonheur. C'est ce qu'il aimerait pour toi.
Quand on prend la communion à l'église (la sainte-Cène), c'est pour rappeler la fête de notre baptême.
Il y a des gens qui sont baptisés depuis très longtemps. La communion rappelle à tous que Dieu leur fait ces promesses: de les aimer; de leur pardonner toujours, sans condition; de les aider à être moins seuls; de les soutenir dans leurs difficultés.
Tout cela: aimer, pardonner, aider, soutenir, Dieu le fait dans nos coeurs, par sa présence proche.
Mais il le fait aussi et surtout en nous envoyant d'autres chrétiens pour nous aider.
Et nous pouvons, bien sûr, devenir nous aussi ces envoyés de Dieu (ces anges) qui font du bien aux autres !
La communion est surtout un lien avec Dieu et avec tous les autres chrétiens.
Baptême = Dieu t’aime !
Autrefois, le pasteur invitait les parents, parrain(s) et marraine(s) à dire « oui » à un texte prévu par la liturgie officielle de l’Eglise. Ce texte d’engagement était unique et ne se discutait pas.
Aujourd’hui, heureusement, les choses ont bien changé. Le plus souvent, l’officiant (pasteur-e ou diacre qui préside le baptême) compose le texte des promesses avec les parents, parrain(s) et marraine(s) ou avec la personne baptisée ; voire leur laisse la liberté de le rédiger complètement. Puisque ce texte d’engagement est une réponse à l’alliance de Dieu, il s’agit logiquement que ce ne soit pas une formule imposée, mais une parole qui respecte le mieux possible la position des personnes concernées !
Jean-Jacques Corbaz
(Voir aussi "Nous avons besoin de signes, http://textesdejjcorbaz.blogspot.com/2023/02/fa-vu-signes.html)
Quand on baptise quelqu'un, on fête l'amour de Dieu pour cette personne.
On est heureux, on dit merci parce que Dieu l'aime. Le baptême est une fête de l’amour. C’est un bapt’aime !
Dieu ne commence pas à nous aimer le jour de notre baptême, bien sûr: il nous aime depuis toujours !
Donc, celui qui n'est pas baptisé, Dieu l'aime quand-même!
On est baptisé avec de l'eau.
À quoi sert l'eau ?
1° à boire, à arroser les plantes
2° à laver, à se laver
1° L'eau du baptême dit que Dieu nous donne la vie: sans boire, on ne peut pas vivre. Une plante qu'on n'arrose pas devient toute sèche et finit par mourir.
Le baptême est une promesse que Dieu nous donnera toujours la vie, même après la mort!

Par exemple, certains ont peur que Dieu les punisse. Parfois, des gens ont peur que Dieu les punisse pendant leur vie. D'autres ont peur que Dieu les punisse après leur mort.
Le baptême est une promesse que Dieu ne te punira jamais !
"Rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a montré en Jésus Christ." (Romains 8, 39)
Le baptême, en fait, ce n'est que de l'eau (du robinet) !
Mais c'est Dieu qui te parle avec cette eau. Il te parle d'amour, de liberté, de bonheur. C'est ce qu'il aimerait pour toi.
Quand on prend la communion à l'église (la sainte-Cène), c'est pour rappeler la fête de notre baptême.
Il y a des gens qui sont baptisés depuis très longtemps. La communion rappelle à tous que Dieu leur fait ces promesses: de les aimer; de leur pardonner toujours, sans condition; de les aider à être moins seuls; de les soutenir dans leurs difficultés.
Tout cela: aimer, pardonner, aider, soutenir, Dieu le fait dans nos coeurs, par sa présence proche.
Mais il le fait aussi et surtout en nous envoyant d'autres chrétiens pour nous aider.
Et nous pouvons, bien sûr, devenir nous aussi ces envoyés de Dieu (ces anges) qui font du bien aux autres !
La communion est surtout un lien avec Dieu et avec tous les autres chrétiens.
Baptême = Dieu t’aime !
Les engagements du baptême
Puisque le baptême est une promesse de Dieu, il appelle une réponse de la part de la personne baptisée. Lorsque cette dernière est un petit enfant, ce sont ses parents, parrain(s) et marraine(s) qui s’engagent à sa place.
Puisque le baptême est une promesse de Dieu, il appelle une réponse de la part de la personne baptisée. Lorsque cette dernière est un petit enfant, ce sont ses parents, parrain(s) et marraine(s) qui s’engagent à sa place.
Autrefois, le pasteur invitait les parents, parrain(s) et marraine(s) à dire « oui » à un texte prévu par la liturgie officielle de l’Eglise. Ce texte d’engagement était unique et ne se discutait pas.
Aujourd’hui, heureusement, les choses ont bien changé. Le plus souvent, l’officiant (pasteur-e ou diacre qui préside le baptême) compose le texte des promesses avec les parents, parrain(s) et marraine(s) ou avec la personne baptisée ; voire leur laisse la liberté de le rédiger complètement. Puisque ce texte d’engagement est une réponse à l’alliance de Dieu, il s’agit logiquement que ce ne soit pas une formule imposée, mais une parole qui respecte le mieux possible la position des personnes concernées !
Il peut d’ailleurs arriver que
l’un des parents, parrain(s) et marraine(s) ne partage pas la position des
autres. Dans ce cas, il
semble préférable qu’il(elle) rédige son propre engagement et que ce dernier
soit présenté à côté des autres.
Le texte des
promesses peut être lu par l’officiant, qui demandera alors aux parents,
parrain(s) et marraine(s)
de montrer que c’est bien là leur choix en disant le « oui »
traditionnel. Mais il est bien plus fort qu’il soit lu par les parents, parrain(s)
et marraine(s) ou par certain(e)s
d’entre eux, chacun(e) pour une petite
partie.
Les parrain(s) et marraine(s)
Quel est leur rôle ? À quoi doivent-ils s’engager ?
À l’origine, soit au temps de l’Eglise
primitive, au 1er
siècle après J.C.,
on ne baptisait que des adultes. Et, surprise, il n’existait pas de marraine.
La femme avait à cette époque une place de subalterne dans la société, et
l’Eglise s’y est conformée. Le parrain, lui, jouait un rôle important: il était
responsable de donner à la personne candidate au baptême un enseignement
religieux et de s’assurer qu’elle était sincère, qu’elle était aussi au courant
des principales doctrines de la communauté qui l’accueillait.
En ce temps-là,
lors de la cérémonie du baptême, le parrain prenait la parole pour demander solennellement à l’Eglise rassemblée d’accepter la candidature de la personne qui
souhaitait être baptisée,
et invitait la communauté à lui donner le sacrement.
La marraine est
apparue au Moyen Âge. On s’était mis à baptiser les chrétiens de plus en plus
tôt. L’Eglise n’était plus composée de personnes professantes (= qui avaient fait ce choix délibérément), mais était devenue un fait de société. Un bébé
était considéré comme chrétien à la naissance.
En même temps, des
superstitions étaient apparues. On croyait alors qu’une personne non baptisée
qui mourait ne pourrait pas aller au paradis. Et puisque la mortalité enfantine
était fréquente, déjà à l’accouchement, on s’est mis à baptiser les nouveaux-nés le plus tôt possible,
le plus souvent immédiatement après leur naissance.
C’est là que la
marraine est apparue. Puisque l’accouchée n’était pas rétablie suffisamment
pour porter l’enfant, physiquement, on
faisait appel à une autre femme pour tenir le bébé. Les hommes étaient
généralement absents à ce moment. Cette autre femme est devenue la marraine.
Historiquement, les
rôles joués par le parrain et par la marraine étaient donc très différents.
Plus tard est apparue une autre conception, liée elle aussi à des contingences
de l’époque : les grandes familles et les
risques de mortalité chez les jeunes adultes. À ce moment, les parrain(s) et marraine(s) sont devenus
responsables de leur filleul(e) en cas de décès ou d’incapacité des parents d’assumer le soin de leur descendance.
Ces deux
conceptions sont évidemment obsolètes, même si elles survivent parfois ici ou
là au 21è
siècle. S’il fallait placer des enfants, on s’efforcerait aujourd’hui de ne pas
séparer les frères et sœurs !
Et d’autre part, les parrains ne peuvent évidemment pas être responsables de l’instruction religieuse de leur filleul(e).
Alors, à quoi s’engage-t-on à notre époque, en acceptant de devenir parrain ou marraine ?
Dans une optique
chrétienne, on ne peut bien sûr pas exiger tel acte ou telle attitude, voir plus haut le chapitre sur les engagements. Je dirais que les rôles des parrain(s)
et marraine(s) sont à définir en commun entre
les parents et eux-mêmes. Et avec, bien sûr, la part de l’enfant, qui ira
grandissant, au fur et à mesure qu’il pourra faire des choix.
L’essentiel, c’est
que ce dernier bénéficie de personnes qui, à côté des parents, le portent dans leur cœur et le lui fassent savoir de diverses manières :
l’inviter ; lui offrir du temps, de
l’écoute, de l’affection ;
le « parrainer » pour une activité différente de ce qu’il fait en famille… Quelqu’un d’autre, en
plus de mes parents, qui m’aime !
Jean-Jacques Corbaz
(Voir aussi "Nous avons besoin de signes, http://textesdejjcorbaz.blogspot.com/2023/02/fa-vu-signes.html)
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