"Il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines."
Terre des Hommes, Saint-Exupéry
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Vous trouverez sur ce blog différentes sortes de contributions:
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Bonne balade entre les mots!
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lundi 18 novembre 2013
dimanche 17 novembre 2013
(Pr, Hu) Culte 17 novembre, Grandson: “Si on semait?”
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| Photo DM |
(accueil)
Chaque fois que je préside un culte missionnaire, je repense à ce pasteur d’autrefois qui partait outre-mer, évangéliser des cannibales. En prenant congé de ses paroissiens en Europe, il leur dit: “Chers amis, priez pour que je sois cru... sinon je suis cuit!”
Eh bien, Dieu aussi nous dit cela. À quelle sauce sera-t-il mangé? Cuit ou cru? La réponse, c’est chacun(e) qui va la donner, dans toute sa vie!
(introduction aux lectures)
Chaque année, le Département Missionnaire et l’Entraide Protestante nous proposent un thème pour leur “campagne d’automne”. Or, pour 2013, c’est la première fois que ce slogan est le préféré des catéchumènes récalcitrants! En effet, notre thème, “Si on semait?” est le leitmotiv des ado peu motivés quand ils commencent une rencontre qu’ils croient barbante. Ils se disent: “Si on semait?”
Matthieu 13, 1-9; Luc 10, 1-2; Ephésiens 4, 11-16
Un vieil arabe était parti pour le Far West - je veux dire qu’il avait émigré aux USA... Un jour, il veut planter des pommes-de-terre dans son jardin. Hélas, le sol est trop dur, et ses bras n’ont plus la force de retourner la terre... Alors il envoie un message par internet à son fils, resté au pays; il lui dit: “Si tu étais ici, tu pourrais labourer pour moi!”
Le fils de notre arabe lui répond aussitôt, également par courrier électronique; il écrit: “Surtout, ne touche pas au jardin, c’est beaucoup trop dangereux, avec ce que j’y ai caché!”
Deux heures plus tard, voilà que la police des E-U débarque, avec la CIA et l’armée... Ils envahissent le jardin de notre homme avec des machines, des outils, des chiens... Ils retournent le sol de fond en comble... mais ils ne trouvent rien.
Le lendemain, le fils envoie un nouveau courriel à son père: “Maintenant, tu peux planter tes pommes-de-terre: le sol doit être parfaitement labouré!”
* *
J’aime cette histoire parce qu’elle me parle de Dieu et de nous! Je me dis que c’est un peu ainsi que Dieu travaille, dans notre monde, pour défricher son jardin. Pour semer aussi, et faire pousser entre nous des relations plus humaines, plus amicales et solidaires. Pour venir en aide à celles et ceux qui en ont besoin. Pour que nous nous respections mieux les uns les autres.
Il n’a pas d’autres mains que les nôtres pour lutter contre le mal? Alors, il nous embauche! Il nous utilise, parfois de manière aussi inattendue que le père et le fils de notre histoire emploient la police et l’armée américaines!
C’est ainsi en tout cas que Jésus a conquis l’Ouest sauvage de son temps; je veux parler de l’Empire romain. Puisque son Père n’avait pas de bras pour planter l’évangile en Europe, le Fils a mis en route des hommes - et même des femmes, ce qui était presque un scandale pour l’époque. On les appelle apôtres, ce sont Paul, Barnabas, Pierre, Silas; Lydie, Philippe... Des gens comme vous et moi!
Bien sûr, ils ne cherchaient pas des bombes, ni des armes de destruction massive. Au contraire: ils portaient sur eux une espèce d’”arme de reconstruction massive”! Ils ont traversé les contrôles aux frontières, ils ont passé les détecteurs des aéroports (euh, j’adapte, bien sûr!), et cela sans se faire stopper. Car cette arme de reconstruction massive, vous l’avez deviné, c’est le pardon de Dieu, sa passion infinie pour nous! C’est son message étonnant: le Créateur veut le bien de chacun(e), sa liberté, sa paix!
* *
Depuis 2000 ans, ces apôtres sillonnent la planète, pour semer cet évangile. Ils ont accepté l’invitation de Dieu, et son appel: si on semait?! À l’île Maurice ou en Inde, comme en Europe ou en Afrique, ils ont fait germer la graine d’une vie plus heureuse, en Christ.
Quelques mots sur l’Eglise presbytérienne de Maurice d’abord. Elle célébrera en 2014 le 200ème anniversaire de l’arrivée dans l’île du premier missionnaire protestant; qui s’appelait Jean Lebrun.
Derrière lui, c’est toute une foule de croyant(e)s qui ont cultivé la vie avec Dieu sur cette terre. Malheureusement, l’Eglise presbytérienne de Maurice (EPM) a de la peine à survivre aujourd’hui. Elle ne compte plus qu’~ 1000 membres, disséminés au milieu de nombreux hindouistes, musulmans et catholiques.
Plutôt que d’accepter son sort, l’EPM a réagi et décidé de retrousser ses manches: si on semait?! Elle a initié un programme d’évangélisation qui lui redonne vie, en partenariat avec la CEVAA (communauté d’Eglises en mission). C’est un véritable printemps des croyant(e)s de cette île perdue au milieu de l’Océan Indien.
Vous avez peut-être entendu parler du pasteur vaudois Alain Monnard, nouveau résident de Crêt-Bérard, qui a travaillé plusieurs années à ce programme missionnaire:
- L’EPM a créé de nouveaux lieux de formation pour les adultes.
- elle a aussi amélioré la qualité des cultes en renouvelant leur musique et en faisant participer davantage les fidèles.
- elle a multiplié les groupes de maison, pour favoriser le partage et le soutien entre voisins; discussions, prières, mais aussi par exemple un ciné-club! Il s’agit de s’adapter aux conditions locales davantage que ne l’ont fait les premiers missionnaires. Par exemple, comme la nuit tombe très tôt, vers 18h, et que l’éclairage est rare, on ne peut pas demander aux gens de se déplacer sur de longues distances; il est plus stimulant de les inviter à rencontrer leurs proches voisins, et d’entrer en dialogue avec eux.
- L’EPM s’est tournée également vers les jeunes.
- et enfin, elle a développé des actions concrètes en faveur des plus pauvres: repas pour les affamés, programmes contre la violence dans les rues, ou l’alcoolisme, ou la drogue...
Tout cela commence à porter des fruits, quel plaisir! Mais les ressources financières de l’EPM sont limitées, hélas. Et c’est pour cela qu’ils ont besoin de notre appui d’aujourd’hui. De nos prières et de nos dons.
* *
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| Photo EPER |
L’Inde n’est pas un pays pauvre. Son économie est en plein boum, un peu comme le Brésil ou la Chine. Hélas, ce développement ne profite qu’à une toute petite partie de la population, tandis que la grande majorité s’enfonce dans la pauvreté. Surtout dans les campagnes. Ici aussi, le principe de Lavoisier se vérifie: “rien ne se perd, rien ne se crée”. La richesse d’un petit nombre sort de la poche d’une quantité de défavorisés - à part qu’ils n’ont souvent pas de poche!
Une petite question: est-ce que vous pourriez vivre avec moins de 90 centimes suisses par jour? Eh bien, c’est le lot du quart de la population de l’Inde, soit 340 millions de personnes. C’est terrible!
Beaucoup de problèmes dans ce pays viennent du système des castes, que vous connaissez. Pourtant, les lois interdisent toute discrimination basée sur les castes; hélas, les mentalités n’évoluent guère, surtout dans les zones rurales, et les traditions de rejet perdurent. Les “sans caste”, ou “intouchables” sont exploités par les autres et maintenus dans la misère.
L’Entraide Protestante (l’EPER) a développé un programme d’aide pour ces plus pauvres, surtout les femmes. On leur apprend à utiliser des semences locales, et à garder une partie des graines récoltées pour les semailles suivantes. On encourage l’usage d’engrais naturels et faciles à obtenir, comme par exemple le compost avec des lombrics. On leur remet de petits poulaillers ou des chèvres, pour survivre. Un des slogans de ces programmes m’a frappé: “L’oppression des femmes est un signe d’ignorance. Si tu déprécies ta meilleure moitié, tu te déprécies toi-même.” - Je vous laisse déguster!
L’EPER soutient aussi les peuples de la forêt, qui ont été très souvent dépouillés de leurs territoires, un peu comme les Indiens d’Amérique. L’EPER les aide à connaître leurs droits, et aussi à faire valoir ces droits; par exemple par des démarches auprès des pouvoirs publics. Grâce à l’EPER, bien des villages de la forêt peuvent dorénavant garder la possession de leur coin de terre, et en tirer de quoi vivre.
Les personnes que vous pouvez voir sur l’affiche de la campagne de cet automne, ainsi que sur le petit dépliant que vous avez reçu à l’entrée, sont parmi les bénéficiaires de ces programmes. Il s’agit notamment de la famille Bhumula, en Inde du sud. Ils vous disent à la fois “merci!” et “SVP!”, vous l’avez deviné!!
* *
Si on semait?! Avec des graines locales, bien entendu! Si on semait l’évangile, la bonne nouvelle de l’espoir? La solidarité, l’amour que Dieu nous a déjà donné?!
En écoutant nos trois passages bibliques, vous avez remarqué la richesse des images, pour parler du rôle des croyants: nous sommes invités à devenir des semeurs, qui répandent l’évangile. Mais nous sommes aussi la graine elle-même, voire la terre, plus ou moins propice à une bonne culture. Nous sommes également parfois moissonneurs, pour aider le Père. Et, dans la lettre aux Ephésiens, nous sommes invités à grandir, à germer, à pousser; et à le faire ensemble, comme un corps, uni par l’Esprit saint; le corps du Christ, appelé à progresser dans la foi.
Si on semait?! Vous le savez, il y a encore du pain sur la planche. Et des kilos et des kilos! La conquête de l’Ouest sauvage n’est de loin pas terminée, vous le voyez! La joyeuse nouvelle de Jésus, l’arme de reconstruction massive de Dieu, (elle) a encore bien du chemin à faire, pour être visible et vraie sur notre terre, à l’est comme à l’ouest - au nord comme au sud! Entre nous; et en nous. Ici, à Grandson, aux Tuileries, à Orges ou Giez! Et en moi, d’abord.
Et cette progression, elle est notre affaire à tous, gens du pays! C’est notre tour: de nous laisser parler d’amour!! C’est ensemble que nous pourrons mieux semer; germer; et croître!
Ne restons pas au bord de la route à attendre l’arrivée de super-apôtres. C’est nous que Dieu appelle à nous mettre en chemin. C’est nous que Dieu invite à devenir, nous aussi, ambassadeurs d’évangile; laboureurs de sa mission, semeurs de son pardon.
(Même sans en être conscients, comme la CIA de nos arabes!). Amen
Jean-Jacques Corbaz
| photo jjc |
(après la prédication)
Il restera de toi...
Il restera de toi
ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné
En d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert
En d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d'autres germera.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Simone Veil
samedi 16 novembre 2013
(Ci) Sagesse de la vie
" La vraie sagesse de la vie consiste à voir l’extraordinaire dans l’ordinaire".
Pearl S. Buck
Pearl S. Buck
dimanche 3 novembre 2013
dimanche 27 octobre 2013
(Ci, Ré) L'amour des autres et de soi
"L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse" (Jean Vanier).
« À exiger sans cesse le maximum de lui-même, l’être profond se dissocie et se perd. La parole alors devient vide et la prière inquiète. » (règle des diaconesses de Reuilly).
mercredi 23 octobre 2013
(Bi, Ré) La paix, possible?
La paix, possible?
L’actualité
TV rend pessimiste. Conflits, menaces, violence sous tant de formes.
Une fatalité?
Pourtant,
la Bible l’affirme: Dieu nous a déjà donné la paix.
Dans
ce cas, direz-vous, pourquoi y a-t-il tant de guerres?
Eh
bien, parce que cette paix, il nous appartient encore de la vivre,
concrètement. Dieu nous donne la partition, mais c’est à nous de
jouer la musique.
Si
nous cultivons rancune, vengeance, agression, comment Dieu
pourra-t-il nous réconcilier?
Dans
une BD Lucky Luke, le héros, capture un dangereux bandit. Mais ce
dernier, même prisonnier, terrorise tant la population que ses
anciennes victimes le libèrent et lui rendent ses armes. Par peur!
Avec
les conflits, ne faisons-nous pas pareil? Dieu les a vaincus, mais
nous leur rendons leurs armes. Qui se retourneront contre nous.
La
paix, possible? La
réponse n’est pas seulement à chercher dans les figures du ballet
diplomatique. Elle dépend de chacun de nous.
lundi 21 octobre 2013
(Ci, Ré) La Vie c'est beaucoup trop
"J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables... j'ai essayé de
remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes
inoubliables... j'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que
j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi... j'ai tenu
quelqu'un dans mes bras pour le protéger... j'ai ri quand il ne fallait
pas... je me suis fait des amis éternels... j'ai aimé et l'ai été en
retour... mais j'ai aussi été repoussé... j'ai été aimé et je n'ai pas su
aimer... j'ai crié et sauté de tant de joie, j'ai vécu d'amour et fait
des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur tant de
fois... j'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des
photos... j'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé
amoureux d'un sourire... j'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie
et... j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par
perdre)... mais j'ai survécu... et je vis encore! et la vie, je ne m'en
passe pas... Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer... Vis! Ce qui
est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie
et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant... parce
que le monde appartient à celui qui ose. Et La Vie c'est beaucoup trop
pour être insignifiante."
Charlie Chaplin
jeudi 17 octobre 2013
(Po) Quand je parlais à mes rêves
Il avait tant plu, ce septembre, qu'octobre était malheureux d'hésiter entre avril et décembre, et de ne pouvoir être aucun des deux. Il avait tant plu que les pentes, appliquées, se concentraient sur leur seul ouvrage, comme tirant la langue: acheminer toute cette eau vers la mer.
Il avait tant plu que l'air semblait vide, et m'appelait: reprends tes balades nocturnes, et ta flûte, rêve, chante; ainsi tu retardes l'hiver.
Il avait tant plu que le lac, apaisé sous la lune, n'osait plus que laper à petits coups de langue des vagues plates, en s'excusant déjà, comme un chien qui sait qu'il a désobéi.
Il avait tant plu que je n'avais plus rien à pleurer. Alors, je répondais; je promenais ma soif de vivre, et comme l'air je semblais vide, et me sentais à occuper, et t'appelais. Quels visages n'as-tu pas pris, quels fantasmes n'as-tu pas nourris... Que mon creux rencontre ton vide, et nous serons comblés.
Je voudrais tant t'avoir plu, ce septembre. Malheureux d'hésiter entre amour et copain tendre, et de ne pouvoir être aucun des deux de façon permanente, et de ne vouloir être aucun des deux. Je voudrais tant t'avoir plu, ce septembre, maintenant que tu fais l'amour au soleil sans m'entendre - et que je ne t'ai plus...
Il avait tant plu, ce septembre, que je croyais que du ciel plus rien d'autre ne pouvait m'arriver. Il avait tant plu, j'avais tant besoin d'amitié, de présence, d'affection partagée...
* *
On était en automne, et l'année déjà lasse. Tirait le poids de sentiments qu'on n'osait effleurer des doigts, de peur qu'ils ne s'écrasent. Ou nous emmènent avec, au fond de la forêt qu'estompe le brouillard ouaté où tout se mélange et s'efface. On était en automne, et tout était mal sec. La Broye volumineuse aux affluents nuages recouvrait nos champs bas - et nos désirs malplats.
On en était aux pommes, et moi j'étais sans âge. Jusqu'à ne plus savoir pourquoi j'en parlais au passé. Pas vieux, non, et pas non plus désespéré. Peut-être juste voilé par la pénombre d'un doute. Peut-être entrevoyant l'infini quelque part, là-devant. Et ça déroute. Et ça fait mal. On aurait tant besoin de certitudes, et pas d'étoiles.
Et puis, c'étaient mes doigts, qu'appelaient tant de caresses. Mes doigts trop froids, inutiles et sans promesses, trop petits pour se tendre vers toi; trop courts. Mes doigts, mon corps, ma voix, qui cernaient trop de tristesse. J'avais tant besoin d'espérance, de présence, de tendresse...

Alors, je t'appelais. Et tu venais, bien sûr, on n'est plus aux temps sages où l'on rêvait bien pur face au seul paysage. Et tu venais, et l'on s'aimait, mais non, on faisait la tendresse, appelez ça l'amour, que m'importent les mots. On faisait tous les gestes, jusqu'à ne plus pouvoir se séparer. On disait "on est fous", on faisait la tendresse, ou était-ce l'amour, mais qu'importent les mots...
Et puis tu repartais. Ou alors c'était moi. On n'aurait jamais pu vivre ensemble, tu sais. Et on ne s'aimait pas. Alors, on repartait. Des fleurs plein la tête, du plaisir plein le corps, mais le coeur en tempête - oh, pas souvent, mais ça m'arrive encore. À toi aussi, je crois.
Tirant le poids de sentiments qu'on n'osait effleurer des doigts, de peur qu'ils ne s'écrasent; ou ne s'embrasent? Et j'avais fait ma croix sur ces sentiments-là. L'amour, la haine, le froid, quand on n'a pas le droit.
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| Photo Christa Henzer, Cossonay |
Et puis tu es venue, autre encore que mon appel, et tu m'as fait revivre. Et le sang dans mon corps, marchant, courant, m'a r'offert le soleil. Et tu n'es qu'un visage, et même pas, rien qu'une fille de l'air, allant calme sa route. Et ça déroute! Tu ne sais même pas, mais tu m'as tout donné, ma main, mon coeur, ma peau, le matin, mes réveils, tout, jusqu'à moi-même allumé, amusé, palpable, existant, moi, vivant. Tu es venue, pareille à mon espoir, sans même inviter à te suivre, et je t'ai vue partir, au soir, sous la lune de cuivre, et je ne savais pas encore que c'était toi.
On était en automne, en marche vers Noël. Déjà tu t'éloignais, si belle, je n'osais te suivre. De peur de t'effrayer. Ou de me réveiller? Et de briser la nuit. Toi, si douce. Et moi, tu vois ce que je suis. Pouce!
Alors, on s'en allait. Des fleurs plein la tête, de la joie plein le corps, de l'espoir en chantier, mais le coeur en tempête de n'y pouvoir rester - oh, pas souvent, mais ça m'arrive encore. À Dieu aussi, je crois.
* *
Tu vois, je vis ces temps faibles et forts, ces vides et ces pleins, ces appels, ces présences, comme le sang qui pulse à mon poignet, qui permet d'exister.
Hauts et bas alternés,
Eveils et sommeils en partances,
Notes et silences,
Naissance et mort,
Grand large et ports
Me tracent une voie de givre
Pour y marcher en liberté.
C'est ta beauté qui me fait vivre,
Comme les îles au parcours du voilier,
Je ne peux que la suivre
Emerveillé.
mercredi 16 octobre 2013
(Vu) Parler aux enfants de la prière
Parler aux enfants de la prière
1. Annoncer le sujet. Demander aux enfants ce qu'ils savent, et ce qu'ils pensent de la prière. Veiller à ce qu'ils s'écoutent les uns les autres. S'assurer aussi que chacun n'ait pas une vision trop restreinte de la prière (il y a la prière au culte, et la prière n'importe où, chez soi, dehors... elle peut être dite ou chantée, ou pensée; et pas seulement par le pasteur ou des spécialistes, ni même par des adultes...).
2. Raconter Luc 15: 11 - 24. Commenter: comme le père de cette histoire, Dieu sait bien ce dont nous avons besoin. Il a envie de faire beaucoup plus encore. Il suffit d’aller vers lui !
3. Raconter Marc 14: 32 - 36. Commenter: même Jésus a prié et n'a pas été exaucé !
4. Les 4 "trucs" pour réussir sa prière:
- que notre demande rejoigne la volonté de Dieu (il ne va pas tuer le prof. qui m’a promis une punition...). “Que ta volonté soit faite”.
- ne pas prier et attendre les bras croisés que Dieu agisse ! Au contraire, prier pour trouver le courage de se mettre au boulot avec Dieu. Prier pour rester calme lors d’un examen, mais pas pour faire une bonne note sans bosser! “Aide-moi à réussir !”
- prier régulièrement, chaque jour, comme on parle à un(e) ami(e). Et pas seulement quand les choses vont mal.
- donc ne pas seulement demander, mais aussi remercier; dire ce qui va bien et ce qui va moins bien; on peut aussi demander pardon pour ce que nous regrettons d’avoir fait (ou de n’avoir pas fait), en sachant que Dieu n’a qu’une envie: nous pardonner, nous voir heureux.
5. Activité manuelle: dessin, représenter qqch que j’ai envie de dire à Dieu; ou trois dessins (merci, pardon, STP); ou un(e) ami(e)...
6. On peut évidemment prier (un exemple ci-dessous), ou réciter le Notre Père.
- Dieu, nous avons de la peine à savoir comment tu es, vraiment. Tu es si différent de nous! Merci parce que tu nous aimes, comme nous sommes. Tu as pour chacun(e) plus de tendresse qu’une maman, un papa... Quand nous oublions de faire du bien, aide-nous à retrouver la joie en faisant plaisir plutôt qu’en faisant mal; en partageant; en lisant la Bible. Que Jésus nous garde heureux, ensemble! Amen.
mardi 15 octobre 2013
(Hu) Petits grains de sel à sourire
Ouille, disait le charbonnier qui pourtant avait la foi!
Hagard, St-Lazare manqua son train; il fit du camion-stop et s'en trouva (peau de) chagrin, car le train routier est plus court que le train tout court...
Le chasseur, vexé d'avoir manqué sa cible, n'était pas à prendre avec des lapins salinges.
Attention les enfants: si vous aimez les sites de discussion par ordinateur, il y a des vicieux qui jouent au "chat" et à la souris...
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