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samedi 12 janvier 2013

(Bi) “Mon Père est le vigneron”


“Mon Père est le vigneron”

La Bible est riche d’images terriennes. En particulier, la vigne y est à l’honneur. Dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau, la communauté des croyants est souvent comparée à une vigne soignée, chérie, protégée par son Créateur: le vigneron majuscule!

Alors moi, pasteur; moi dont le père terrestre est justement vigneron, je savoure ces images si réalistes. Car le travail sur nos ceps et nos sarments n’est pas simple: protéger des maladies, du mildiou, des parasites... Et aussi des rôdeurs, puis des maraudeurs (à deux ailes ou à deux mains!). Se faire du souci pour les éléments qu’on ne maîtrise pas: le gel, le sec, la grêle... Oui, le “métier” de Dieu ressemble étonnamment à celui de nos vignerons!

Mais savez-vous, je n’ai pas encore mentionné une grosse partie du boulot de la vigne: c’est de couper! Depuis la taille, en hiver, jusqu’aux vendanges, il faut savoir manier le sécateur. En passant par tous les travaux du printemps: éplaner, puis rebioller, puis biocher; voire sacrifier des grappes... Il s’agit d’empêcher le cep de disperser ses forces en végétation inutile, pour que le vin soit meilleur.

Dieu, comme le vigneron! Car les multiples pépins de nos vies ressemblent aux coups de sécateur du paysan de Lavaux: ils nous blessent; nous pleurons, comme la souche après la taille; nos rêves de grandeur sont émondés, biochés, meurtris… Mais ces coups de lame n’ont qu’un seul but: nous fortifier, nous rendre plus résistants, et surtout meilleurs! Permettre aux fruits de nos vies d’être plus savoureux pour les autres.

On le dit: tout ce qui ne tue pas rend plus fort. C’est ainsi que le Père du Christ nous conduit à maturité, à travers les souffrances.

Sachant que celui qui nous précède sur ce chemin-là, c’est son Fils. Modèle de nectar après avoir été taillé de toutes parts, sur la Croix. Vin de notre fête!


Jean-Jacques Corbaz

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