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mercredi 16 décembre 2015

(Hu) Ulysse et le cousin polonais

Anecdote réellement vécue. Ulysse, un gros paysan de la campagne vaudoise, vivait au début du siècle dans une ferme foraine accrochée à la pente, au bord d'une rivière.

Pendant la guerre de 39-45, un de ses lointains cousins, qui s'était expatrié en Pologne, avait dû rentrer en Suisse pour se protéger. N'ayant plus rien, il s'en était remis aux autorités vaudoises. Lesquelles, comme cela se faisait en ce temps-là, l'avaient placé dans sa plus proche famille, justement celle d'Ulysse.

C'est peu dire que ledit cousin était rudoyé. Pour "payer sa pension", on le faisait travailler 18 heures par jour à coup de pieds ou de trique. Faut dire qu'Ulysse était d'une pingrerie monumentale.

Or un jour, le gendarme de la petite ville voisine vient en inspection. Les mauvais traitements répétés s'étaient racontés de ci de là. Jusqu'à venir aux oreilles du préfet, qui avait demandé une enquête.

Ulysse, fin matois, verse à boire au pandore et répond avec sa petite voix douce à toutes les questions. "Mais vous m'imaginez, moi, frapper ce pauvre homme? Je suis membre du Conseil de paroisse, je n'ai rien à me reprocher. Cher Monsieur, ce sont des jaloux qui me calomnient."

Le gendarme se retire en s'excusant, l'oreille basse. Il repart sur son vélo. Mais, quelques centaines de mètres plus loin, il se rend compte qu'il a oublié son képi à la ferme.

Il retourne précipitamment chez notre paysan. Mais, à peine entré dans la cour, il entend Ulysse qui frappe son cousin avec son ceinturon. "C'est toi qui m'as dénoncé, hein, avoue!"

Jean-Jacques Corbaz






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